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SYSTÈME SPIRITUALISTE APPLIQUÉ A LA MÉDECINE

L'intervention nécessaire de l'âme dans les fonctions de la vie, admise par Stahl, devait conduire ce dernier à s'occuper de l'influence de l'âme sur les maladies : c'est ce qu'il fait dans le chapitre consacré aux affections de l'âme. La fièvre, pour Stahl, est un effort salutaire de l'âme, destiné à atténuer le sang. Il suit de là qu'il ne faut pas la combattre : c'est un soin dont se charge la nature. Les hémorrhagies actives sont égale-

ment des bienfaits, car elles se produisent en vue d'un but final déterminé. Les hémorrhagies passives sont celles qui résultent de la blessure des vaisseaux par une cause interne ou externe.

Stahl a été un des bons observateurs de son époque, et il a continué de faire intervenir la nature d'Hippocrate dans les phénomènes des maladies, mais sous un autre nom. Ce système, bien qu'il ait été préconisé par un homme de grand talent, n'a pas fait faire de grands progrès à la médecine, par la raison bien simple que, en faisant intervenir l'âme partout où l'intelligence de l'homme est confondue par les difficultés, toutes les recherches scientifiques se trouvent , par ce fait, supprimées.

Stahl n'est pas tombé dans les exagérations du chimisme et du mécanicisme ; mais il a laissé la médecine telle qu'elle était avant lui, tandis que les chimistes et les mécaniciens, bien que dans l'erreur, ont fait faire de réels progrès à notre art. La doctrine de Stahl est restée à l'état de curiosité historique ; la doctrine des chimistes et des mécaniciens a continué d'enrichir la science jusqu'à nos jours.

Le système spiritualiste fut modifié un peu plus tard par Barthéz. Au lieu d'un seul principe, Barthez en admet deux : l'âme pensante et le principe vital. Ce dernier fut chargé de tout ce qui est étranger au département de la pensée. Ce dichotomisme, opéré dans les hautes régions de la spéculation, n'a été la source d'aucun progrès, et nous nous bornons à le constater.

Pendant que VanHelmont, Stahl, Barthez s'occupaient d'accommoder l'idée spiritualiste des anciens avec les progrès delà science, à côté d'eux prenait naissance une idée qui, fécondée et mieux comprise de nos jours, est le fond commun de toutes les théories physiologiques. Nous voulons parler des propriétés vitales.

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