CHAPITRE VIII
APPUGATION DE LA LANGCE TNITEBSELLE A L'ÉTUDE DE LA GÉOGRAPHIE.
S'il est une science qui, par la variété infinie des connaissances qu'elle embrasse, réclame instamment le secours de la méthode analytique, c'est assurément la Géographie. Pour limiter tout d'abord son étendue, nous établirons une distinction entre la description de la terre extérieure et celle des matériaux qui composent sa masse intérieure. Laissant de côté cette seconde partie que nous avons traitée précédemment, nous nous adresserons ici à la description de la surface de la terre.
L'utilité de la connaissance géographique a été reconnue de bonne heure ; les sciences exactes, sources des progrès sérieux de l'tiumanité, ont de bonne heure aussi exploré ce domaine et laissé les traces ineffaçables de leur passage ; mais le langage livré sur tous les points au hasard et aux caprices de l'imagination , au lieu de vulgariser les notions scientifiques, a répandu sur celte matière la confusion , l'incertitude et le désordre. A côté de ces savants qui épuisaient les ressources du génie pour établir des relations entre les sphères célestes et notre globe, dont les excursions pénibles à travers des pays sauvages ou sur des mers semées d'écueils ont enfin déterminé certaines lignes imaginaires devant lesquelles la réalité même semble pâlir; à côté de ces savants, disons-nous, les philologues sans initiative ont laissé passer les mots les plus insignifiants dans la langue des peuples, et ils ont laissé la mémoire accablée sous le poids énorme d'un vocabulaire presque illimité.
Sommes-nous trop sévère dans notre appréciation 1 Qu'ils nous disent donc pourquoi, encore aujourd'hui, dans cette Amérique où
les sciences, les arts, la civilisation, enfin, ont une force de végétation jusqu'alors inconnue, ils n'ont pas essayé d'apporter le flambeau de la méthode à ces hommes neufs qui ne répudient aucune découverte utile ! Qu'ils nous disent pourquoi, quand ils assistent à la création de villes qui surgissent comme par enchantement, ils ne peuvent inventer des termes propres à mettre en relief la situation géographique de ces villes ; pourquoi , au lieu de les laisser emprunter les noms bizarres du vieux monde, au lieu de laisser baptiser trente villes du nom d'un même saint, ou d'un même souvenir historique étranger ou sans importance, ils ne se mettent pas à l'œuvre pour indiquer par le mot lui-même la région à laquelle appartient le sol, en le comparant soit au globe entier, soit à l'Amérique du Nord ou du Sud, soit même au pays dont il relève !
Kst-il nécessaire de montrer le chaos philologique à travers lequel marche le géographe quand il veut fixer dans ses souvenirs une collection de ces noms de villes , de peuples et de contrées? S'il étudie sans le recours d'une carte, les expressions qu'il retient, après des efforts surhumains , n'ayant de liaison entre elles que par quelques analogies de sons , disparaissent , s'effaceni , ou même se déplacent dans sa mémoire et y font entrer la confusion; or, en supposant même qu'il conservât une série non interrompue de mots, ceux-ci ne seraient d'aucun secours pour des études plus approfondies. Si, au contraire, il emploie le secours d'une carte, seul procédé rationnel, il reincontre alors une double difficulté, celle de graver dans son esprit la situation respective des lieux et celle d'en retenir les noms. Ce double objet ne sera vraiment obtenu que quand la nomenclature que la mémoire s'approprie sera la peinture plus ou moins fidèle des rapports de situation ; alors , en effet , le souvenir d'un rapport produira celui de la nomenclature , et réciproquement.
