‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 41 sur 90 · ANIMAL · texte numérisé non relu

ANIMAL

VÉGÉÎAL.

iodiTidualité.

individualité.

existence.

existence.

organisation ^nérale.

organisation générale.

organfsalion

végétale particulière.

organisation

animale parUculière.

apparence.

apparence.

sensation.

action des membres supérieurs

acUon des branches.

action des membres inférieurs

action des racines.

action des autres parties.

action des autres parties.

maladie locale.

maladie locale.

maladie interne.

maUdie interne.

(1) Voir ce tableau ci-dessus à la page 2^1.

Ce petit tableau présente deux irrégularités pour les classes D et J. L'extentlon donnée à la clasf^e D est motivée, comme on le conçoit aisément, par la multiplicité des formes qu'offrent Torganisation des animaux et celle des végétaux. En donnant aux physiologistes deux cases, nous leur laissons la facilité de partager Torganisme animal et l'organisme végétal en deux grandes divisions ; provisoirement , nous faisons occuper ces cases par cette seule distinction de plus général et de plus particulier.

L'absence de l'ordre aja est motivée, comme nous l'avons dit ailleurs, par l'inutilité de distinguer entre la sensation de l'homme et celle des animaux : nous ne pouvons nous rendre compte de la nature et de l'intensité des sensations éprouvées par nos semblables, comment parviendrons-nous à découvrir dans l'animal , qui ne peut nous communiquer ses impressions , des sensations différentes des nôtres 7 En conservant le mot sensation pour le végétal, nous n'entendons pas l'initier à la vie animale : l'ordre ajt doit renfermer les phénomènes qu'on peut comparera la sensation animale, et qui sont comme le témoignage de l'action intérieure du végétal quand il est exposé à des causes qui activent ou retardent, favorisent ou contrarient sa sensibilité, sa motilité ou même son existence.

Nous ne pouvons nous dispenser de faire remarquer le rapprochement que nous avons fait de l'énoncé physiologique ab, ag, ad, etc., de l'animal ou du végétal soumis à la nomenclature. Les lettres « et c (prononcez â, è) figurent les grandes divisions : « de l'animal et c du végétal (1). aga exprime donc la manière d'être (a) qui résulte de l'existence (g) de l'animal («) ; de même avc définit la manière d'être (a) qui résulte de l'apparence (v) du végétal (cf. De ce rapprochement natt un avantage marqué pour ces deux branches physiologiques. Dans Tétat actuel des sciences naturelles, la deuxième lettre de la grande classification oc ou s peut suffire pour caractériser les données aujourd'hui reçues pour les animaux et pour les végétaux ;

(1) Une analogie semblable a pu être constatée dans les classes ijp et yc, les consonnes ^ et c occupant le sixième et le septième rang de leur série décimale comme les voyelles ce et s.

mais si des progrès ultérieurs venaient à se faire jour dans ces sciences, rien n'empêcherait qu^on ne ftt intervenir la troisième ou même la quatrième lettre pour spécialiser l'animal ou le végétal dans ses particularités physiologiques. Expliquons-nous par un exemple : aga signifie l'existence de l'animal ; or, le naturaliste aperçoit une différence essentielle entre l'existence du mammifère et celle du poisson; en se reportant à la grande division a (page 95), on voit que ce dernier est défini par le radical ocv et le premier par ob ; agab signifiera donc l'existence du mammifère et sera le point de départ des manières d'être relatives à cette idée générale pour le mamtnifère , tandis qu'agaV sera l'indication des idées du même ordre pour le poisson. On sait d'ailleurs qu'une, deux ou trois lettres ajoutées à ces radicaux produisent dix, cent ou mille radicaiu définissant les idées particulières exprimées par ces mots de quatre lettres.

Si ces deux branches de nos connaissances naturelles se développaient encore, et, pénétrant plus intimement dans la vie des animaux et des végétaux, arrêtaient l'examen des observateurs sur des idées propres à des groupes d'animaux , des types plus spéciaux , alors, au lieu de se fixer aux classes d'animaux comme ci-dessus, le naturaliste s'avancerait jusqu'aux ordres : agave, ag«vi... agava, etc.^ indiqueraient existence du poisson (agav), et plus spécialement de celui qui a le caractère de Vacanthoptérygien (agave)... du malacoptérygien abdominal (agavi)... du lophobranche (agaVa), etc. Notre nomenclature répond donc encore ici à tous les besoins de l'avenir et à tous les progrès de la science.

