TEST
LOS V He
Une discussion s'étant élevée dans les journaux à propos de l'enseignement donné dans l’Université, comme on reprochait à l’Université de laisser entre les mains de ses élèves Pothier qui enseignait les erreurs de Népomucène Nuytz, condamnées sous peine d’excommunication, l’Université répondit par la plume de M. Roussel, prêtre, son secrétaire : « Quant à la question de savoir si les gens de loi peuvent continuer de se servir de Pothier, nous nous permettrons de nous en rapporter à un tribunal plus compétent
3 que le vôtre, Voilà pour tranquilliser votre conscience. Mais avez-vous bien compris la À s portée de vos prétentions? Vous dites: il est défendu de garder des livres qui renferment la sanction du principe des erreurs gallicanes. Mais le code civil consacre ce prind cipe. Qu'’allez-vous faire? Je n’entrevois qu’un moyen, jeter par la fenêtre votre code civil, »
| Par ces dernières paroles, M. Roussel reconnaît donc que le code civil du Bas-Ca- En nada consacre le principe des erreurs gallicanes. Nous devons conclure que ce code doit Le être expurgé. Mais peut-on espérer de l’expurger un jour, si l’enseignement du droit donné à l’Université n’est autre que celui de Pothier ? M. Roussel reconnaît aussi que, malgré l’excommunication portée par le Pape, les ( élèves conservent Pothier. Or, voici les paroles du Pape. Après avoir condamné les propositions de Népomucène Nuytz, qui sont les mêmes que celles de Pothier, le Pape dit : « Nous ordonnons aux imprimeurs, aux libraires, à tous et à chacun, quelsque soient leur rang et leurs fonctions, de remettre aux Ordinaires ces livres et ces thèses, toutes | les fois qu’ils tomberont entre leurs mains, sous peine d’encourir, comme nous venons À | de le dire, les clercs, l’interdit, les laïques, l’excommunication majeure. Et non seule- | ment nous condamnons et réprouvons, sous les peines ci-dessus mentionnées, les livres et les thèses désignés plus haut, et défendons absolument de les lire, de les imprimer, | de les posséder, mais nous étendons cetle condamnation et ces défenses à tous les li- | vres et théses, soit manuscrites, soit imprimées ou à imprimer, dans lesquels la funeste | doctrine serait reproduite en tout ou en partie, » La condamnation portée par le Pape est générale, et elle s'applique nécessairement au traité du mariage de Pothier, | Rien n'indique que le Pape ait permis aux élèves de l'Université-Laval de se for- |
mer dans Pothier, quant à la question sur le mariage, S'ils avaient cette autorisation, ils la montreraient et nous ne dirions rien, Mais s'ils ne l'ont pas, ils encourent l’excomunication eux et leurs professeurs, quelle que soit la compétence du tribunal auquel ils li se sont adressés, et ils continuent de scandaliser notre pays, en se formant dans un auteur dont les doctrines sont réprouvées par l'Eglise,
On comprend combien insuffisante est la réponse de M. le Secrétaire de l'Université-Laval quand pour justifier les élèves qui se servent de Pothier, il dit: Quant à la question de savoir si les gens de loi peuvent continuer à se servir de Pothier, nous nous permettrons de nous en rapporter à un tribunal plus compétent que le vôtre,
La saine doctrine est plus nécessaire aux gens de lois qu'aux hommes de métier et de commerce, et ies suites de leurs fausses doctrines sont plus pernicieuses à la société, Il est done bien plus important qu’ils se soumettent à la décision du Pape, sans se refugier derrière cette vaine défaite: « Nous nous permettrons de nous en rapporter à un tribunal plus compétent que le vôtre, »
Les catholiques-libéraux trouvent le moyen d’éluder les décis'ons du Saint-Siège, et de faire prévaloir toutes les fausses maximes qui asservissent le droit canon au droit civil,
ra RUTALS ki: ETS L L'IR M F HE, RU 4 bat Sante A ee Gt