TROISIÈME PARTIE
à seconder, les lois naturelles de la concentration du commandement et de la richesse, au nom de leur efficacité sociale. Quoique les trois instincts sympathiques doivent partout se développer simultanément, l'attachement et la vénération conviennent surtout aux âmes populaires, en réservant aux chefs, théoriques et pratiques, le principal essor du dévouement, qui suppose de gran^ des forces.
Tandis que la religion positive doit ainsi rectifier, de cœur et d'esprit, l'appréciation de l'avenir normal , son influence se fera pareillement sentir envers la transition qu'il exige aujourd'hui. Les vrais philosophes auront bientôt convaincu les dignes prolétaires combien il importe de renoncer, dans l'avènement des améliorations quelconques, à tout emploi d'une violence qui n'a jamais servi que des ambitions vicieuses. Aucun programme légitime ne pouvant être maintenant repoussé, toute la sollicitude des sages novateurs doit se diriger vers la libre élaboration d'une opinion publique, dont la suprématie se trouve déjà reconnue, et même invoquée, par les gouvernements occidentaux. Chaque appel à la force est directement contraire au régime fondé sur l'activité pacifique, et dans lequel la résistance devra toujours se borner au refus de concours, comme l'indiquent spontanément les mœurs industrielles. Quoique la modération populaire soit moins facile aujourd'hui que dans l'état normal, son importance est maintenant augmentée par le double besoin d'éviter des troubles qui disposent à rétrograder et d'élaborer un progrès, mental et moral , impossible sans le calme politique.
Ces diverses réactions du positivisme sur le principal élément du parti révolutionnaire se trouveront graduelle-
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