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* cette sclérose, et quel est l’organe malade dont le trouble retentit ainsi sur certains appareils.
« Ce trouble trophique du tissu adénoïde peut être considéré, dit Delacour, comme une conséquence d’une insuffisance relative de la glande thyroïde. On constate, en effet, chez ces malades, une’ diminution souvent considérable du volume de cet organe. »
Sur 60 cas de rhinite atrophique, Wingrave n’a pu, chez 25 malades découvrir le corps thyroïde.
Un certain nombre d’auteurs admettent d’ailleurs la relation que nous signalons entre les végétations adénoïdes, l’appendicite chronique et l'insuffisance thyroïdienne.
Hertoghe,en particulier, a bien mis en lumière les effets de l’inanition thyroïdienne, montrant la fréquence des végétations chez les myxœdémateux ; Jeandelize signale la fréquence des végétations dans les pays à goitre.
Ces rapports, entre l'insuffisance thyroïdienne et les végétations, varient d’un malade à l’autre, ils sont plus ou moins étroits, mais chez tout adénoïdien, on doit toujours suspecter l’hypothyroïdie,.
Chez tous ceux d’ailleurs que Delacour classe parmi les adénoïdiens et dont la manifestation peut se faire soit au niveau de l’appendice, soit au niveau des adénoïdes, nous retrouvons les signes que Chantemesse et Marie ont décrits dans la forme fruste du myxœædème : bouffées de chaleur, asthénie, palpitations, sensation de cuisson dela peau des mains,
dépression intellectuelle.
Du même processus relève, l’entérocolite mucomembraneuse et les signes gastriques si fréquents chez certains de nos malades, ces notions découlent non seulement des travaux de Delacour, mais de celui de Trémolières sur l’entérocolite.Triboulet avait déjà signalé la fréquence de l’entérocolite chez les adénoïdiens, ces différents auteurs avaient remarqué le peu de volume du corps thyroïde au cours de cette affection, mais Horsley en détruisant le corps thyroïde chez des singes, et Trémolières en opérant sur des lapins et en constatant l'apparition rapide de selles constituée par de la mucine presque pure en donnèrent une démonstration expérimenlale particulièrement frappante, si bien que Trémolières concluait en disant : « Que l’entérocolite est une réaction banale de l’intestin préparé par un trouble trophique d'origine glandulaire et particulièrement thyroïdienne, à des excitations multiples, toxiques, infectieuses, mécaniques et réflexes. »
Comme on le voit, il existe des rapports étroits entre les végétations adénoïdes, l’appendicite chronique, l’entéro-colite muco-membraneuse d’une part, l'insuffisance thyroïdienne d’autre part, Ces manifestations pathologiques, dans un certain nombre de cas,sont sous la dépendance d’un trouble de la glande thyroïde. Cette pathogénie peut présenter un certain intérêt pratique, nous verrons à l'étude du traitement que dans cerlaines circonstances et en nous basant sur ce que nous venons d'exposer, il est possible d'obtenir un résultat, contre certains troubles
réfractaires aux autres procédés de traitement.
Il nous reste maintenant à étudier la pathogénie des signes physiques inconstants qu’on peut observer au cours de l’appendicite chronique, nous montrerons, en terminant,de quelle cause fréquente dépend la toux chez ces malades.
Plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer la congestion pulmonaire,
Pour Brunon, elle tirerait son orifice d’un œdème des poumons lié, soit à une adénopathie du médias- Un, soit au brightisme.
Cet œdème ne serait pas mécanique, mais se produirait sous la dépendance d'une intoxication générale. « L’adénopathie serait latente et datant de l'enfance, comme dans les deux cas d’adénopathie que nous avons cités; l’appendicite chronique agirait comme le brightisme,comme une infection lente,une appendicémie atténuée. »
Actuellement,on admet que la congestion pulmonaire de la base droite est d'origine réflexe, en raison de l'irritation intestinale, il se produit une vasodilatation des capillaires du poumon qui aboutit à la stase veineuse.
