BACTÉRIOLOGIE DE L'APPENDICITE
L'un de nous a communiqué à la Société de Chirurgie('). les recherches faites par M. Macaigne sur le pus recueilli lors des opérations faites
(') Ch. Moxod. — Appendicites. Examen bactcrioloffique du pus. « Bullefc. et Mém. de la ,Soc. de chirurgie », i6 octobre i8g5, t. XXI, p. (5i9.
HACTKRIOLOGII': DE l'api'Endicite
dans son sei-vice a l'iiùpilal Suint-Anloine. De ces recherches il résulte que le pus, dans les abcès péri-appendiculaires, est ordinairement d'une extrême richesse microbienne. Dans certains cas, il serait considéré comme stérile si l'on se conlentait d'un ensemencement sur agar, l'ensemencement sur bouillon donnant, au contraire, presque toujours un résultat positif. Les deux espèces microbiennes qui se renconirent le plus souvent sont le bacler'mm coli et le streptocoque, celui-ci étant, d'après M. Macaigne, le principal agent de la lésion.
Les études de M. Achard (') sur le même sujet lui ont montré aussi que le coli-bacille était rarement rencontré seul, qu'il était ordinairement associé à d'autres microbes (streptocoques leplus souvent, staphylocoques, pneumocoques, sajirophyles divers, etc.). Il conclut de là que le coli-bacille n'est pas l'agent principal de l'infection ; que, s'il paraît souvent prédominer, c'est grâce à sa plus grande vitalité et a la facilité avec laquelle il se développe dans les cultures.
MM. Veillon et Zuber ont, de leur côté, fait tout récemment sur ce point des recherches in-
(') AcQAiiD (Ch.) et BnocA (A.). — Bactériologie de vinr/t cas d'appendicite suppurée. « Bull, de la Soc médic. dns hAp. », o.d mars 181)7.
56 ANATOMIE l'ATHOLOGlQUE
téressanles et orJyinales dont ils ont comiiiuiii(jiiô le résulLat à M. Brun ('). Pour ces auleurs, le streptocoque et le coli-bacille ne seraient pas les seuls agents de l'appendicite gangreneuse ou perforante ; ils n'en seraient pas même les principaux. La fétidité du pus, la tendance à la gangrène, les symptômes d'intoxication profonde et rapide seraient dus à des microbes anaérobies, encore mal connus, qui existent d'une façon constante dans les collections péri-appendiculaires. Ces microbes, d'après MM. Veillon et Zuber, joueraient un Irès grand rôle dans la pathogénie de l'appendicite. Ce n'est pas, du reste, seulement dans le pus péri-appendiculaire, mais parfois dans l'épaisseur des parois de l'appendice et presque toujours dans sa cavité, que l'on peut trouver des microbes.
Au sujeldu dernier point touché par MM. Veillon et Zuber, celui qui est relatif à la iopograxihie microbienne, M. Macaigne nous avait antérieurement remis la note suivante qui trouve tout naturellement sa place ici :
« Quelques observations menlionnent la présence de colonies microbiennes disséminées dans les différentes tuniques de l'appendice enflammé,
(0 BuL-N (F.). — L. c, p. 2/,.