Considérations médico-légales, à propos des troubles
pertlse médico-légale, pour la recherche de certains poisons. (A l’occasion d’un travail de MM. Fagge et Stevknsos.)
{Annales (Chygikne jmblîque et de médecins légale, janvier 1866.)
Dans CCS trois travaux est étudiée, à divers points de vue, la question, toujours si importante pour ia bonne administration de la justice, de savoir quand et comment un empoisonnement peut être reconnu, et du degré de certitude que peuvent apporter à la découverte de la .vérité les notions puisées, tantidaps l’analyse clinique, e’esti-dire dans la symptomstologie,complélée, ,s:ii y alieu, .par l’examen anatomique des lésions trouvées sur le cadavre, que dans l’andyse chimique, qu’il.peut-êtrepermis de compléter, dans une certaine mesure, par les expériences physiologiques, pratiquées sur les animaux.' C’est l’importance et la valeur de ces expériences qn’il s’agit de déterminer, en leur attribuant leur véritable signification.
Quelques parcelles de la matière suspecte données à un animal et l’empoisonnant, peuvent démontrer la nature toxique de cette maüère. Incomplète et vicieuse, cette expérience, démonstrative pour le vulgaire, ne pouvait pas suffire aux exigences de la science et de Injustice. Son insuffisance résulte de ce que, si elle peut permettre de soupçonner la présence d’un agent toxique dans un mélange quelconque, elle ne permet
confiée aux experts. Ainsi, nous savons comment agit la strychnine sur une grenouille; si nous trouvons, comme dernier terme de l’analyse des matières vomies par un individu empoisonné, une snhstancequi, injectée sous la peau d’une grenouille, détermine chez elle des effets identiques h ceux que produit la solution de strychnine, nous conclurons hardiment que l’empoisonnement a eu ,lieu par cette substance. Cette conclusion ne résultera pas de la comparaison des symptôme observés successivement sur la
animal, la grenouille.
Mais, quel que soit le degré de perfectionnement auquel on puisse arriver dans l’art d’extraire les poisons et de les retrouver au sein des tissus, je ne crois pas que ce soit là le point capital, essentiel, d’une expertise. La présence du poison est un document précieux sans doute, mais insuffisant pour permettre de déterminer la réalité d’un empoisonnement. Il faut encore le fait même de l’empoisonnement, avec tous ses symptômes bien caractéristiques. Ainsi, les trois ordres de preuves sur lesquelles l’expert doit
ion possibie pour restreindre la prostitution dans ses plus étroites a toq^ours eu une disünction à établir, dans la pratique entre la titution vénale, quoique les deux contribuent, avec la même efficacité
position de ne Voici quelle
rapporteur, après discussion
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Comment il devra être procédé pour arriver à ce résultat, c'est ce que je ne saurais indiquer, et la solution de cette difficulté appartient au Parquet.
A la suite de la discussion à laquelle a donné lieu la communication de ce travail, lu Société a décidé, sur la proposition de M. Gallard, qu’une Commission serait chargée d’étudier les conditions anatomiques dans lesquelles se trouvent les œufs expulsés par suite d’avortements tout à fait spontanés, survenus pendant les premières semaines de la grossesse.
Déjà cinq œufs, présentés à la Société, ont été trouvés entiers et intacts, ce qui tend à confirmer l’opinion émise par M. Gallard, que la rupture des membranes, à une époque aussi peu avancée de la grossesse, doit être considérée comme la conséquence d’une agression violente dirigée contre l’œuf, afin de provoquer un avortement criminel.