Les conséquences de cette absence de méthode dans la formation des mots géographiques sont aisées à concevoir : non seulement la confusion règne pour le géographe dans la multiplicité des mots semblables qui le transportent en esprit dans telle partie de l'Amérique , quand il devrait fixer ses idées sur une ville ou une bourgade
28/l APPLICATION AUX SCFENCES.
d*Anglelerre ou de France; mais chez le même peuple, une incertitude aussi grande occasionne des embarras plus sérieux et plus Tréquenls. Prenons un exemple en France : combien de communes dans ce pays n*onl-elles pas le même nom, Saint-Pierre ou Saint-Paul, ou Saint-Louis, ou Saint-Jacques, ou, etc. ; lorsqu'on veut représenter, en administration ou pour un besoin quelconque , la véritable situation d'une de ces communes , on est obligé d'ajouter ces mots : dans le département de Seine-et-Oise , de la Loire-Inférieure , etc. Bien plus, quand les habitants de ces départements veulent s'entendre entre eux, ils sont contraints d'ajouter eux-mêmes : dans l'arrondissement de Louviers, de Bernay, etc. Ne serait-il pas temps de remédier h ces inconvénients , qui témoignent de l'enfance des nomenclatures ?
mot science a été donné à l'ensemble des études géographiques ; nous l'avons employé nous-même au commencement de cette application; mais s'il est vrai que la nomenclature géographique soit le principal objet de ces études , n'est-on pas en droit de leur refuser cette dénomination? Dans l'état actuel de cette branche de nos connaissances, peut-on dire que l'intelligence joue ici un rôle analogue à celui que. la science lui assigne? Sans doute le mathématicien , eu apportant à l'entrée de la géographie ses hautes spéculations , lui a ouvert une carrière scientifique ; cette carrière n'a été ni parcourue ni explorée ; le mathématicien a conservé ses chiffres et le géographe sa confusion et ses incertitudes ; la science n'a pas été créée.
Nous n'avons pas la prétention d'attacher notre nom à cette création; borné aux modestes aperçus delà nomenclature, notre travail ouvre une route ignorée peut-être jusqu'ici aux progrès de toutes les études; il offre, autant que possible , sur chaque partie, une coordination dans les idées qui fait coïncider celles-ci avec les mots chargés de les représenter. Telle sera notre méthode pour la géographie; nous apportons des, essais dont le cadre complet prouve au moins la possibilité d'ordonner avec intelligence les matériaux si nombreux dont elle dispose ; d'autres, après nous, trouveront sans doute des procédés plus sûrs, plus théoriques ou plus pratiques; le
spécimen que nous présentons aura du moins servi à préparer une direclion méthodique h cette science , aujourd'hui si peu avancée dans une semblable voie.
Nomenclature géographique.
La nomenclature géographique , pour embrasser tout le cadre de la science, doit attacher un nom , surtout aux divers lieux et aux divisions topographiques qui sont d*an usage quotidien dans la vie sociale , mais aussi aux accidents variés que présentent les différentes régions terrestres ou maritimes ; elle se partage donc en deux sections : la première comprend les formes du globe auxquelles les besoins des peuples ont fait donner des noms, telles que mers, golfes, lacs, caps, montagnes, etc. ; la seconde, ces œuvres artificielles qui ont modifié la surface de la terre, telles que les pays, les villes, les villages, etc.
« Nous allons d'abord revenir un instant sur notre mode de for- « mation pour les radicaux ; les quelques mots que nous en di- « rons seront suffisants pour rappeler à ceux qui l'ont étudié les « principes généraux sur lesquels nous nous appuyons , et pour « guider, dans l'intelligence de ce qui suivra, les personnes qui « n'ont jamais pris connaissance de notre ouvrage (1).
« Le principe sur lequel nous fondons notre théorie des radicaux « est celui-ci : pour qu'un mot exprime réellement une idée , il faut « que l'analyse de ce mot renferme l'analyse de Vidée qu'il repré^ « sente. Il est donc nécessaire que les caractères ou les lettres dont « le mot est composé figurent les catégories diverses auxquelles le « mot peut être rattaché^ depuis la plus générale jusqu'à la plus « particulière. De cette manière, en effet, les lettres mêmes du mot « donneront la définition de sa signification.
