‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 53 sur 90 · CULTES CHI · texte numérisé non relu

CULTES CHI

ÏSS!/

fi

fit

Isi-

sBp8

ri

fil

fi

is!.

la

ILS o g

6 il

il!

tli

354 APPLICATION AUX SClEN(.tS.

Oo peut ordonuer les genres de ce tableau de bien des manières; celle que nous adoptons, en même temps qu'elle renrerme tontes les idées qui se rencontrent dans cette partie de la sciertce du culte, a de plus des analogies fréquentes avec les autres parties de notre système. Quant aux avantages d'une classification ainsi préparée pour la nomenclature, il faudrait répéter ce que nous avons fait remarquer dans notre application générale, pour les faire ressortir ; nous préférons y renvoyer le lecteur et citer ici quelques exemples.

Ces mots quadragésime , quinquagésime , sexagésime, septuagé" sime, offrent un sens à ceux qui connaissent la langue dont ils sont tirés ; mais la signification qu'ils présentent est tellement indéfinie qu'il faut la connaissance de ces faits très variés pour s'en rendre un compte suffisant. Les mots efovo, efovu, efova, efovc, qui signifient la même chose, ou qui sont la transformation théorique des premiers, pénètrent dans Tesprit en analysant l'idée qu'ils représentent : ce sont des manières d'être (e) relatives aux faits du culte (0 9 tels que les cérémonies religieuses (o) qui sont célébrées à des époques déterminées (v) ; ou quarante jours après une autre fête (o), ou cinquante jours (u) , ou soixante jours (a), ou soixantedix jours ((). Or, les voyelles <>, u, a, et c qui déterminent ces mots, ont elles-mêmes la signification des chiffres 6, 5, 6 et 7, qui, considérés comme dizaines, reproduisent encore le détail des radicaux français. Les roots marabout et thérapeutes laissent une profonde incertitude dans l'esprit même de ceux qui ont quelques notions des langues d'où ces mots sont déduits. Entend-on par marabout un prêtre turc ou une cafetière du levant ; par thérapeutes des substances médicales ou dçs moines juifs? Nos radicaux lèvent tous les doutes: ef8ge, ef8di, sont des manières d'être des individus dans leurs rapports mutuels. C'est la première lettre e qui, d'abord, a chassé de l'esprit l'idée d'objet et nous fait songer aux manières d'être des individus; la lettre f nous transporte au milieu des idées qui conviennent aux cultes, et la lettre suivante H aux emplois résultant de l'exercice des cultes autres que le culte chrétien ; dès lors, la consonne g nous apprend que le thérapeute est un homme

employé au service du culle juif, comme la consonne d désigne l'individu employé au service du culte musulman (1) ; c'est enfin par la lettre e qu'on sépare le thérapeute du pharisien, etc. ; et par la lettre t qu'on distingue le marabout du mufti, du scheik, du derviche, etc.

^ Toutes les idées ayant leur peinture dans le langage, il peut sembler surprenant que nous ayons formé une grande division des manières d'être du langage, et que nous offrions au culte une des classes de cette grande catégorie. Mais outre que les faits du langage sont très multipliés, on remarquera qu'ils ne pouvaient être confondus avec ceux du monde moral, car ceux-ci se distinguent essentiellement des faits physiques dont le langage est un des éléments. D*autre part on ne pouvait, sans confusion, introduire ces phénomènes tout spéciaux dans Tune des trois autres grandes divisions ; il semblait donc convenable d'établir une catégorie toute particulière pour des faits aussi nombreux que susceptibles d'augmentations et de perfectionnements.

Le culte, qui est l'élan de Tâme vers le Créateur, se manifeste surtout par l'organe de la parole; sans cette manifestation les prières, les prophéties, l'histoire sainte tout entière, les mystères et les dogmes auraient été difficilement communiqués à Thumanité ; si Ton peut en dire autant de plusieurs autres connaissances, il n'est pas moins vrai que les prières et les prédications sont des faits religieux qui empruntent surtout au langage leur puissance et leur efficacité; le culte devait donc surtout prendre rang, pour un certain nombre de manières d'être, parmi celles que nous attribuons au langage.

Caractérisées par la voyelle ti, ces manières d'être seront appropriées an culte par la lettre f; uf exprimera donc les faits du langage relatifs à la religion. On reconnaît dans ce nouveau radical la

(1) Les radicaux efbge, efsdi, désignent les emplois eux-mêmes; pour passer aux individus qui occupent ces empiois, il faut insérer la graromaUcale / entre la première ToyeUe et la première consonne du radical : elfttge, eUHdi (3* volume dfUUiéorie,page2M).

356 APPLICATION AUX SaSNCES.

liaison au système général par la voyelle u, et à l'unité des idées du culte par la consonne/*, qui a déjà donné naissance aux classes »r et ef.

La troisième lettre du radical forme les ordres par une analyse analogue à celle des ordres des classes bf et ef ; en effet, ufa et ufa seront les applications du langage au culte proprement dit, c'est-àdire aux ouvrages et aux écrits qui servent de fondement aux dogmes ; ufe et ufi figureront les ouvrages où sont consignés les dogmes : évangiles, catéchismes, mandements, etc. ; ufi et ufy contiendront les ouvrages de prédication : imitation, épîtres, sermons, etc ; ufo et ufu renfermeront les prières dont les formes sont si diverses; enfln, ufu et uf8 représenteront les parties de ces différents ouvrages ou de ces prières. I^s ordres de cette classe seront donc :

ura langage appliqué au culte proprement dit du chrétien.

ufe — aux ouvrages de dogme chréUen.

ufi — aux prédicaUons chréUennes.

ufo — aux prières cbréUennes.

ufu — aux parties de ces objets reUgieux et ctiréUens.

ufa — aux ctUtes proprement dits, non chrétiens.

uf< — aux ouvrages des dogmes non chrétiens.

ufy — aux prédicaUons non chrétiennes.

ufru — aux prières non chrétiennes.

u(8 — aux parties de ces objets religieux et non chrétiens.

F^ quatrième lettre est fournie par le tableau suivant :

ArTBES CDLTE8.

CULTES CHtÉTlBRB.

rt 5 *

Page 1