OBSERVATION XXIX
Appendicite masquée et compliquée par des adhérences ovariennes. — Résection de l'appendice. »
(KELWAY, Méd. chirurgical Reporter, juillet 1892)
Marie K,., 34 ans, s’est toujours bien portée jusqu’en 1889. A cette époque, elle commence à accuser un point douloureux dans la région ovarienne. Cette douleur s’exagère au moment des époques et chaque menstruation s'accompagne de cette sensibilité droite très vive à la pression. Elle est soignée pour une rétroversion, et pendant ce temps, son état gènérai s’altère. Les troubles dyspeptiques deviennent très marqués, la constipation est intense et la malade est condamnée à l’inactivité.
En 1899, elle consulte le docteur Keiway qui trouve au toucher vaginal un utérus fixé en rétroversion et, sur le côté droit, une petite masse fixée à l'utérus et sensible au toucher. On pense à un ovaire volumineux ou à une salpingo-ovarite. ;
En explorant la fosse iliaque on ne trouve ni sensibilité élevée ni point de Mac Burney. La douleur est en bas au niveau de l'ovaire. Il n’y a jamais eu decoliquesintermenstruelles indiquant une colique appendiculaire.
Laparotomie (juillet 92). — L’utérus est trouvé en rétreversion. L’ovaire gauche et là trompe correspondante sont saines.
À droite, les annexes sont congestionnées el entourées d’adhérences filamenteuses qui les étranglent les reliant à un gros appendice très bas placé, très vascularisé, très volumineux, non perforé et entouré lui aussi d'adhérences.
- On libère les annexes de leurs adhérences, on les abandonne et on résèque l’appendice. « Toute douleur disparaît et la malade guérit.