‹ Appendicite et AnnexiteChapitre 12 sur 50 · ST OR · texte numérisé non relu

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bactériologique, négatif ‘dans la cavité appendiculaire, est positif dans la cavité salpingiénne ou vice-versa; les cas nombreux où un appendice seulement adhérent, plus ou moins sclérosé coexiste avec une double lésion septique des annexes. Pour ceux-là en pariiculier il faut trouver un mécanisme pathogénique différent.

Follet (de Lille) (4), à propos d'une forme exceptionnelle d’appeudicite plastique qu’il observa et dans laquelle appendice, utérus ét annexes, également atteints, étaient plongés dans un mâgma compact d'adhérences, s'exprime ainsi :

« À quelle cause, dit-il, attribuer ces péritonites exsudatives? Ici lappendice entre en scène. C'ést lui qui en est l'auteur et nous avons affaire à une de ces péri-appendicites plastiques, qui, pour n'être pas aussi fréquentes que Talamon le proclame, n’en existent pas moins cependant. Après tout, on voit des inflammations, de nature indéniablement microbienne et d’allures très aiguës être plutôt sclérogènes que suppuratives. Qu'on se rappelle les tendances si souvent plastiques, ankylosantes etsi rarement pyogènes de l’arthrite blennorrhagique dont la symptomatologie a pourtant une physionomie si phlegmasique.

« Le coli bacille », qui est l'agent microbien ordinaire des inflammalions péri-appendiculaires, engendre le plus habituellement le pus, mais dans certaines conditions, ne peut-il pas, tout en donnant naissance à des péritorites aiguës, douloureuses, fébriles, ne produire à l'instar du gonocoque que des exsudats secs et durs? »

Pour cet auteur, l’appendicite et son coli bacille occupent le premier plan dans l’étiologie de la double lésion. Get exsudat, cette gangue péri-utérine et péri-annexielle sont d’origine appendiculaire. Cette hypothèse soutenable, sur laquelle nous reviendrons, ne doit pas être généralisée et ne trouve pas son application partout. Ce serait en effet oublier la marche habituelle des lésions annexielles avec leurs poussées fréquentes de pelvi-péritonites exsudatives : néo-membranes parfaitement susceptibles d’englober à leur tour intestin et appendice.

En un mot, si, dans un cas, l’appendicite peut être primitive, si le coli-bacille peut être l’auteur d’une péri-annexite secondaire ; dans l’autre, l’annexite peut être primitive, le steptocoque ou Île gonocoque pouvant produire tout aussi bien une péri-appendicite

(1) FozLer, Bull. Soc. Méd. du Nord, 27 août 1897.

LA Oaire plastique secondaire. C’est cette thèse que nous allons développer.

Delagénière (da Mans), dans une communication très intéressante faite au dernier Congrès de chirurgie (97), explique ainsi le retentissement réciproque des deux lésions l'une sur l’autre.

« Dans l’appendicite, observée avec les lésions septiques des annexes, il semble qu'on ait affaire à une appendicite spéciale pour laquelle les ingesta sont moins importants que les lésions inflammatoires des annexes. Celles-ci auraient donc à nos yeux un rôle prépondérant dans la pathologénie. La dyspepsie et la constipation sont habituelles dans les affections septiques des annexes. Or, ces accidents sont bien plus faciles à expliquer et à concevoir, en admettant la propagation de l'inflammation aux parois intestinales, qu'en invoquant une cause mécanique comme la compression du rectum. Ne voit-on pas d’ailleurs les lésions des annexes adhérer d’abord aux parois intestinales, puis des abcès se former au niveau des adhérences et finir par s'ouvrir dans l'intestin après en avoir perforé les parois. On peut donc admettre l’inflammation des tuniques de l'intestin comme démontrée. Mais, en même temps qu'elles s’enflamment, les tuniques intestinales se paralysent, se relâchent ; le cours des matières est d'abord ralenti, puis elles stationnent, jouant le rôle de corps étrangers septiques dans un organe enflammé. Ainsi se prépare la colite, le gros intestin étant plus exposé que l'intestin grêle à la stase des matières et celles-ci présentant leur maximum de virulence dans la dernière partie du tube digestif. Pour des raisons identiques de stase, le maximum d'inflammation portera sur le cœcum et surtout sur l’appendice. De telle sorte que l'appendicite, dont nous nous occupons, peut être considérée comme représentant le maximum des lésions de la colite consécutive aux suppurations pelviennes ».

Gette hypothèse, qui se rapproche par certains points de celle que nous exposerons plus loin, a un double mérite : ;

a Gelui d’avoir montré qu'il y a plus que coïncidence des deux affections, mais que l’appendicite est une complication possible des annexites, préparée et entretenue par elles.

b Celui d’avoir dit que, dans cette association de lésions, l’infection intestinale reste la cause déterminante de l'appendicite, l’annexite et ses adhérences n’étant qu'une cause adjuvante.

En revanche, ce que nous lui reprocherons, c’est tout d’abord dedéclarer que l'origine lymphatique n'existe pas. Cette affirmation

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