POUTRES CONTINUES
On qualifie de poutres continues celles qui reposent sur plus (le deux appuis. Pour déterminer la manière dont les charges se répartissent sur les différents appuis^ on est obligé d'étudier les déformations de la poutre considérée et d'introduire dans les calculs la condition de la fixité des appuis suivant la verticale.
On suppose, en général, pour simplifier les recherches, que la section de la poutre est constante sur toute sa longueur et Ton se sert de la méthode de Mohr, Celte hypothèse se justifie par des calculs comparatifs qui montrent qu'on altère peu les résultats d'un calcul exact en introduisant dans les constructions une section constante.
Il peut être intéressant, cependant, lorsque la section varie d'une manière anormale, soit dans le cas de très grandes portées, soit lorsqu'on fait varier la hauteur des poutres, de contrôler les résultats en tenant compte, pour chaque élément de poutre, de sa section réelle.
La méthode qui s'applique au cas général, celui d'une section variable, ne peut conduire à des déterminations directes, car les réactions sur les appuis et par suite aussi les moments fléchissants dépendent des sections. Cette méthode ne peut donc servir que comme vérification, et les dimensions de la poutre se calculeront d'abord par la méthode de Mohr.
Nous commencerons cependant par le cas d'une section variable, et nous passerons ensuite au cas particulier d'une section constante.