‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 54 sur 90 · ET · texte numérisé non relu

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Si les ordres ufa, ufe, ufi» ufo et ufu, ainsi que leurs corrèspoûdants ûfs(, uh^ ufy, uCu et uf8, sont ménagés de manière à présenter une corrélation avec les ordres efa, etc. , et 8fa, etc., nous devons avouer que les genres qui suivent les voyelles douces n'ont pas dans leur terminaison une raison d*ètre qui nous fasse attacher une grande importance à cette classification d'idées. Il n'en est pas de même des genres qui suivent les voyelles fortes, les analogies permanentes qu'on retrouve dans les trois tableaux sont d'un grand prix dans l'étude des langues.

Nous ne saurions trop répéter, et surtout à la fin de cette première partie, ce que nous avons dit sous tant de formes diverses : que nos classifications d'idées sont surtout faites en vue du langage; que quoique 4e mot soit l'image de l'idée, il donne à la pensée et à l'intelligence une telle puissance qu'il est véritablement créateur des sciences ; que réglementer sa compréhension et faciliter son entrée dans l'intelligence est un but pour lequel il faut se préparer à tous les sacrifices; que si la classification distingue suffisamment les idées entre elles et peut les embrasser toutes, elle ne doit plus ensuite avoir d'autre objet que celui de rapprocher les parties de la classification de manière à en tirer ou une déduction toute rationnelle, en passant du plus général au plus particulier, ou des analogies habilement distribuées pour rappeler les idées par les soDs et réciproquement.

Avec ces données ainsi résumées, il sera facile de comprendre les motifs qui nous ont guidé dans l'établissement de nos classes, de nos ordres et de nos genres ; de nous condamner peut-être quelquefois en nous combattant avec nos propres armes ; enfin de rectifier et de perfectionner, ou de modifier et de changer ce qu'on jugerait défectueux ou incomplet dans les diverses parties de notre système.

a Nous terminerons par quelques réflexions qui intéressent éga- « lement les autres applications. Outre les ressources que nous pro- « cure la théorie que nous venons d'exposer, il en est d'autres qui « naissent de la formation même des mots grammaticaux et radic( eaux qui composent la Langue universelle ; ces mots ont , en

a effet , une série de dérivés dont le nombre centuple les richesses c que nous venons d'énumérer. La partie grammaticale (voir notre (X 1«' volume) fournit pour chacun des radicaux que nous venons « de créer : Tadjectir, les verbes actif, neutre et passif, les parti- « cipes présent et passif, et l'adverbe ; voilà donc sept nouvelles « formes que chaque radical peut transporter dans le langage de la « science. Par exemple, tout radical commençant par une voyelle, « et la consonne qui précède celle-ci indiquant Tespèce des mots « dérivés grammaticalement , il en résultera que les expressions « se multiplieront et donneront lieu à sept variétés. La partie radicale « de son côté (voir notre 2* volume, pages 261 et suivantes) pré- « sente dix-huit modifications pour les radicaux, par la simple addi- « tion d'une voyelle et l'iotercalation d'une des six consonnes gram- « maticales après la première lettre; ces modifications, combinées « avec les sept que nous fouruit l'analyse grammaticale, donneraient « déjà un nombre de cent vingt-six modifications qui, multiplié « par chaque radical, produirait cent vingt-six fois plus de mots. « Parmi ces modifications il y en aurait sans doute de superflues, « mais, sans compter les augmentatifs et les diminutifs, qui multia plient par dix, cent, mille, etc., tous les radicaux de notre « langue et qui peuvent être d'un emploi fréquent , il y a des mo- <c dificatifs d'une utilité permanente dont les sciences tirent un «( véritable profit: tels sont ceux qui sont relatifs aux études des <c diverses parties d'une théorie, aux individus qui se livrent à la « recherche de quelque objet, qui Taffectionnent, qui le rejettent, « qui le détruisent ; ceux qui remontent à la formation de l'objet « indiqué par le radical, etc. Or, si nous entrions dans le système « que nous avons exposé (volume 2*, pages 283 et suivantes) sur « la composition réciproque des éléments modificatifs des radicaux, « nous produirions une suite de nouveaux radicaux qui multiplie- « raient les premiers par cent, mille, dix mille, etc., tout en con- « servant, par la simplicité de leur formation, cet ordre métho- « dique qui les fait entrer sans aucun travail dans le domaine de la « mémoire et de l'intelligence, n)

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