« Pour obtenir ce résultat , on peut partager toutes les idées con- « tenues dans les mots en un certain nombre de divisions repré- « sentées dans le langage par des lettres ; la première lettre d'un
(1) Voir le deuxième volume de notre Cours compLt de Langue universelle.
« mot indiquera dans quelle grande division d'idées il faudrait « ranger celle qu'on veut exprimer. Si OD partage de nouveau la « grande division, qui comprend une catégorie d'idées, en plu- « sieurs divisions moins comprébensives , ces classes pourront être • représentées par la seconde lettre du mot , et celle-ci figurera « ainsi une idée moins générale que celle exprimée par la première « lettre. En opérant de même pour une troisième division ou une « troisième lettre, on se rapprochera davantage de l'idée qu*on eu- « visage; enfin, en continuant, s'il est nécessaire, ces subdivi- 0 sions , ou arrivera à déterminer suflSsamment l'idée qu'on veut « exprimer. Par exemple , a au commencement d'un mot peut ex- « primer la manière d'être des individus; j peut, parmi ces ma- « nières d'être , déterminer l'idée de la sensation ; si maintenant, « parmi ces sensations, celle de la vue est attribuée à la lettre e, « le radical aje exprimera la même chose que les trois lettres du 9 mot vue, avec cette différence que aje nous apprend que la vue « est une manière d'être des individus quand ils éprouvent une sea- « sation particulière à l'organe de la vue.
« Les divisions successives que nous opérons dans notre théorie « sur une idée plus générale sont, autant que possible, en nombre « décimal, c'est-à-dire qu'une grande division contient dix classes, « une classe dix ordres, un ordre dix genres, etc.
« Le caractère algébrique ou , plus simplement , la lettre qui « figure une grande division, est une voyelle ; celle qui représente « une classe est une consonne; celle qui indique un ordre est une « voyelle . et ainsi de suite en Taisant alterner les consonnes avec « les voyelles.
(c Ces lettres, dites radicales, sont au nombre de vingt : dix • consonnes et dix voyelles ; en voici le tableau :
« Voyelles : aeiou occy6>8 « Prononcez : aéiou âêainôou
« Consonnes :bgdvj pctfh « Prononcez : be gue de ve je pe ke te fe che
• Les dix voyelles suivies des dix consonnes donnent cent radi-
« eaux ; ceux-ci suivis d'une voyelle en donnent mille de trois « lettres ; une consonne de plus produit dix mille radicaux de « quatre lettres, et ainsi de suite. De sorte que, d'après ce sys- « tëme décimal , il y aurait cent millions de mots de la longueur de « celui-ci : « avance, »
 ces vingt caractères, nous ajouterons, pour des raisons qu'on va comprendre tout à l'heure, cinq autres lettres que dans notre théorie générale nous appelons grammaticales (i) ; ces cinq lettres sont: I, m, n, r, s.
Surface du globe teiTe8t:e.
Attaché à la surface du glo|)e, l'homme est sans cesse en rapport avecles accidents variés qu'il y rencontre; aussi, dans les pays habités, il n'est pas une portion de territoire qui n'ait son nom propre. Ce résultat des nécessités de la vie entraîne aussi la nécessité d'ordonner les mets géographiques de telle sorte qu'ils se déduisent aisément les uns des autres : en effet, si l'on ne peut déterminer sans une connaissance spéciale des lieux à quelle partie du globe tel nom est assigné, au moins les divisions artiflcielles doivent-elles être disposées de telle sorte que l'on puisse , après des études suffisantes, flxer ses idées sur un ensemble dont l'étendue ue permette pas à l'esprit de s'égarer. Que l'on demande à un étranger dans quel endroit il trouvera un champ connu sous le nom àeLaHoublonnière; s'il est suffisamment versé dans la connaissance des langues , il reconnaîtra un mot français et indiquera la France ou quelqu'une de ses colonies; en supposant qu'il eût rencontré juste, que d'incertitudes pour lui, et partant, quelle impossibilité de désigner ce lieu sur une carte I Si on arrête ses idées sur V Europe, puis sur la France ^ il trouvera peut-être deux cents communes qui portent ce nom , et aucune d'elles ne renfermera ce lieu;
(1) EUes sont désignées sous ce nom , parce qu'elles ont pour mission , dans la théorie du langage, de se Joindre aux vingt radicales pour les plier à toute» les romies grammaUcales.
