IV
tflfijp2 1 <H> ,
Les équations (i), (h), (m) et (iv) permettent de résoudre les problèmes qu'on peut avoir à se poser.
Supposons par exemple qu'on veuille employer comme réceptrice une dynamo Gramme de 500 becs et comme génératrice une dynamo Desroziers de 70 T - 200 A . Cherchons quel est le travail mécanique que pourra fournir la réceptrice. Nous savons que la dynamo de 500 becs peut débiter au maximum 24 ampères avec 50 volts de différence de potentiel aux bornes; nous admettrons donc qu'on ne doit pas dépasser ces chiffres pour ne pas risquer de détériorer les inducteurs en y faisant passer un courant trop intense. On aura donc i = 24, e' = 50. D'autre part e = 70.
On a donc :
50 = 70 — R x 24 d'où :
Supposons que la distance qui sépare les deux machines soit de 150 mètres. Le fil de ligne devant recevoir 24 ampères, nous
prendrons par exemple un câble de 7 fils —, ayant 9 m / m 2 ,28 de
section (voir la table). Sa longueur étant de 300 mètres, sa ré-
1 93 sistance sera jj— X 300 = W ,579, ce qui montre qu'il faudra
mm
Fig. 220.
intercaler sur la ligne une résistance auxiliaire égale à 0,833 — 0,579, c'est-à-dire à W ,254. En remplaçant dans l'équation (m) les quantités r„ r„ r d , r' a et r', par leurs valeurs, qui ont été données au chapitre VII, on peut calculer E, force électro-motrice de la génératrice. On a :
a nn*~ l n aqo l 0,039 X 0,0055 0,005o + 0,039 -f- =-7557=
d'où
Les résistances intérieures de la génératrice étant très faibles, nous pouvons admettre que la résistance totale p est égale à R -f- r 1 , + r' m , c'est-à-dire à l'-'.OlS. On a alors :
On peut admettre 80 e /,, pour valeur du rendement K. On aura donc finalement :
c'est-à-dire qu'on pourra avoir un travail mécanique utile d'environ 50 kilogrammètres.
Il y a lieu de remarquer que la génératrice, étant disposée de manière à pouvoir débiter 200 ampères avec 70 volts aux bornes, pourra alimenter 8 dynamos de 500 becs montées en dérivation. L'intensité totale débitée par la génératrice sera alors égale à 8 X 24 = 192 ampères.
131. Perceuses électriques. — Une des applications intéressantes des moteurs électriques dans la Marine est leur emploi pour le perçage au foret des trous dans les pièces métalliques, à bord des navires ou sur les chantiers de construction. Les transmissions mécaniques autrefois employées dans ce but néces-
sitaient rétablissement d'une ligne d'arbres qu'il fallait déplacer fréquemment. Avec les perceuses électriques, on peut avoir une machine génératrice fixe, et les déplacements se bornent à des déplacements du moteur électrique , qui peuvent se faire rapidement et sans difficulté. La réceptrice est reliée au porte-foret par l'intermédiaire d'un arbre flexible ou d'une transmission par corde.
Fig. 221.
Les perceuses électriques présentent encore un autre avantage. Si le moment résistant vient à augmenter subitement, soit par suite d'un serrage trop rapide, soit par suite d'un changement dans la dureté de la matière attaquée, l'outil se ralentit de lui-même jusqu'à ce que le moment résistant ait repris sa valeur normale. On évite ainsi la rupture des mèches.
La figure 221 représente un modèle de perceuse construit par la maison Bréguet, disposé de manière à être alimenté par les dynamos compound employées dans la Marine. Le moteur est une dynamo bipolaire à anneau Gramme, excitée en série. La figure 222 représente le schéma de l'enroulement.
En service courant, les perceuses Bréguet fonctionnent avec une différence de potentiel aux bornes de 60 à 65 volts et une
Fig. 222.
intensité de 15 ampères environ, absorbant par conséquent une puissance de 900 à 975 watfe? La vitesse de rotation de l'anneau est alors d'environ 2500 tours. Sur l'arbre de cet anneau est monté un pignon P conduisant le flexible par l'intermédiaire de
deux roues dentées A et B, ayant pour but de réduire la vitesse dans le rapport convenable. Il y a plusieurs jeux d'engrenages permettant d'obtenir des réductions de vitesse variables, suivant le numéro du flexible que Ton veut employer. La puissance mécanique utile est d'environ 75 kilogrammètres par seconde.
Sur le parcours de la ligne est intercalé un rhéostat de démarrage (fig. 222), dont le commutateur porte une touche morte permettant d'interrompre le circuit pour produire l'arrêt. La lame mobile de ce commutateur ne peut être tournée que dans un seul sens, de telle sorte qu'au début la totalité de la résistance se trouve intercalée dans le circuit et en est retirée graduellement à mesure qu'on tourne la poignée.
Le poids de la perceuse Bréguet est de 138 k . Ses résistances intérieures sont :
Les perceuses construites par* MM. Sautter, Harlé et C 10 présentent des dispositions analogues. Les premières étaient des dynamos duplex tournant à 1300 tours environ. Les modèles les plus récents sont des machines bipolaires, dont la figure 223 montre la disposition générale et l'installât ion. Il en existe deux types, dont les données sont les suivantes :
Nombre de tours par minute de l'armature.
Nombre de tours par minute de l'arbre de commande du flexible.
Puissance absorbée, en watts
Puissance disponible, en kilogrammètres par seconde
Poids, en kilogrammes
Le rhéostat de démarrage est relié au moteur par un câble A de \ à 5 mètres de longueur, formé de deux conducteurs jumelés, et terminé par une poignée en bois à deux contacts qu'on enfonce dans une prise de courant ménagée dans le couvercle du rhéostat. Un deuxième conducteur double B, muni également d'une poignée, s'enroule sur un tambour en bois C qu'on peut accrocher en un point quelconque. Les extrémités des conducteurs aboutissent à deux bornes fixes reliées à la génératrice. Sur le
trajet d'un des conducteurs est intercalé un coupe-circuit D. Le commutateur du rhéostat est manœuvré au* moyen de deux poignées P et P\ En appuyant sur P, par exemple, on fait remonter P' et on met en marche le moteur en diminuant graduellement la résistance. En appuyant sur P', on fait remonter P et on produit l'arrêt en intercalant graduellement la résistance. La Marine emploie également des perceuses construites par la Société L'Éclairage électrique. Ce sont des machines bipolaires
Fig. 223.
dont l'inducteur a la disposition représentée par la figure 91. Il en existe deux modèles dont les données sont les mêmes que celles des perceuses de la maison Sautter, Harlé et C ,e , et dont l'installation est identique.
Les perceuses électriques peuvent être avantageusement combinées avec un porte-outil à adhérence, du genre de celui que nous avons décrit au § 15, monté en dérivation entre les bornes du moteur. On a également réalisé des appareils dans lesquels l'électro-moteur et le porte-outil à adhérence forment un ensemble unique. Tels sont les appareils système Rowan, qui commencent à être employés dans la Marine. Les uns comptent deux
électro- aimants d'adhérence, les autres n'en ont qu'un. Leurs données principales sont les suivantes :
Nombre de lours de l'armature 1200
Nombre de tours du foret fiO
Avance du foret par minute 6 m/m
Puissance absorbée en « ail s 1200
Poids total 220 k
Adhérence (sur une tôle de 20 m U)
Le diamètre maximum de# trous que Ton peut percer avec celte machine est de 32 m / m .