Biggs. — The Post Graduate Netv York, nov
LES LESIONS.
Ces variations de rapport et de direction de l'appendice expliquent à notre avis plusieurs choses : elles expliquent d'abord comment la palpation, en essayant de localiser la douleur et la tuméfaction, peut faire croire à une inflammation du caecum alors qu'il s'agit en réalité d'une lésion de l'appendice accolé au caecum ; elles expliquent ensuite comment les collections purulentes d'origine appendiculaire n'occupent pas toujours le même siège, puisque la perforation de l'appendice peut se faire tantôt en dedans, tantôt en dehors, tantôt au-dessous, tantôt en arrière du caecum ; elles montrent enfin comment les chirurgiens, qui, aujourd'hui encore, s'appuient sur le siège de la collection purulente pour établir une distinction entre l'appendicite et la pérityphlite et maintenir que toute pérityphlite n'est pas en rapport avec une lésion de l'appendice, ne prouvent, en raisonnant ainsi, qu'une chose, c'est leur ignorance des rapports anatoraiques si variables que peut présenter le diverticule.
o^ Rapports avec le péritoine. — Un dernier détail, non moins intéressant à préciser, est la manière dont le péritoine se comporte à l'égard de l'appendice. Comme pour le caecum même, la plupart des auteurs professent que l'appendice est recouvert incomplètement par la séreuse et que, en règle générale, une partie de sa circonférence, la partie postérieure et supérieure, est en contact direct avec le tissu cellulaire sous-péritonéal.
L'étude attentive delà région prouve le contraire. Maurin dit que, sur 112 sujets de tout âge, il a.
Conséquences de ces déviations.
Rapports avec le péritoine.
et le tissu
cellulaire
sous-péritonéal.
Fossettes iléo-csecales
dans tous les cas, vu rappendico complètement entouré par la séreuse et tout entier libre dans sa cavité ^ Il faut penser que Maurin est tombé sur une série spéciale de sujets, car on ne saurait nier que, dans un certain nombre de cas, l'appendice ne soit en rapport direct avec le tissu cellulaire rétro-cœcal. La statistique de Ferguson nous paraît plus conforme à la réalité.
Sur 200 cas, Ferguson a trouvé 125 fois l'appendice muni d'un mésentère propre et libre dans la cavité péiùtonéale. Mais 77 fois l'appendice était recouvert par le péritoine, « de telle manière, dit Ferguson, que la perforation n'aurait pu s'ouvi'ir que dans le tissu cellulaire sous-péritonéal, eu produisant une forme diffuse de cellulite )).
En règle générale, l'appendice flotte donc librement dans la cavité abdominale, mais dans un tiers au moins des cas, il est en contact, dans une partie de sa longueur, et parfois dans sa totalité, avec le tissu conjonctif sous-péritonéal.
Il est une autre particularité qu'il nous faut signaler à propos des rapports de l'appendice avec le péritoine. C'est l'existence des fossettes iléo-cœcales, indiquées par Luschka, Hartmann, Waldeyer, et sur lesquelles Trêves et Tuffier ont récemment rappelé l'attention. Trêves décrit tout spécialement ce qu'il appelle la fossette iléo-cœcale inférieure. Cette fossette est située entre le mésentère de l'appendice et un repli péritonéal qui va de l'iléon au caecum, en passant au-dessus de la jonction des