‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 31 sur 90 · MANIÈRES D*ÉTBE DBS OBJETS OU DES FAITS · texte numérisé non relu

MANIÈRES D*ÉTBE DBS OBJETS OU DES FAITS

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170 APPLICATION AUX Sr.IENCES.

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«t Perçus par les sens avecx durée OT

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« Perçus par les sens et fia vue ol

« presque sans le concours | Vouîe of

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« Celte classification, qui est une des plus importantes et qui « donne naissance à un très grand nombre de radicaux, est, comme « on le voit, aussi facile à fixer dans sa mémoire que celle du c monde moral; la transition, pour cette dernière, a été ménagée, « puisque notre première classe est ici encore un aperçu du monde « moral sur le monde physique ; ce n'est qu'insensiblement que « nous arrivons aux connaissances dues principalement à nos sens, c La durée pouvait, il est vrai, précéder la situation; car elle a semble supposer plutôt que celle-ci une vue de Fintelligence ; € mais les analogies nombreuses que rencontrent ces deux classes a et l'utilité, dans plusieurs de ces circonstances, de leur conserver « cet ordre, ont dû nous déterminer à l'adopter. La quantité doit « un peu moins aux sens que la forme et celle-ci que le mouvement; c quant aux sens eux-mêmes. Tordre que nous suivons est celui « qu'indiquait leur importance relative ; c'est aussi celui que nous « avons adoplé précédemment dans notre première division. Il y a « d'ailleurs, même dans le monde physique, une certaine gradation c qui se trouve aussi observée : la substance qui ébranle l'organe de « la vue est moins physique, si l'on peut s'exprimer ainsi, que la « vibration de l'air qui vient frapper l'ouïe ; aussi l'action de celle-ci « s'exerce déjà à une distance plus rapprochée que l'action de « celle-là. Enfin, ce qui tombe sous les autres sens exige un plus « grand rapprochement encore des parties physiques qui produisent « et reçoivent l'impression. »

Le tableau des ordres d'idées compris dans la quatrième division ferait reconnaître comment tous les phénomènes observés sur les

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végétaax peuvent être assignés à un des cent ordres chargés de les recueillir. Sans entrer dans des détails qui nous entraîneraient trop loin, et en nous contentant de généralités tant pour ces phénomènes que pour leur nomenclature, on peul s'assurer de ce que nous avançons. IL est d'ailleurs évident ^ par la compréhension même des classes, que toutes les idées théoriques de la minéralogie peuvent être contenues dans cette division. En eflet, les propriétés générales des corps peuvent figurer dans la classe des manières d'être des objets perçus par l'intelligence, avec le concours des sens, et, sous le titre de propriétés absolues , elles figurent dans le sixième ordre de cette classe ogcc; aussitôt les mots ogocb, ogccg, ogad, ogcv, etc., représentent des classificiitions commodes parmi ces propriétés; les mots ogade, ogadi, ogado, etc., sont l'expression de ' certaines propriétés qui se remarquent dans le développement des corps; par exemple, og«de signifie la dilatabilité ; elle est exprimée par cette définition : manière d'êlre des objets (o) perçus par rinlelligeoce avec le concours des sens (g), exprimant une propriété absolue ou intrinsèque des corps (a),qui peuvent acquérir certain développement (d) , tel que celui de la dilatation (e) ; ogiepo, qui par le radical oga indique aussi une propriété générale des corps, figure de plus la propriété de persister dans la forme qu'ils affectent (p) , ce qui produit de l'élasticité (o). L'idée de substance contenue dans l'ordre oge conduit à la connaissance des parties de la substance ; telles que sont celles qui forment le corps, ogeg, et en particulier l'éléiDent, l'atome, la molécule, etc., ogege, ogegi, ogego, etc.

