‹ Appendicite Chronique Forme AtrophiqueChapitre 7 sur 24 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

ainsi la malade de l'observation XIV « est pâle, a les yeux cernés; elle se plaint d’être toujours fatiguée et elle a parfaitement remarqué la fatigue au lever»

Les vomissements et la fièvre apparaissent dans l’appendicite chronique qui procède par crises plus ou moins aigues; dans nos observations 1, I IE, V, VI, VITE, à chaque attaque, les malades sont dans un état nauséeux très accentué, ont des vomissements alimentaires et même bilieux et de la fièvre, tout comme dans l’appendicite aiguë.

Dans latrophie appendiculaire consécutive à une appendicite chronique d'emblée, nous sommes surpris de la raretédes vomissements, même au moment des paroxysmes douloureux ; si nous consultons nos observations IV; VIT; IX; X; XI; XII: XIII: XIV; XV, nous nous trouvons en présence de malades qui n'ont Jamais de vomissements, ni de fièvre, même alors qu'ils souffrent le plus. IH nous semble qu'il y at dans cette rareté des vomissements, un caractère sur lequel on pourrait s'appuyer pour diagnostiquer une appendicite chronique forme atrophiante, dans le cas d’appendicite chronique d'emblée, puisque cette dernière affection présente au contraire comme principal symptôme, des vomissements fréquents, faciles, «eycliques » même, chez les enfants.

Bien que Dieulafoy et Potain «© considèrent Pappendicite au cours de l’entéro-colite, non comme la règle mais comme une rarissime exception », nous ne pouvons nous ranger à leur manière de voir Walther, dans lathèse de Wagon, Rastouil, citent des exemples très probants et nombreux de la coexistence de l'affection intestinale avec lPappendicite

DR

chronique d'emblée. Dans nos observations IE, IX, XI, XII, XV, les malades présentent très nettement

tous les symptômes de lPentéro-colite, muco-membra-

neuse compliquée d’appendicite chronique.

Cette forme affecte une symptomatologie un peu spéciale que Wagon a bien étudiée. Si l’on interroge attentivement les malades sur leur passé, on ne tardera pas à connaître, qu'ils souffraient depuis longtemps déjà de phénomènes intestinaux généralement marqués et remontant parfois à Penfance. >

« Les douleurs, dit Wagon, ont une prédilection marquée pour la fosse iliaque droite et lombilie, tout le long de la moitié droite du gros intestin. C'est une sensation de constriction, de & tortillement », ou même de brûlure. » Ces douleurs sont tantôt continuelles, tantôt ramenées par la marche, la fatigue (Observations I; X; XI; XIII) Chez la femme, les douleurs augmentent généralement de fréquence et d'intensité au moment des règles (Observations I}; VI; et comme le disent Soupault et Jouault, ces paroxysmes cessent d'ordinaire en même temps que le sang. Les écarts de régime réveillent aussi parfois les phénomènes douloureux (Observation IT : la malade se rétablit très vite en suivant le régime de l’entérocolite, mais vient-elle à manger à sa fantaisie, elle est reprise aussitôt des mêmes troubles). D’autres malades souffrent plus ou moins longtemps après les repas; dans notre observation XV, c'était une demiheure après.

A la palpation, on perçoit la corde colique au niveau de VS iliaque, le cæcum et le côlon ascendant sont sensibles à la pression. Cependant, si, le doigt ayant

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