Soit encore ce groupe
, dz t if^i
dy dx
dy dx
j idi , ,dt
dy dx
On aura alors
dy dx
c -r-dx -hk-r-dy =^ du, dy dx ^
c' -j-dx-^k' -r-dy = di^, dy dx -^
d'où
et , par conséquent ,
{^bis)
dl
I du
dz I dv
dy-
c dx
dx" k' dy'
dt
I dif
dt I du
ày
'^ c'dx'
dx / dy
j I dt> ^'^•dy
. I ilu ' c dx
dx
fix
j I du ^'ldy
j I dv d, , c dx
dy dx
Pour passer des intégrales d'un des systèmes (9) et [^ bis) aux intégrales de l'autre , on remarquera que, connaissant z et ^, on a
et que, réciproquement, connaissant u et v^ on doit prendre
14. Il serait évidemment aisé de multiplier ces systèmes de deux équations conjugués à d'autres systèmes. On peut également considérer des systèmes de trois ou même d^un nombre quelconque d'équations. Bornons-nous à en donner ici deux exemples.
Soient Ci, Cs,. . ., c„, Xti, As,. . ., A„ des fonctions données quelconques de x, j^j et Zi, z, , . . . , z„ d'autres fonctions de x, y qui vérifient les équations
d.Cj^
dx
, dZ:i
dx
d.CfiZfi
dy
'^ dx
d.CnZn ■ '^ dx
\ dy
dx
A l'inspection du système des équations (lo), nous voyons que les quantités ci-après :
c^z^dx 4-At jzdy^ Cj z, dx -h A, — ' dj^
c,Zf,dx-\-k^-^'dy,
c„z^dx -\-K j^ dy^
dx
sont des dîirërenlielles exactes. Posons donc
', z, dx -\- A*i ~ dy = du^ ,
dx ^
dx
h^dy = du^,
et il en résultera
ty 2^ dx -f- h^ —^ dy = du^ ,
c„ z„ dx -f- K -r ^y — ^"" ^
ax
diix , '/zj du^
CtZi
dx dx dy
d'oii
ou
r/«„ , dz^ dUn
I dfif I ^/i^
dz^ dx
dz^ dx
1 dun /fn dr
^ c^ dx dx ^^, dy
par conséquent
[io bis)
Zn = --»
I dUn dZn I dUn-
c„ dx dx A., dr
I du,
, 1 du.
Ci dx dx
, I dui c,dx
dx
du
Cfi dx dx
I ^«ii-i ' Cn dx
dlr
Les deux systèmes d'équations aux différences partielles (lo) et (10^15) s'intégreront ensemble. Connaissant Z|, Zt, . . . , z„, on aura
Zi dx -h ht rTZ^y)
dx
Zt da: -h tt
Un= \ [CnZ^
dx -ht.
et connaissant Uj, i/s , . . . , i/„ , on prendra
I dui
c, dx
I //tfs
C2 ax
" c. dx
Maintenant, au lieu du système (10), considérez le système
dz,
d.hi
dzj tlx
dr
da
dZi
dx
dy
"dy
dz^^, dx
dy
dx
dy dx
dy
dx
et vous serez de même conduits à poser
dz^
dx
c, dx-hK — dy=du,,
vt^-*--^*/^ *='*'-
d'oi
ou
Cn-^^^-^^n'^idy = du„,
dzx
ày
dZi dP
I diii Cl dx
I dui Cl dx
dx
dzx dx
dzi dx
1 dUn
k.dr' I du^
dzn
du^
dy
Cf,
dx
dx
dy
dtn
dy
I du^ dzn I duj^x
c^ dx dx kj^x dy
et, par conséquent,
(i I bis)
i j l dUn
dy dy
dx
dx
' kfu-x dy
dy
dx
d -JL ^^"-' y ' du^
' k^x dy ' c^dx
dy dx
Los deux systèmes (ii) et (ii hïs) s'iiiiègrent ensemble. Connaissant z,.
