‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 51 sur 90 · GUERRE · texte numérisé non relu

GUERRE

La troisième lettre qui détermine ce que nous appelons les tndres doit être calculée en vue du développement de Tidée générale, depuis les Considérations les pins coropréhensives jusqu'aux détails les plus spéciaux, ou dans Tordre même des faits qui conduisent au résultat. C'est cette dernière coordination des idées qui nous a conduit à la classification suivante, que nous empruntons au deuxième volume de notre théorie du langage :

!• La guerre proprement dite, comprend tout ce qu'il y a ih général dans cette dénomination, soit qu'on Tentreprenne ou qu'on s'y prépare ; tout ce qui est relatif à ses succès ou & ses revers ; enfin , son but. . ' eha

2* Le premier fait qui en assure la réalisation est celui de Venrâlement; il est forcé ou volontaire, évité, abandonné indûment ou après libération, etc ehe

3* L'incorporation ou le classement dans les corps militants çn est la suite. Ces corps sont ou anciens ou modernes, composés de cavaliers, de fantassins ou d'armes spéciales. ....... ebi

4* Pour les diriger et y maintenir la discipline, il faut d'nbord établir des fonctions supérieures plus ou moins marquées et qui seront différentes suivant les temps et les peuples eho

5* Il en est de même des fonctions inférieures ou subalternes, qui occupent des services tout particuliers et qui ont quelquefois une place imporiante dans l'ensemble ehu

6<> Quand les cadres sont remplis, l'exercice de la manœuvre, régulière ou irrégulière, simple ou compliquée et variée, prépare les mouvements de l'armée eha

7° Ainsi formée, l'armée peut entrer en campagne et commencer ses campements pour y vivre soit en temps de guerre, soit en lemps de paix eh«

S^ Le soldat et ses chefs se familiarisent avec les signaux militaires ; ils distinguent les ordres et tous les divers moyens de les communiquer ehy

O"" Les corps d'armée défendent ou attaquent les villes, en forment le siège, coupent les communications au dehors, s'en em-

3/l6 * APPLICATION AUX SCI£NC£S.

parent, les ravagent ou font cesser l'investissement, et déjouent les efforts des assiégeants eh^

10® Enfin, dans les rencontres avec Vennemi, ils commencent et engagent un combat plus ou moins sanglant, sur terre ou sur mer, attaquent on repoussent, obtiennent des résultats brillants ou malheureux. eh5

Cet historique de la vie militaire renferme toutes les idées ou manières d*ètre que peut soulever la science de la guerre ; les dix radicaux eha, ehe, etc., répondent donc à tous les besoins de cette théorie, comme on peut s'en rendre compte en soumettant les mots les plus pratiques ou les moins vulgaires à l'épreuve de cette classification.

Une fois ces trois lettres déterminées, on conçoit avec quelle facilité le reste du radical se compose et définit l'idée qu'il caractérise; le système se continue en effet, et le même procédé achève l'analyse commencée, d'autant plus aisément que le cadre dans lequel elle opère est mieux circonscrit. Quant aux circonstances gramipaticales qui modifient les radicaux et multiplient la signification de chacun d'eux, nous renvoyons le lecteur qui en voudrait prendre connaissance au second volume de notre théorie.

Nous pourrions pousser plus loin ces esquisses de nomenclature, et passer en revue aussi rapidement et aussi superficiellement l'o^rtculture, l'industrie ei h jurisprudence ; mais les aperçus que nous venons d'ajouter aux applications plus développées dont les sciences naturelles ont été l'objet donnent une idée suffisante et de la conduite de notre procédé et des résultats avantageux qu'on en peut obtenir. Nous terminerons ce chapitre par une application k la science théologique, dans la partie qui concerne plus spécialemetit le culte ; ce couronnement de notre première partie, quoique traité d'une manière incomplète, parce que l'étendue des idées renfermée dans ce volume nous commande quelque réserve, offrira cependant assez de détails pour qu'on puisse reconnaître comment la nomenclature peut s'approprier les matières les plus délicates, et en apparence les plus rebelles à son œuvre de coordination.

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