Si la congestion pulmonaire est facile à expliquer, la localisation des lésions,au niveau du sommet, est d'interprétation plus difficile. Brunon pense que. en raison de l’adénopathie qui en fait un lien de moindre résistance, l’æœdème congestif atteindrait de préférence le sommet. Faisans élimine l’hypothèse
d'une tuberculose pulmonaire secondaire à une
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tuberculose iléo-cœcale, cette dernière n’existant pas et l’appendicite chronique ne semblant pas avoir de rapports avec la tuberculose, puisque les phénomènes qu'on constate restent stationnaires et ne permettent jamais de déceler des signes nets aux sommets ; il élimine également l'hypothèse d’une congestion pulmonaire siégeant électivement au sommet, sans raison, et pour lui,iln’y aurait là qu’une coïneidence ; nous avons déjà signalé cette opinion à l'étude des symptômes.
La toux est l’un des symptômes les plus constants que nous ayons rencontrés. C’est celui qui, bien souvent, attire l'attention des malades, et c’est pour lui que bien des enfants sont amenés en consultation auprès du médecin.
Dans une observation de Walther, ii s’agit d’un adénoïdien qui a tendance à s’enrhumer, «les bronchites duraient un mois, quelquefois plus, pendant lequel la toux présentait le caractère nettement quinteux, survenant surtout la nuit ». Il en est de même dans une observation de Braunon : « Une petite fille de douze ans est amenée à la consultation parce qu'elle tousse, surtout la nuil, on craint la tuberculose pulmonaire. Aspect et intonation d’une adénoïdienne, et à cette toux ne correspondent aucuns signes stéthoscopiques nets ».
Chez elle, on observe en même temps des signes d'entérocolite. Dans les observations de M. Dalché, la toux est constante et chez tousles malades elle a
ses caractères habituels, quinteuse, ne s’accompa-
gnant pas d'ordinaire d'expectoration, se produisant surtout la nuit et résistant aux traitements hygiénique et diététique ordinaires.
En l'absence de tout signe pulmonaire pet, pour expliquer, on peut se demander quelle est son origine.
Walther pense qu’il s’agit d’une toux réflexe «elle serait analogue, dit-il, à celle que nous voyons parfois dans les affections utérines ou annexielles et qui disparait complètement après l’ablation de l'organe malade.
Pour Brunon, deux explications sont possibles.
Ou bien elle est due à un œdème congestif des poumons, comme on en rencontre dans certains cas d’anéuopathie du médiastin ou de brightisme ; ces foyers pulmonaires seraient analogues aux autres foyers secondaires que nousavons déjà signaléscomme les pleurésies,les broncho ou les spléno-pneumonies. Ou bien la toux pourrait être imputée aux lésions d’adénoïdite rhino-pharyngée, si fréquentes chez ces malades, et en concordance avec ces faits il note que les deux malades qu’il a présentées étaient des adénoïdiennes.
Cette pathogénie nous semble être la plus proche de la vérité, l’adénoïdie se rencontre, en eflet, chez tous ces malades qui toussert, lorsqu'elle n’est pas notée,c’est le plus souvent parce que le pharynx n’a pas été examiné; quel que soit leur volume, et on sait que l'intensité des phénomènes déterminés par
les adénoïdes n’est pas nécessairement en rapport
Et un
avec leur grosseur, il existe des végétations adénoïdes dans le pharynx des malades qui présentent cette toux quinteuse et sèche.
Il est possible que la toux soit un acte réflexe,mais avec M. Dalché nous pensons que même réflexe elle est favorisée par un état particulier du rhino-pharynx.
La toux des appendiculaires chroniques rappelle d’ailleurs par ses caractères celle des adénoïdiens, elle est, en effet, quinteuse, sèche, sans expectoration, présentant un maximum nocturne, pouvant parfois s’accompagner de quintes qui réveillent le malade.