3 , . . . , 5„ , on a
et connaissant i/,, //^ . . . . , i/„ , on prendra
15. Les équations précédentes sont linéaires-, mais la méthode s'applique également à des équations non linéaires. Soit, par exemple,
(l.vz ' \dx )
c et /r étant encore des fonctions données de x, r . Il s'ensuivra que l'on peut poser
cz dv ~^ ^\-T-] dy -- flu^
d'où
du , /(Iz \ ' du
dx \^^ ) dy
et, par conséquent,
é t ' \ 1 \ ' c dx \ du
Les équations (12) et (12 bis) sont donc conjuguées. Quand l'intégrale de la première est connue, on a celle de la seconde en posant
«= J[ez^ + A(|)'rfj]
et réciproquement si la seconde est intégrée, on a Tintégrale de la première par la formule
1 du c dx
Soit encore
(■') --i "'■KD'
dy dx
On fera
±^dx + h (^£)l' dy = du.
d'où
dz I du dz dx c dx dy
Il du
et l'on en conclura sans difficulté
, \ du -74/' ^" i 1 h' \ * c dx ' y Idy
Les équations (i3) g\.[iZ bis) nous offrent donc un nouvel exemple d^équations conjuguées pour l'intégration.
En général , si Ton a l'équation
dU d^
dy dx
M et N étant des fonctions de x,^ et de deux dérivées de z telles que
dx^dy"^ dxPdyi on fera
Mrfa? -h N/fy = <5&i,
puis des deux équations résultantes
du -- du .^
on tirera les valeurs des deux dérivées de z qui y sont contenues. Éliminant ensuite z, ce qui est facile, on en conclura une équation (i4 his) qui sera conjuguée à l'équation (i4)- Et il est clair qu'un même artifice s'étend aussi à des groupes d'équations.
16. Tous ces exemples montrent assez combien l'idée de d'Alembert, pour l'intégration de Féquation des cordes vibrantes,' a de portée et d'utilité dans la théorie tout entière des équations aux différences partielles. En principe, on part de la condition d'intégrabilité
rfM rfN df dx
de la formule différentielle à deux variables
Mais Tapplication du principe est opérée de façon diverse, et dans la question traitée par d'Âlembert , et dans celles que nous venons de traiter nous-mème, et dans d'autres encore où ce principe si simple et si fécond joue un rôle. Car c^est à ce même principe qu'il faut rappeler la méthode par laquelle on ramène à l'intégration d'une équation linéaire et du premier ordre Tintégration des équations du premier ordre, mais de forme quelconque, comprises dans le type général
^/ dz dz\
En effet , on pose alors
dz dz
di = P^ Tr^'f'^
puis tirant de Téquation
la valeur de ^, savoir
on exprime que
pdx -h F(x, j, z, p)ft)
est une différentielle exacte, et Ton est ainsi conduit à une équation linéaire qui donnera p en fonction de x, j^, z. Ici le nombre des variables indépendantes est augmenté, et cela établit une très-grande différence entre la manière; dont on traite Téquation
^/ dz dz\
et celle que nous avons employée nous-mème dans cette Note pour d'autres
équations. Il était bon pourtant de faire ressortir Fidentité du principe fondé
sur la condition
dM. __ r/N dr d.v
sans laquelle
ne peut être une différentielle exacte.
17. La méthode par laquelle nous lions ou conjuguons deux équations ou deux systèmes d^équations, mène parfois à un résultat que Ton serait tenté de croire insignifiant au premier abord , et qui , mieux étudié , devient utile. Si , par exemple, nous prenons comme point de départ l'équation
dH dH
nous verrons, en l'écrivant ainsi
dz\
dy dx
qu on peut poser
dz j dz j j
-7- dx — -y- dy = aui dy dx -^
fi 38
qui résulteront de là , iic nous
m qu à une équation
df même l'orme qut- l'equaiiuii piîmitive.
Dans ir. cas même (lourtant , îl y a encore un parti avantageu~ ~ . les calculs que l'on vient de faire. Ces calculs, en effet, établissent entre deux inté(;rales s et ii d'une même équation -"-""■' -
tirer de toiu liaùoii différences partielles
prenant z et u comme deux variables nouvelles à substituer à x, y, Ae rendre ^ fonction de z el u . tandis que f était d abord fonction de , on obtient aisément
liir
<ii' '
en sorte que f s'exprime sous la mùme forme en ii et z qu en x e\.y. Ce résultilL n'a aucune valeur sans doute tant qu'il ne s'agit que d'obtenir eu général, vt saiiK avoir à l'appliquer à aucun problème défini , l'intégrale complète dont ^ dépend-, mais, dans les problèmes particuliers, on doit rechercher, parmi teniez les formes dont une intégrale est susceptible , la forme propre au cas dont on s'occupe. On voit, par là, que l'intégrale y, exprimée en u et z, peut souTem être préférable à celle exprimée en x et j; la théorie de la chaleur en offre la
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