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CHAPITRE VIII

PHÉNOMÈNES SYMPATHIQUES PRODUITS PAR LES IRRITA- TIONS CHRONIQUES EXTERNES.

Lorsque les irritations des parties extérieures du corps se prolongent , elles exercent sur les mouvements organiques de l'économie animale une influence qu'il importe au chirurgien de bien connaître. Le malade , qui était d'abord dans un état normal de santé , voit ses forces diminuer graduellement; le corps maigrit, la peau se décolore , devient sèche , aride , et se couvre d'écaillés furfuracées : tout indique une altération profonde , imprimée aux actions nutritives. Si la maladie consiste en une plaie ancienne, dont la suppuration soit abondante, ou dans la carie d'un os; en un mot, dans une irritation non accompagnée de dégénérescence profonde des tissus affectés, la pâleur des téguments ne présente rien de remarquable. Mais lorsque l'inflammation chronique détermine la formation de tissus squirreux ou cancéreux, on observe presque toujours que le teint du

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malade , en même temps qu'il pâlit, prend une couleur jaune- paille, facile à reconnaître, et qui suffit quelquefois pour annoncer la nature de la maladie.

Il est également à remarquer que lorsqu'une partie est affectée de phlogose chronique , elle exerce une influence spéciale sur les autres parties semblables de l'économie. Ainsi , l'inflammation accompagnée de dégénérescence cancéreuse de la mamelle, tend presque constamment à se propager à la mamelle opposée. L'arthrite chronique ne persiste presque jamais dans une articulation sans s'étendre, après un temps plus ou moins long, à d'autres jointures. Les formes de cette maladie , qui sont connues sous les noms de goutte, de rhumatisme articulaire , de tumeur blanche , fournissent des preuves multipliées à l'infini de l'exactitude de cette proposition. Enfin, les irritations des muscles , des aponévroses , des ligaments , des vaisseaux sanguins , des organes sécréteurs, ont une disposition remarquable à se propager à d'autres organes chargés de sécrétions analogues, à d'autres vaisseaux du même genre , à d'autres divisions du tissu fibreux. Cette loi , déjà signalée par Bichat , peut offrir des exceptions ; mais elle repose incon-

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testablement sur la presque universalité des observations pathologiques.

11 est un autre phénomène aussi important , et qui ne mérite pas moins que le précédent de fixer toute l'attention du physiologiste et du praticien, c'est que le système organique qui est spécialement affecté dans la partie actuellement malade , est celui qui tend à le devenir dans les organes sur lesquels elle exerce une action sympathique. Le mode d'irritation qui constitue la maladie primitive est aussi celui qui se développera dans la partie secondairement affectée. Lorsque les vaisseaux capillaires sanguins, par exemple, sont spécialement irrités, et qu'il existe une véritable inflammation , les lésions sympathiques déterminées par cette affection seront également des phlegmasies. Si le malade est, au contraire, atteint de névrose , les nerfs tendent également à devenir le siège de l'irritation dans les autres organes. Enfin, les ganglionites, les dégénérations blanches, l'organisation des tissus anormaux, sont autant de modifications morbides que les parties sympa thiquement affectées sont disposées à contracter. En un mot, une irritation étant donnée , son existence , prolongée pendant un temps plus ou moins long, suffit pour comoiu-

niquer à toutes les parties du corps, et spécialement à celles qui sont unies par d'étroites sympathies avec le siège actuel du mal, une forte disposition à contracter une irritation semblable , qui donnera naissance aux mêmes produits.

Si l'influence sympathique exercée par un organe malade n'est pas assez forte pour déterminer seule une irritation semblable sur d'autres parties, il suffira de la cause étrangère la plus faible pour produire ce résultat. C'est ainsi que chez les sujets affectés de tumeurs blanches, la contusion , même médiocre , d'une autre articulation y occasione une tumeur semblable. Il est démontré que les hommes ne contractent, en général, que les affections auxquelles ils sont déjà disposés par leur organisation ; mais l'irritation , en se développant , rend cette disposition organique plus active et donne plus de vigueur aux traits qui caractérisent les divers tempéraments \

Indépendamment de ces phénomènes généraux , produits par les irritations chroniques externes, ces irritations déterminent de

