‹ Appel aux conservateurs [microform]Chapitre 33 sur 53 · SE · texte numérisé non relu

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AI'PtL AUX CONSERVATEURS.

sauraient réparer les ravages pratiques d'une méthode que leur foi consacre, et qui les conduisit à rompre la filiation humaine. C'est uniquement au positivisme qu'il appartient d'étendre aux conceptions supérieures l'esprit relatif que l'existence industrielle développe, chez les prolétaires modernes, envers le domaine inférieur. Disposés à repousser l'absolu par l'habitude naturelle de respecter les traditions, les dignes rétrogrades, tant spirituels que temporels, seconderont cette extinction d'une méthode subversive, devenue essentiellement propre aux chefs métaphysiques de la démocratie.

Il sera facile aux vrais philosophes de faire directement sentir aux prolétaires judicieux que partout le perfectionnement exige d'abord la conservation. Car il suffira de généraliser les dispositions résultées de la vie pratique, où le moindre progresse montre toujours fondé sur l'ordre correspondant, dont les principales conditions sont immuables. D'après leurs occupations journalières, tous les prolétaires ont individuellement commencé la préparation spéciale qui dut conduire l'évolution collective au dogme général de la philosophie positive. En complétant et systématisant leur éducation spontanée , on peut aisément les convaincre que nos propres phénomènes, personnels et sociaux, sont autant assujettis que ceux du monde extérieur à des lois invariables , les unes d'existence, les autres de succession. Le domaine sacré devant être le plus modifiable, vu sa complication supérieure, les prolétaires accueilleront le fatalisme relatif qui consacre et dirige leurs meilleures aspirations, naturellement hostiles au fatalisme absolu que dut d'abord suggérer le domaine profane.

Ainsi conduit à juger Taptitude sociale de la synthèse

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