‹ Appel aux conservateurs [microform]Chapitre 24 sur 53 · PREMIÈRE PARTIE. i · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. i

sor matériel, resterait insuffisante 8i les administrateurs de nos richesses M pouvaient librement instituer leurs successeurs. Loki d'altérer l'harmonie domestique, la plénitude procurée à l'autorité pratique doit fesserrer les liens intimes, en les purifiant des motifs intéressés, pour faire mieux prévaloir la constitution, essentiellement sympathique, de l'association élémentaire.

Voilà comment la religion positive, d'après son caractère directement Social, consacre toutes les saines aspirations que l'initiation humaine fit successivement surgir envers la famille, en les dégageant des déviations empiriques qui seules empêchaient de les concilier. La dignité féminine et l'empire masculin reçoivent à la fois des développementâ décisifs, aussi favorables au bonheur domestique qu'à la prospérité civique. Alors la famille se trouve directement appréciée comme l'élément et l'école de la société ; de manière à surmonter irrévocablement tous les sophismes suscités par l'anarchie métaphysique et l'impuissance théologique. Normalement liée à la vie publique , la vie privée acquiert la grandeur et la consistance que la chevalerie rêvait à travers le catholicisme, et qui ne furent assez ébauchées que sous l'essor romain. Mais cette connexité n'est pas moins précieuse à la Cité qu'à la Famille ; car l'existence politique se purifie et se précise en puisant sa garantie et sa destination dans l'existence domestique, qu'elle doit partout étendre et consolider, comme principale source de l'ordre et du progrès.

Ce développement universel de la vie privée constitue Vie publique, le meilleur privilège du régime positif, où le problème social consiste à diriger l'activité par le concours de l'amour avec la foi, pour systématiser les liens sponta-

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