288 APPLICATION AUX SCUENCES.
il faudra donc encore lui désigner le département, V arrondissement, la commune oii il devra chercher le champ proposé. Or , comment ce mol, La Houbîonnière , qui aura nécessité des recherches, se lie«t-il à quelque partie du sol; comment, quand il est découvert, laisse- t-il derrière lui dans l'esprit la trace de quelque notion géographique? Voilà ce que la science aujourd'hui ne saurait déterminer , et voilà ce que notre procédé permettrait d'introduire. Poussée jusqu'à ses conséquences les plus éloignées, notre méthode divise* rail la matière indéfiniment : de sorte qu'on pourrait attribuer un nom spécial , non seulement aux carrés du kilomètre , mais à ceux de l'hectomètre , du décamètre , du mètre , etc.
Remarquons d'abord que les accidents du sol jouent un rôle tellement important dans leurs rapports avec l'humanité, qu'ils ont reçu des noms communs, suivant leurs formes, et entrent dans le discours sans avoir besoin le plus souvent d'élre définis par leurs noms propres. Cette gradation, qui est la règle la plus naturelle, devra être observée par la nomenclature. Les noms propres seront des déductions des noms communs.
Les noms communs qui doivent désigner les formes géographiques sont, comme tous les noms de cette espèce, rattachés au langage par les liens qui font un faisceau de toute notre théorie. Ils présentent les idées dont nous cherchons la classification sous deux points de vue différents ; comme objets ou comme manières d'être. On peut, en effet, considérer un fleuve, une montagne, un détroit, etc., au point de vue des objets particuliers qui en font un tout, ou en ayant égard aux propriétés et aux manières d'être que l'esprîl leur attribue; dans le premier cas, ce sont des objets; dons le second, au contraire, ce sont des manières d'être. Ce double aperçu, loin d'être un embarras pour nous, est favorable à la précision du langage, car nous faisons passer l'objet à la manière d'être qu'il peut figurer, et réciproquement, à l'aide d'une modification très légère (1) ; on pourra donc faire connaître l'idée exacte que l'on attache à ces radicaux.
(1) Foirle 2* voUime du Cours complet de Langue universeUe (p. 275 ei37G)*
TrÉOGRAPHlE. 289
Noas les avons présentés dans notre théorie comme des objets , parce qu'ils nous ont semblé réveiller le plus souvent les idées des objets qui les composent ; ils ont donc été classés dans la grande division des objets naturels et, comme tels, caractérisés par la voyelle initiale y.
Dans la grande division des objets naturels, nous avons consacré deux classes à cette importante partie de la nature : les classes yd et yv. L'une, yd, est l'objet naturel (y) indiquant les accidents de la surface du globe (d) ; l'autre, yv, est l'objet naturel (y) indiquant la surface du globe partagée artificiellement (v). Ces deux classes répondent ainsi respectivement aux deux sections suivant lesquelles nons partageons notre nomenclature. C'est de la première que nous déduirons la classification des fleuves, des caps, des montagnes, etc. ; c'est de la deuxième que nous déduirons les noms des pays, des royaumes, des villes, etc.
Nous concevons donc la surface du globe sous deux aspects difi'érenis : la surface naturellb de la terre et sa surface artificielle.
SI
Hnrfaee naturelle de la terre (yd).
