‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 63 sur 90 · SOUCHE COMMUNE · texte numérisé non relu

SOUCHE COMMUNE

a e (mort sans enfants) i

g (mort sans enfants) b d

etc. etc.

Jb^ 8

aeiouac e i

etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. a etc. etc.

etc.

etc.

etc.

etc.

aeiouacy&> etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc.

Le premier enfant a et le troisième t ont eu de la postérité; quant au deuxième, il est mort sans enfant, il n'est la source d'aucune filiation; des deux enfants de a, l'un, ag, est ai^ssi mort sans enfant, nous n'avons donc à considérer que la postérité de ab; celui-ci a eu sept enfants aba, abe, abi, abo, abn, aba et abs ; chacun de ces sept enfants a eu de la progéniture , mais nous ne pousserons pas plus loin de ce côté la filiation ; elle se poursuivrait d'ailleurs comme celle qui va être développée plus longuement.

Le troisième fils de la souche qui nous occupe a eu trois enrants ib, ig, id ; nous suivons seulement la progéniture ig ; celui-ci a eu aussi trois enfants iga, ige et igi ; nous laissons de côté ige et igi pour suivre iga ; or ce dernier a eu cinq enfants igab, igag, igad, igav, igaj, parmi lesquels igav en a eu neuf igava, igave, igavi, igavo, igavu, igava, igavs, igavy, igavo.

Gomme on le voit, à quelque moment de la filiation que Ton s'arrête, on a un nom qui la retrace fidèlement : c'est ainsi que abu figure le cinquième enfant (u) du premier fils (b) du premier fils (a) du père qui arrête nos idées. De même, igavi est le troisième fils (i) du quatrième fils (v) du premier fils (a) du deuxième fils (g) du troisième fils (i) de cette même souche.

Ce qu'il serait presque impossible de saisir avec la description détaillée ou l'analyse sans synthèse, présente la plus grande simplicité sous les formes synthétiques, igavi, igavo, etc.

Si le nombre des enfants dépassait celui des caractères, on ne pourrait continuer la suite des nombres sans interrompre Talternation des voyelles et des consonnes; mais l'inconvénient serait peu sensible, car la rencontre des deux voyelles ou des deux consonnes prévient d'elle-même par son irrégularité ; dans ce cas, la deuxième de ces lettres doublées se combine toujours avec celle qui suit immédiatement : le mot odbicaapour éléments analytiques les parties 0, d, bi, c et a ; il indique que l'individu désigné est le premier fils (a) du septième enfant (c) de son grand-père ; que celui-ci était à son tour le treizième fils (bi) du troisième enfant (d) de son grandpère ; et que ce dernier était le quatrième enfant (o) de son père.

Nous ne croyons pas utile de pousser notre éoumération au-delà du nombre cent, auquel nous pouvons atteindre avec notre procédé sans altérer la peinture de la filiation ; si cependant un père de famille, dans quelque contrée orientale, pouvait atteindre ou franchir celle limite que les temps fabuleux assignaient à la progéniture du roi Priam, nous aurions plusieurs ressources artificielles pour conserver ù c()aque descendant le rang qui lui convient : l'introductioD des lettres 8 et A serait un moyen d'annoncer cette singularité sur laquelle nous ne devons pas nous arrêter.

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La solution de ce problème, comme celle du premier, était indispensable pour comprendre la forme et la tenue des registres où les actes de Tétat civil seront enregistrés ; mais nous pensons que, dans un certain nombre de circonstances, il peut être très intéressant de pouvoir synthétiser ainsi une filiation qui dans son état d'analyse est

L'étude de Tbistoire peut en tirer un profit considérable. Combien de faits historiques ne peuvent s'expliquer que par des liens de famille, et combien peu ces liens sont compris avec précision par la plupart des personnes qui s'occupent d'histoire I Cela tient , nous l'avons dit, à ce que l'analyse, si utile pour pénétrer au fond des difficultés, devient stérile quand elle n'est pas accompagnée, k chaque pas, de la synthèse, qui fait un tout de ces parties analytiques. Essayons de présenter un ou deux exemples, et à cet effet ouvrons une histoire de France où l'on ait compris l'importance des filiations. Le livre qui tombe sous notre main est un abrégé de M. Magin (i) qui se termine par des petits tableaux de fiiiatioo. Celui qui concerne les Bourbons paraissant offrir plus de précision que les autres, nous allons lui appliquer notre procédé; voyons d'abord comment Henri lY descendait de saint Louis :

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