1 Voyez Principes généraux de physiologie pathologique , Paris, 1821, in- 8.

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notables changements dans Faction des principaux viscères de l'économie animale. Il semble d'abord quelles donnent plus d'activité aux organes digestifs. Les malades consomment , durant les premiers temps, et lorsque les accidents sont modérés, plus d'aliments que dans l'état normal. L'organisme animal tout entier, et surtout les viscères, sont sympathiquement excités par l'irritation locale. L'économie vivante paraît avoir besoin de matériaux plus abondants^ afin de réparer les pertes journalières qu'elle éprouve. Mais bientôt, soit que l'estomac et l'intestin grêle éprouvent de l'irritation à la suite du travail excessif dont ils sont le siège , soit que la prolongation de l'excitation sympathique déterminée par la lésion extérieure produise le même résultat, on voit la digestion devenir fatigante et pénible. La langue rougit à sa pointe et à ses bords ; la peau devient sèche , acre et brûlante ; le pouls est petit et fréquent. Tantôt l'appétit persiste, tantôt, au contraire , il diminue et s'éteint. On observe le soir un léger redoublement fébrile, avec chaleur à la paume des mains ainsi qu'à la plante des pieds, et des sueurs plus ou moins abondantes et visqueuses aux parties supérieures du tronc. On a donné à ces

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phénomènes le nom de fièvre hectique. Comme toutes les affections du même genre, cette fièvre est le résultat immédiat de l'excitation du canal digestif, du cœur et du cerveau ; excitation qui est elle-même déterminée , dans le cas qui nous occupe , par la lésion extérieure.

Cependant, l'irritation, après avoir envahi l'estomac et le commencement de l'intestin , se propage graduellement vers la fin de l'iléon, s'arrête à la valvule iiéo-cœcale , pénètre enfin dans le cœcum, et s'étend à tout le gros intestin. A mesure que ces progrès ont lieu, la diarrhée se manifeste. D'abord rare , irrégulière , et ne survenant qu'après quelques excès de régime, elle devient enfin permanente et, pour ainsi dire , continuelle. Souvent l'appétit se reproduit à cette époque , avec d'autant plus de vivacité que les contractions accélérées du canal digestif rendent le séjour des aliments dans l'estomac et l'intestin grêle fort court. La soif est presque inextinguible ; de violentes coliques surviennent trois à quatre heures après les repas, lorsque les matières alimentaires pénètrent dans la cavité du gros intestin. Les pertes qui résultent pour le malade , et du trouble déterminé dans les actions nutritives par l'irritation locale , et des

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évacuations alvines abondantes , et des sueurs qui se prolongent et baignent tout le corps , achèvent d'épuiser les forces , de dessécher pour ainsi dire toute la machine , et la mort succède à un état plus ou moins avancé de marasme.

On observe plusieurs variétés remarquables dans la succession de ces accidents , dont je viens de retracer le cours le plus ordinaire. Chez certains sujets les irritations aiguës déterminées par des lésions externes, telles que des blessures graves, se prolongeant à un degré modéré, mais sans cesser d'exciter un mouvement fébrile manifeste , il semble que ce soit la fièvre traumatique qui persiste et qui dégénère en fièvre hectique. Chez d'autres malades plus nombreux, la fièvre traumatique s'éteint d'abord complètement et tout semble présager une heureuse guérison. Cependant, la lésion locale ne se terminant pas, soit que des corps étrangers séjournent dans les parties * soit que des cartilages, des tendons ou des os dépouillés de leurs enveloppes doivent s'exfolier, on observe bientôt que l'irritation passe à l'état chronique , et qu'elle reproduit l'excitation intérieure ; alors un intervalle plus ou moins long sépare la cessation de la fièvre aiguë primitive de l'apparition de la fièvre hectique.

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Quelles que soient les modifications de ce genre qui puissent avoir lieu , les phénomènes eux-mêmes ne varient pas. On voit constamment apparaître d'abord la gastro-entérite, ensuite l'irritation du gros intestin ou la colite. Des intervalles plus ou moins longs, suivant la constitution des sujets , séparent les unes des autres les diverses époques de la succession des accidents. Chez quelques malades, la gastro -entérite est lente à se développer ; l'organisme semble opposer une résistance obstinée au développement de la surexcitation intérieure que la partie affectée tend à provoquer. Et lorsque cette première inflammation s'est manifestée , elle peut demeurer encore pendant un temps très long à un faible degré, et n'exercer aucune influence sur la nutrition, jusqu'à ce que la diarrhée survienne. Il est d'observation que sur certains malades ce travail destructeur de l'économie ne s'opère qu'en plusieurs années, tandis que sur d'autres il s'accomplit et entraîne la mort en quelques mois; tant est grande la différence que la nature a mise, chez les différents sujets, entre la force de la constitution et la solidité de l'équilibre d'action des divers organes.

