‹ Appel aux conservateurs [microform]Chapitre 39 sur 53 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

tendances puissent habituellement converger contre la domination des conservateurs. Elles ne cesseront de coexister ainsi que d'après l'ascendant nécessaire du positivisme, qui doit simultanément éteindre les deux aberrations, en conciliant radicalement l'indépendance et le concours.

Tant que cette conciliation, actuellement instituée, n'est pas accomplie,xla saine politique peut obtenir plus d'assistance des communistes que des individualistes. Comparés chez les prolétaires, seuls révolutionnaires désormais importants, les premiers caractérisent l'anarchie pi^opre aux villes, et les seconds celle des campagnes. Envers la plus orageuse des questions sociales, ceux-ci tendent vers la dispersion indéfinie des richesses, tandis que ceux-là poussent à leur concentration absolue.

Quoique le communisme doive aujourd'hui sembler plus anarchique que l'individualisme, parce qu'il est plus imminent, cette o|)portunité peut indiquer la transfornïation qu'il ébauche dans l'instinct révolutionnaire, qui s'efi*orce ainsi de quitter le caractère critique pour prendre l'attitude organique. L'un annonce le dérèglement de l'altruisme, tandis que l'autre consacre la prépondérance de l'égoïsme. Au nom du sentimeiit social , îe positivisme fera bientôt comprendre aux meilleurs communistes que la solidarité reste insuffisante, et même contradictoire, quand elle n'est pas subordonnée à la continuité : mais les individualistes font âiitafit prévaloir le présent sitf- l'avenir que sur le passe'. Posant le problème social , quoique d'après une solution non moins étroite que subversive , les premiers deviennent accessibles aux démonstrations régiïltées de l'indivisibilité de

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