La surface naturelle de la terre se rattache à notre système par la syllabe yd qui la définit ; les voyelles et les consonnes qui vont suivre s'y rattachent encore, et par la série décimale dont elles se composent, et par l'ordre qui fait alterner régulièrement ces deux sortes de lettres, et par les analogies qui régnent toujours, autant que possible, dans toutes les parties de notre théorie.
Avant d'arriver aux noms propres qui détermineront les objets placés à la surface de la terre, nous devons parcourir cette série de noms communs qui figurent les idées» extraites des formes delà terre ; ces idées sont assez nombreuses pour occuper dans notre système les dix ordres de la classe yd. Voici comment ils ont élé disposés (1) :
(1) 2* ToK, p. 1S5.
1® La terre» prise dans sod élat naturel, sera proprement dite quand nous considérerons le sol, le terrain, le fonds, la glëbe« les qualités de terroir, terreaux, etc^; les espèces de terre : argile, marne, etc. ; les portions de terre : campagne, contrée, régions, etc yda
Gomme sol, elle donne lieu aux quatre ordres suivants :
2* La terre voisine de l'eau: le bord, le rivage, la dune, la berge, etc., celle qui s'avance dans la mer : le cap, le pron^ontoire ; celle qui domine la mer, comme la falaise; celle qni est presque entourée d'eau : la péninsule, la presqu'île, etc yde
3* La surface même du sol, qui est animée par les plantations ; elle présente aux yeux les bosquets, les bocages, les futaies, les forêts, les vallées et les bas-fonds, ou les plaines, les prairies, etc ...... . ' • ydi
fto V élévation du soly qui rappelle les hauteurs, les coteaux, les collines, les monticules, les montées, les escarpements ou les hautes éminences, comme les montagnes, les rochers, etc ydo
5* La profondeur sous le sol, qui contient les grottes, les souter* rains, les antres, les cavernes, ou les cavités artiûcielles comme les fossés, les carrières, etc. . . ■ yda
Les eaux occupent la plus grande place sur la terre ; elles ont déjà servi à faire différencier les terres qui les avoisinent ; elles vont être elles-mêmes réparties dans les quatre ordres qui suivent :
G"" Veau proprement dite, c'est-à-dire la mer, l'océan ou ses parties ; le flot, l'onde, la vague, ou des parties plus considérables, comme les parages, les détroits, la haute mer ; ou les mouvements spéciaux comme le flux, le reflux, etc yda
1^ Les cours d'eau : petits, comme les sources, les fontaines, les ruisseaux ; ou considérables, comme les rivières, les fleuves, les chutes, les cascades , catar^tes, etc ydt
S° L'eau stagnante de petite étendue: les mares, lagunes, étangs; ou de grande étendue : les lacs, palus, etc ydy
9<> Les objets rencontrés dans Veau: les bas -fonds, les basses, écueils, rescifs, brisans, etc ydo»
10* Enfin la terre et l'eau, par leur mélange, fournissent notre
dernier ordre : le limon, la boue, la vase, la boarbe. la fange, elc . yd»
ORMES d'idées de LA TROISIEME CLASSE DE LA HOITliME myiSUm.^Surface
naturelle de ta terre (yd).
Proprement dite yda
Près de l'eau yde
Sur le sol ydi
Au-dessus du sol ydo
Au-dessous du sol. . . . ydu
Eau proprement dite. . . . yd«
Cours d'eau ydc
Eau stagnante ydy
Objets sous l'eau ydu
Terre et eau yd»
Les ordres de ce tableau qui sont caractérisés par les lettres o, u, K, S, y, ont des analogies indiquées à la page 196 de notre volume deâ radicaux.
La quatrième lettre qui établit les genres d'idées de ces différents ordres peut être déduite de la manière qui précède ; nous nous contenterons de la présenter dans le tableau suivant :
APPLICATION AUX SCIKNCKS.
Si
is.
•si
if il
si
In
S.SS si
e V os
S| Se
si
si