Ce serait, toutefois, une erreur grave et quelquefois funeste, que de penser que les irritations

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externes chroniques portent exclusivement leur action sur le canal alimentaire. J'ai déjà fait observer , au sujet de la fièvre traumatique et de ses complications , que chez les personnes antérieurement affectées d'irritations dans d'autres organes, il survient, au lieu d'une fièvre simple , des inflammations de ces organes , lesquelles, à leur tour, donnent de nouvelles forces au mouvement fébrile et compliquent la maladie primitive. Or, ce mécanisme se reproduit dans les cas qui nous occupent. Chez les sujets dont les organes respiratoires , par exemple , sont irritables, la membrane muqueuse des bronches, le parenchyme pulmonaire ou la plèvre , deviennent souvent le siège d'une vive irritation, sympathiquemeut déterminée par la phlegmasie chronique extérieure. Dans d'autres occasions, le foie, la rate, les reins, le péritoine, forment, par leur irritabilité exagérée, des centres d'action vers lesquels se dirigent spécialement les irradiations sympathiques ; et leur inflammation , s' ajoutant bientôt à celle des parties extérieures, rend plus rapide, et l'épuisement des forces, et les progrès du marasme. On ne doit pas oublier que ces lésions variées sont en quelque sorte accidentelles : eiles dépendent plutôt de l'état particulier de l'éco-

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nomie et de l'affection de certains organes , que de l'exercice régulier des lois de l'organisme. Il y a plus; l'irritation, après s'être propagée du lieu primitivement affecté vers un organe plus ou moins important, ne continue pas moins sa marche vers le canal digestif, et l'on observe constamment , avant la mort des sujets, les signes ordinaires de la gastro-entérite.

Il est un phénomène malheureusement trop commun dans les grands hôpitaux , et qui mérite ici une explication spéciale. Il arrive souvent, à la suite des grandes opérations, et surtout après les amputations pratiquées à l'occasion des tumeurs blanches, des caries ou d'autres maladies chroniques des membres, que les malades , dont l'état général de santé paraissait assez bon, succombent en quelques jours ou en quelques semaines. Cet événement funeste est annoncé par la continuation de la maigreur, de la faiblesse et de l'inappétence qui précédaient l'opération. La fièvre traumatique, dont le développement succède à celle-ci, se continue à un moindre degré sans qu'il soit possible d'en reconnaître la cause. A l'ouverture du cadavre, on trouve l'une des parties internes , telles que la plèvre, le parenchyme du poumon, le foie, le péritoine ou la rate , mais le plus ordinaire-

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ment la plèvre, remplie de pus et dans un état plus ou moins avancé de désorganisation. Souvent, l'examen le plus attentif des sujets ne permet pas de reconnaître la lésion qui doit entraîner la mort. Une toux sèche et assez fréquente , un sentiment de pesanteur dans l'un des côtés de la poitrine , le son mat que ce côté rend à la percussion, annoncent cependant assez positivement la suppuration de la plèvre ; mais ces signes ne deviennent évidents que lorsqu'une grande quantité de liquide remplit déjà cette membrane et que rien ne peut plus sauver le malade. Il en est de même des douleurs aux hypochondres ou à l'ensemble de la cavité abdominale, qui accompagnent la suppuration du foie , de la rate ou du péritoine. Les lésions de ce genre sont éminemment graves et presque constamment funestes.

L'étude approfondie des lois de l'organsmie vivant permet seule de dévoiler le mécanisme suivant lequel les affections de ce genre sont produites. Si l'on considère que ces suppurations intérieures ne se manifestent qu'après les maladies chroniques qui ont long-temps fait souffrir les sujets et fatigué l'économie, il paraîtra vraisemblable qu'elles sont le résultat de la stimulation sympathiquement exercée, par

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les organes externes irrités , sur les parties qui en sont le siège. La surexcitation qui est produite dans ces circonstances, s'établit souvent avec lenteur, sans déterminer de trouble considérable dans les fonctions de l'organe affecté, sans provoquer d'agitation fébrile aiguë et violente. Alors les praticiens peuvent méconnaître les signes trop fugitifs de la lésion intérieure, et l'ouverture du corps leur montre des désordres dont ils n'avaient pas prévu l'existence. Cela peut arriver chez les sujets qui succombent aux inflammations chroniques externes, sans que l'art soit venu à leur secours. Mais, que l'on opère, que l'on retranche la partie malade , à une époque où quelque organe intérieur commence à être irrité ; alors, cette irritation , loin de cesser, continue sa marche et fait de nouveaux progrès: l'inflammation aiguë et la fièvre traumati que, qui succèdent à l'opération, au lieu de contribuer à l'éteindre, lui donnent de nouvelles forces , par la stimulation sympathique et par l'accélération du mouvement circulatoire qu'elles déterminent. Peut-être qu'alors la brusque soustraction d'un foyer de suppuration déjà ancien dispose encore l'économie à fournir ailleurs une sécrétion semblable. Quoiqu'il en soit, on ne saurait considé-

wer les abcès internes qui nous occupent comme indépendants des lésions extérieures auxquelles ils succèdent : à l'époque de l'opération , ou ils existaient déjà, mais trop peu considérables pour être reconnus, ou les organes qu'ils envahissent n'étaient encore qu'irrités sympathiquement ? mais avec assez de force pour que cette irritation n'ait pas cessé par l'ablation •de la partie qui l'avait provoquée, et pour que, au contraire, elle ait fait, après l'opération, de nouveaux progrès.

