IV PRÉFACE
plus ioDgs développements ; mais son importance ou plutôt son utilité pratique ne semble pas si impérieuse, et les avantages pour elle d'une nouvelle nomenclature ne sont pas tellement évidents que nous nous soyons cru dans la nécessité de poursuivre longuement son étude ; nous en avons dit assez pour que les savants , s'ils en apprécient Futilité, substituent à des noms sans valeur et empruntés pour la plupart aux vieilleries mythologiques une nomenclature digne de cette science et rattachée par les liens que nous proposons à la grande unité du langage.
Quant aux sciences de la Marine, de la Guerre et du Culte, comme elles sont limitées pour les objets qu'elles envisagent, quelque nombreux qu'ils soient, nous avons cru suffisant de montrer comment elles forment leur nomenclatui"^ et comment elles prennent rang dans le cadre des idées exprimées par le langage. Enfin, nous eussions pu mettre un intérêt semblable pour quelques autres sciences, telles que celles de la Jurispnidence, de V Agriculture , etc.; la Physique^ dont les instruments si variés et si nombreux sont désignés par des mots souvent mal appropriés à leur objet ou embarrassants, réclamait peut-être de nous un article spécial ; mais on verra dans notre deuxième volume du Cours complet de Langue universelle que les nomenclatures de toutes ces sciences no sont pas abandonnées au hasard et qu'elles sont coordonnées comme les autres; les déductions des ordres, des genres, des espèces, etc., s'ef- Tectuent d'une manière identique à celles des sciences dont nous développons ici les applications, et trouvent ainsi, en réalité, dans ce volume, une explication suffisante.
Quoiqu'un auteur n'ait pas bonne grâce à s'excuser devant son lecteur, et qu'il en ait à peine le droit , nous éprouvons le besoin de nous justifier d'avance de la hardiesse avec laquelle nous abordons un si grand nombre de sciences dont chacune épuise la vie de