‹ Appendice à l'exposé des travaux scientifiques, période 1865 à 1875Chapitre 4 sur 8 · POLICE MÉDICALE · texte numérisé non relu

POLICE MÉDICALE

5 chimiques, que les symptôme les bien distinctes, séparées ]

î particularité (

légal, que rar 5 phosphore, qu

i proportion des phosphates (

ment par la strychnine (voir n« 20 de l'Exposé), un médecin eipérimenté ne doit pas se tromper; car, dans l’état actuel de la science, il a par devers lui tous les élémeuts de diagnostic nécessaires pour qu’il lui soit permis de distinguer nettement ces empoisonnements de touLle| autres,états morbides avec lesquels ils pourraient être confondus. * “J ‘ ■ ■ ■ ■ ■> ^ . (/.

118. — Rapport sur une tentative d’empoisonnement par les allumettes ohimitiues. (Ep, çollahpratiqn avec Mÿ. Mayet et Mialhe.)

Il s’agissait de déterminer si, dans le cas soumis à l’appréciation des experts, la pâte phosphorée détachée de huit ou neufallumeltes, semblables b celles qui avaient été saisies par le Parquet, cohtêriaif Une quaiiiité de phosphore suffisante pour donner la

Les deux savants chimistes'qui faisaient, avec M. Gallard, partie de la Commission, ayant trouvé que le poids du phosphore extrait de ces neuf allumettes était de moins de 6 milligrammes (exactement 0 gr. 00526), il a été répondu que celte dose ne serait pas suff’isante pour amener nécessairement la mort; mais qu’une telle quantité de matière toxique, ingérée en une seule fois, dans un laliment très-propre, par la substance gfasse qu’il contient, à favoriser la division et par suite l’absorption du phosphore, et en l'absence possible de tout secours médical immédiat ou de vomissements provoqués par le poison lui-même, peut donner lieu au développement d’une maladie grave, dont il est impossible de prévoir l’issue.

119. — Accidents produits par des pastilles de calomel, délivrées par un pharmacien, sans ordonnance de médecin.

{Journal do médecine et de chirurgie pratiques, 1871.)

, Ce fait vient a l’appui de l’opinion, si souvent émise par M. Callard, que le diagnostic des empoisonnements peut et doit être fait par le clinicien, au même titre et de la même façon que; celui de toute autre maladie, et qu'il lui appartient de savoir remonter de.l'étude des symptômes observés pariui à la détermination de la nature de i’agent toxique qui a produit ces symptômes.

• 1 Une jeûné femme entre dans son service de i’hOpitai de la Pitié, vers la fin de l’année 1874, avec une stomatite intense. Elle présente sur la langue et sur les joues des ulcérations couvertes d’un enduit blanchâtre pseudo-membraneux, et elle dit qu’elle est allée plusieurs fois, pendant les jours qui ont procédé l’éclosion de cette maladie, visiter son enfant, traité à l’hôpital Sainte-Eugénie. Plusieurs personnes crurent à l’existence d’une stomatite ulcéreuse ou ulcéro-membraneuse; mais M. Callard ne fut pas de cet avis, et, renseignements pris, il fut établi que la stomatite ulcéreuse ne régnait pas

en ce moment à l’hôpital Sainte-Eugénie, où on avait pensé qu’eile aurait pu être contractée par voie Ôe contagion. On ne pouvait donc avoir affaire qu’à une stomatite mercurielle, et, malgré les renseignements fournis par la malade, qui niait avoir jamais suivi aucun traitement mercuriel, que l’exercice de sa profession ne mettait pas en contact avec le mercure, malgré une enquête faite à sa demeure, et de laquelle.il résulta qu’elle ne pouvait être exposée à aucune émanation de vapeurs mercurielles, ce diagnostic fut maintenu, et le traitement fut institué en conséquence.

Il y avait plusieurs jours déjà que, de guerre lasse, on avait renoncé à toute investigation, lorsque la malade se rappela enfin avoir fait usage de pastilles vermifuges, qui lui avaient été vendues dans une pharmacie de son voisinage. Elle en avait absorbé 18 ou 20 pendant ies deux jours qui avaient précédé le début de la stomatite. Elle montra celles de ces pastilles qui lui restaient, et il fut constaté qu’ejles contenaient chacune 5 centigrammes de calomel. Ainsi fut rendue évidente la justesse du dit^nostic qui avait été

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