Ces réflexions s'appliquent à tous les ordres aba, aga, ada... abc, agc,adc...; elles nous expliquent aussi comment les maladies si nombreuses, mais encore si peu connues, qui attaquent les animaux et les végétaux, peuvent être classés dans les ordres afa, aha, afs, abs; le nombre de ces maladies, assez borné aujourd'hui, peut prendre de l'extension par suite des découvertes postérieures; la nomenclature que nous indiquons suivra tous les pas de la science , enregistrera ces découvertes et les transmettra h la mémoire par le procédé le plus commode.

Ainsi, Fanatomie, la physiologie et la nosologie des animaux et des végétaux trouvent leur nomenclature au milieu même des éléments qui constituent ces trois parties pour la science médicale; il en est de même pour les manières d'être qui établiraient Tadministration des remèdes ou les opérations à effectuer sur ces deux sujets ; il en est de même pour les objets qui relèvent de cette matière, et pour les manières d'être qui les caractérisent. Celte union des différentes parties qui embrassent les sciences analogues ou parallèles a été, de notre part, Tobjet d'une attention scrupuleuse : le langage devant reproduire fidèlement toutes nos idées ne pouvait, sans manquer à cette condition, négliger de reproduire quelque chose de cet enchaînement merveilleux qui s'aperçoit entre toutes les branches des connaissances humaines.

« Nous terminerons par quelques réflexions qui intéressent égaa lement les autres applications. Outre les ressources que nous proa cure la théorie que nous venons d'exposer, il en est d'autres qui <c naissent de la formation même des mots grammaticaux et radi- « eaux qui composent la Langue universelle ; ces mots ont , en (c effet , une série de dérivés dont le nombre centuple les richesses a que nous venons d'énumérer. La partie grammaticale (voir notre a !«' volume) fournit pour chacun des radicaux que nous venons a de créer : l'adjectif, les verbes actif, neutre et passif, les partia cipes présent et passif, et l'adverbe ; voilà donc sept nouvelles a formes que chaque radical peut transporter dans le langage de la a science. Par exemple, tout radical commençant par une voyelle, a et la consonne qui précède celle-ci indiquant l'espèce des mots « dérivés grammaticalement , il en résultera que les expressions a se multiplieront et donneront lieu à sept variétés. La partie radicale a de son côté (voir notre 2* volume, pages 261 et suivantes) préa sente dix-huit modifications pour les radicaux, par la simple addia tioa d'une voyelle et l'intercalation d'une des sixconsonnes grama maticales après la première lettre ; ces modifications combinées c< avec les sept que nous fournit l'analyse grammaticale donneraient a déjà un nombre de .cent vingt-six modifications qui, multiplié « par chaque radical, produirait cent vingt-six fois plus de mois.

a Parmi ces modifications il y en aurait sans doute de superflues, a mais» sans compter les augmentatifs et les diminutifs, qui multia plient par dix, cent, mille, etc., tous les radicaux de notre <K langue et qui peuvent être d*un emploi fréquent , il y a des mo- « diûcatifs d'une utilité permanente dont les sciences tirent un <c véritable profit: tels sont ceux qui sont relatifs aux études des « diverses parties d'une théorie, aux individus qui se livrent à la a recherche de quelque objet, qui Taffectionnent, qui le rejettent , « qui te détruisent ; ceux qui remontent à la formation de l'objet « indiqué par te radical, etc. Or, si nous entrions dans le système « que nous avons exposé (volume 2*, pages 283 et suivantes) sur a la composition réciproque des éléments modificatifs des radicaux, «c nous produirions une suite de nouveaux radicaux qui multiplie- « raient les premiers par cent, mille, dix mille, etc., tout en con- « servant, par la simplicité de leur formation, cet ordre méthoa diquequi les fait entrer sans aucun travail dans le domaine de la c mémoire et de l'intelligence. »

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