Hartley. Appendicitis. New York médical Record, 16 août
2. Peyrot. De l'intervention chirurgicale dans l'obstruction ï\\iÇ:?Xmd\Q. Thèse d'agrégation de Paris, 1880.
du venire.
180 APPE>"DICITE ET PERITYPHLITE.
s'il y survient de riiyperlhermie, c'est qu'il y a eucomplication de périlonile^ » Cela est vrai d'une manière générale; mais ce caractère est absolument illusoire dans le cas où précisément, par suite de l'intensité du choc abdominal, la péritonite par perforation ressemble le plus exactement à l'étranglement. Dans ces cas, non seulement il n'y a pas élévation delà température à 59 et 40 degrés, mais encore la température reste normale et peut même être abaissée au-dessous de la normale, comme nous en avons rapporté un exemple chez une jeune femme atteinte d'ulcère perforant de l'estomac-. i^xaine;i A uotre avis, le vrai signe différentiel est fourni
par l'examen du ventre. Dans l'étranglement, il y a toujours météorisme et ballonnement très prononcé. Dans les cas de péritonite suraiguë par perforation où les symptômes d'étranglement sont le plus marqués, le venire n'est nullement ballonné ; il est, au contraire, plutôt excavé, dur, tendu, rendu rigide par la contracture des muscles abdominaux.
11 existe cependant des cas où l'étude de la température acquiert une grande valeur et devient un bon moyen de diagnostic; c'est lorsque les symptômes d'obstruction coïncident avec une appendicite ayant donné lieu, non à une péritonite générale, mais à une péritonite localisée suppurée ou à un abcès. Dans ces conditions, soit que l'obstruction soit due à une parésie réflexe du gros intestin, soit qu'elle résulte d^ la compression exercée sur le
1. Peyrot. Loc. cit., p. 43. Voir aussi Pocpox. Pseudo-étranglement par péritonite primitive. Th. Paris, 1885.