Les explications théoriques établies dans ce chapitre ne sont pas spéculatives et hypothétiques; elles consistent évidemment dans l'expression simple , et pour ainsi dire littérale , du plus grand nombre des faits connus. Je n'ai qu'indiqué, en exposant la succession des phénomènes, comment les organes agissent pour les produire ; et cette manière d'expliquer , qui est employée par les physiciens et les chimistes, me paraît la seule convenable à la médecine. La méthode philosophique d'observer et de tirer des conséquences des observations est la même dans toutes les sciences. Quant aux preuves de l'exactitude de mes assertions , elles se trouvent en foule au lit des malades et sur les cadavres. On peut reconnaître à chaque ins-

tant, durant la vie des sujets, les signes des lésions dont j'ai parlé, et suivre pas à pas leur développement successif; après la mort , on en trouve les traces sur les organes affectés. *

A l'ouverture des cadavres des personnes qui ont succombé à la suite d'irritations extérieures chroniques , on trouve d'abord les désorganisations produites par la phlogose dans îe membre affecté et qui varient suivant les tissus envahis et suivant les progrès du mal. A l'intérieur , on découvre les désordres qui résultent des inflammations sympathiquement déterminées dans les organes autres que le tube alimentaire , et qui étaient le plus sensibles et le plus irritables , tels que le poumon, le foie , les membranes séreuses, etc. Ces désordres consistent , ou dans de vastes abcès , ou dans des rougeurs et des épaississements plus ou moins considérables , ou dans des productions et des dégénérescences organiques diverses. On parvient enfin jusqu'aux lésions constamment développées dans le canal digestif. Celles-ci peuvent être variées presque à l'infini. Ce sont fréquemment des plaques brunâtres , plus ou moins étendues , disséminées dans l'estomac et dans l'intestin grêle. Accompagnées du développement variqueux

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des vaisseaux , du ramollissement , de la désorganisation ou de l'épaississement de la membrane muqueuse. Ces plaques sont larges à l'estomac , petites et rares dans les premières portions de l'intestin grêle, plus nombreuses et plus serrées les unes contre les autres au voisinage de la valvule iléo-cœcale. Il n'est pas rare de trouver à cet endroit les tuniques intestinales épaissies , dégénérées en tissu lardacé ou mélanique ; présentant à leur face interne des ulcères plus ou moins larges , à fond grisâtre , dont les bords sont rouges , durs, saillants, taillés à pic, et qui fournissent une suppuration sanguinolente et sanieuse. Dans le gros intestin , les mêmes désordres existent ; on y trouve presque toujours une multitude de petits ulcères, groupés les uns près des autres, et qui semblent avoir pour base les follicules muqueux très développés de cet organe.

Ces altérations sont d'autant plus étendues et plus profondes que la maladie a été plus longue ei qu'une désorganisation plus complète a eu le temps de s'opérer. Je me rappelle encore l'observation d'un militaire, depuis long-temps affecté de carie au tibia et qui mourut à la suite d'une irritation des viscères

digestifs, après avoir été opéré avec le plus grand succès par M. Béclard, chirurgien major et professeur à l'hôpital militaire d'instruction de Strasbourg. A l'ouverture du cadavre , nous trouvâmes la membrane muqueuse de tout le canal digestif tellement rouge , épaissie et turgescente , que les intestins , ouverts et déployés sur une table , ressemblaient à une membrane charnue. 11 est rare que l'encéphale présente aucune trace d'irritation. Les malades périssent en conservant presque toujours jusqu'au dernier instant le libre exercice de leurs facultés intellectuelles. Cependant lorsque la tristesse , le regret de quitter la vie ou d'autres motifs de chagrin agissent avec force , on voit le cerveau donner des signes d'excitation , et on trouve, après la mort, soit de la sérosité dans les ventricules , soit une exsudation albumineuse sur l'arachnoïde, soit des désordres plus profonds qui annoncent l'existence déjà ancienne d'une vive excitation cérébrale.

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