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LE CES PRE near ont
anciens auteurs gallicans que les codificateurs avaient étudiés et aux codes modernes dont ils voulaient se rapprocher, plutôt qu'à une disposition hostile à l'Eglise. Car ces hommes étaient véritablement pieux et animés de bons sentiments, et s'ils eussent été mieux éclairés sur les véritables principes des rapports des deux puissances, ils se seraient conformés à la direction qui leur aurait été donnée. Au moins telle est notre conviction.
2. L'autorité religieuse qui se personnifiait surtout dans l'Archévêque de Québec et son entourage, ne s’est point opposée à ces changements si préjudiciables à l'Eglise, et n'a point reclamé le maintien de l’ancienne législation que les codificateurs n’avaient pas mission de changer.
Nous croyons qu'avec un peu plus de vigilance et surtout plus de fermeté visà-vis de certains hommes d'Etat imbus des idées libérales, il eut été facile de prévenir ce mal et même de le réparer, au moinsen partie, pour ce qui regarde le mariage, en mettant à exécution le décret XIII du IV concile de Québec qui enjoint aux évêques de demander au gouvernement la correction des articles du Code sur le mariage qui sont contraires à la doctrine catholique. Nous avons demandé nous même à l’Archévêque, il y a quelques années, de mettre à exécution ce décret, mais S. G. y a toujours vu trop d’inconvénients.
La même question de principe sur le mariage s'est encore présentée au parlement d'Ottawa, à propos du projet de loi pour légaliser le mariage entre beau-frère et belle-sœur sans aucune mention de l'empêchement canonique.
L'Archévêque étant d'avis que les députés catholiques pouvaient voter en conscience pour une telle loi, Nous avons consulté le Saint Siège à ce sujet. La réponse a été qu'aucun député catholique ne pouvait en conscience appuyer de son vote une telle loi. Tous les députés catholiques, comme un seul homme, se sont soumis à cette décision, aussitôt qu’elle leur a été connue, et le projet de loi a été retiré.
Si dans le parlement d'Ottawa où les catholiques sont en grande minorité, on a ainsi respecté le droit de l'Eglise, que ne pourrait-on pas obtenir au parlement de Québec où plus des sept-huitièmes de la représentation sont catholiques?
Et c'est ce parlement qui a le droit de corriger le code, et qui peut, quand il le voudra, le mettre en accord avec tous les droits et privilèges de l'Eglise.
Nous croyons donc que Mgr l’Archévêque de Québec est trop timide dans la revendication et le maintien des droits de l'Eglise. C'est aussi l'opinion de plusieurs de ses suffragants, de la masse du Clergé, et des Fidèles les plus éclairés,
C'est aussi ce qui lui vaut l'approbation et les sympathies des libéraux.
Nous croyons également que l'influence des prêtres libéraux de l'Archévêché et de l'Université-Laval contribue beaucoup à entretenir Mgr l’Archévêque dans cette timidité et cette condescendance si préjudiciable à l'Eglise.
Vos Eminences Nous permettront de citer ici l’article suivant de la Minerve de Montréal du 9 février dernier, comme témoignant de la bonne disposition des protestants conservateurs dont la Gazette de Montréal est le principal organe.