Les agents impondérables qui produisent des effets sur nos sens forment leurs expressions théoriques dans les classes relatives aux sens; ainsi la chaleur, latente, spécifique, rayonnante, qui produit le réchauffement et le refroidissement , sera comprise dans la classe des effets obtenas sur les sens autres que la vue ou l'ouïe (oh) ; dans celte classe, elle sera renfermée avec tous ses attributs dans l'ordre obi , qui exprime la température. La lumière^ au contraire, disposera tous les phénomènes dans la classe ot, et surtout dans l'ordre oti, qui signifie lumière ; les couleurs seront rangées dans la même classe et dans l'ordre otu, qui signifie couleur; elles seront dis-

posées dans Tordre de leur décomposilion par le prisme. Les formes si variées que présente la disposition des parties dans la masse minérale seront distribuées dans la classe qui exprime la manière d'être des objets (o) au point de vue de la forme (p) ; dans cette classe, elles rencontreront les ordres qui exprimeront la forme régulière, ope, géométrique, opo, ou les formes irrégulières, ope, variées, opw, etc.

Nous avons donc suffisamment démontré que notre théorie minéralogique non seulement s'approprie toutes les ressources dont on dispose aujourd'hui , mais qu'après avoir rangé tous les matériaux dans un ordre qui satisfait la raison et prête un appui considérable à la mémoire , elle ouvre une carrière illimitée à tous les progrès de l'avenir et un cadre commode et méthodique pour enregistrer ces progrès.

« Nous terminerons par quelques réflexions qui intéressent éga- « lement les autres applications. Outre les ressources que nous pro- « cure la théorie que nous venons d'exposer , il en est d'autres qui « naissent de la formation même des mots grammaticaux et radi- « eaux qui composent la Langue universelle; ces mots ont, en « effet, une série de dérivés dont le nombre centuple les richesses « que nous venons d'énumérer. La partie grammaticale (voir notre « l*** volume) fournit pour chacun des radicaux que nous venons « de créer : l'adjectif, les verbes actif, neutre et passif, les parti- « cipes présent et passif, et l'adverbe; voilà donc sept nouvelles « formes que chaque radical peut transporter dans le langage de la « science. Par exemple, tout radical commençant par une voyelle, « et la consonne qui précède celle-ci indiquant l'espèce des mots « dérivés grammaticalement , il en résultera que les expressions se « multiplieront et donneront lieu à sept variétés. La partie radicale, « de son côté (voir notre 2« volume, pages 26< el suivantes), pré- « sente dix-huit modifications pour les radicaux, par la simple addi- « tion d'une voyelle et l'intercalation d'une des six consonnes gram- « maCicales après la première lettre; ces modifications, combinées « avec les sept que nous fournit l'analyse grammaticale, donneraient « déjà un nombre de cent vingt-six modifications qui, multiplié

« par chaque radical, produirait cent vingt-six fois plus de mots. « Parmi ces modifications il y en aurait sans doute de superflues , « mais, sans compter les augmentatifs et les diminutifs, qui multi- « plient par dix, cent, mille, etc., tous tes radicaux de notre « langue et qui peuvent être d'un emploi fréquent, il y a des mo- « diOeatifs d'une utilité permanente dont les sciences tirent un « véritable proût : tels sont ceux qui sont relatifs aux études des « diverses parties d'une théorie, aux individus qui se livrent à la « recherche de quelque objet, qui l'affectionnent, qui le rejettent, n qui le détruisent; ceux qui remontent à la formation de l'objet « indiqué par le radical, etc. Or, si nous entrions dans le système « que nous avons exposé (volume 2s pages 283 et suivantes) sur • la composition réciproque des éléments modificatifs des radicaux, ' « nous produirions une suite de nouveaux radicaux qui multiplie- « raient les premiers par cent, mille et dix mille, etc., tout en conm servant, parla simplicité de leur formation, cet ordre métbo- « dique qui les fait entrer sans aucun travail dans le domaine de la « mémoire et de l'intelligence, »

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