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EXAMENS POLARIMÉTRIQUES EFFECTUÉS :
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On voit d’abord que la gentiopicrine contenue dans l'alcool à 90°, à 80° et à 60€ est restée inattaquée : l'émulsine ne passe donc pas du tout en solution dans ces différents alcools. Elle commence seulement à se dissoudre dans l'alcool à 50°. L'hydrolyse est encore faible + elle porte sur 8,8 °/, du glucoside en solution, et elle s'arrête au bout de 7 jours. D'ailleurs, toutes les hydrolyses sont ici arrêtées en 7 jours, ou en moins de 7 jours. C’est là un fait intéressant à signaler, étant donné que, lorsqu'on fait agir l’émulsine en poudre, l’hydrolyse est lente et peut se continuer pendant plusieurs mois.
Dans l'alcool à 40°, on constate l’hydrolyse de 44,80/, de gentiopicrine ; dans l'alcool à 30°, de 88,9 ©/,, soit à peu près le double, et dans l’alcool à 20° et à 10°, de 96,3.
Dans ces deux derniers alcools, l'hydrolyse est très rapide, plus rapide dans l'alcool le plus faible. En 24 heures, dans l'alcool à 10°, l'émulsine a décomposé 91,8 pour 100 de gentiopicrine. L’hydrolyse n’aurait pas été sensiblement plus rapide si le ferment avait agi dans une solution aqueuse.