‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 64 sur 90 · ANALYSE · texte numérisé non relu

ANALYSE

Robert de Clermont, cinquième fils (u) de saint Louis, sire de Bourbon, ci u

Son fils (b) Louis /•*, créé duc de Bourbon en 1327, mort en iSûl, ci b

Son troisième fils (i) Jacques de la Marche, connétable de France, mort en 136J , ci i

Son deuxième fils (g) Jean J", comte de Vendôme et duc de Bourbon, mort en 4393, ci g

Son fils (a) Louis //, mort en 1^46, ci a

Son fils (b) Jean II, mort en iû78, ci b

(1) Dezobry, Migddeinc et C% 1S67.

DE l'état civil, 611

Son fils (a) François, mort en 1695, ci a

SoD fils (b) Charles, duc de Vendôme et de Bourboo.

mort en 1537, ci b

Son fils (a) Antoine de Bourbon épouse Jeanne d'Albret, héritière de la Navarre, et devient roi de Navarre, 1555-1562, cL a

Synthèse ubigababa

Ce mot, qui retrace la filiation depuis saint Louis jusqu'à Henri lY, n'est pas difficile à conserver dans la mémoire ; mais pour ceux qui ont été initiés à la théorie du langage, sa décomposition offre une signification bien aisée à retenir : ubiga signifie rhétonqtte et baba a le sens de l'adjectif humain. Ainsi le souvenir de rhétorique humaine peut rappeler le mot ubigababa qui caractérise : le premier fils (a) du premier fils (b) du premier fils (a) du premier fils (b) du premier fils (a) du deuxième fils (g) du troisième fils (i) du premier fils (b) du cinquième fils (u) de saint Louis.

Dans les filiations historiques où les aînés succèdent régulièrement à leur père, il existe un moyen de simplification puisé également aux sources de notre théorie. La lettre grammaticale r indique la répétition lorsqu'elle est intercalée entre la première et la deuxième lettre radicale (1); on peut lui attribuer ici celte valeur dans toute la suite du mot ; or, chaque fois que la filiation s'établira d'une manière uniforme, l'insertion de la lettre r annoncera cette répétition et la lettre suivante le nombre de fois que la répétition s'effectuera. Un motsous cette forme sera plus simple sans rien perdre de l'exactitude synthétique : ubigababa devient ubigaro (2) où l'on retrouve la même partie ubiga, la lettre r marquant la répétition, et la lettre suivante o indiquant que celte filiation a lieu quatre fois , ce qui équivaut à baba. Les descendants de Hugues-Capet jusqu'à Louis X

le Hutin étant régulièrement fils aînés du père qui les précédait sui

(1) Tome 2* du Cours complet de Langut universelle, page 371.

(3) Nous ne disons pas ubigarv , quoique ce mot présente le m6me sens : parce que dans le cas où le chiffre de la répëUtion surpasserait dix, U pourrait y avoir confusion sur la leUrc chargée d'énumércr cette répétition.

le trône, la filiation qui s'arrêterait à Louis-le-Hutin serait arbri, celle de Philippe-le-Long serait ar^g, et celle de Charles lY dit le Bel serait arud. Les mots arb^^arug^ arod ont une signification dod équivoque : arbb indique que le fils aîné (a) d*Bugues-Capet a succédé à son père, et que cette succession directe s*est répétée (r) dix fois (b8), en y comprenant Louis-le-Hutin ; arug et ar6)d donnent la même indication, avec cette différence que Philippe-le-Long est second fils (g) et Gharles-le-Bel troisième fils (d), et que leur père était le neuvième (&>) de la série des aînés succédant directement à leur père.

En appliquant ce mode de dénotuinalîon à Henri Y et au Comte de Paris, qui tous deux descendent de Henri lY, nous trouvons la filiation du premier définie par le mot arudcb, et celle du second par le mot agaro. Henri Y descend de Henri lY par le premier fils (a) ou Louis XIII ; la descendance des fils aînés s'est répétée (r) cinq fois (u) ; puis le troisième fils (d) du Dauphin Louis, mort en 1765, c'est-à-dire Charles X, a eu pour second fils (e) le duc de Berry, dont Henri V est le fils aîné (b). Le comte de Paris descend de Henri lY par Louis XIII (a) ; depuis le second fils (g), la descendance des aînés (a) s'est répétée (r) six fois (oc) jusqu'à lui. Ces deux formes synthétiques arudeb et agara portent avec elles d'utiles renseignements : elles font voir que les deux personnages appartiennent également à la neuvième génération après Henri lY (1) ; qu'ils sont sortis tous deux du fils aîné de ce roi; que le comte de Paris descend, depuis le second fils de Louis XIII, par une ligne toujours directe et non interrompue de primogéniture, tandis que Henri Y n'est plus dans cette ligne ni par son grand-père, ni par son père.

Nous n'entrerons pas plus avant dans les conséquences dont la solution de ce problème peut devenir la source pour l'étude de l'histoire et des familles en général ; il nous suffit que cette solution soit bien comprise et que le lecteur ne soit pas embarrassé an milieu des explications qui vont suivre.

(1 ) Vu dans arudeb donne déjà le chiffre 5, et les quatre htues a, d, e, b formenl les quatre autres unités, ce qui donne le total 9; la letu% «dans agara est le ciiiffre 6, qui, Joint aux trois lettres a, g, a, fournit encore le total 0.

DE li'ÉTAT CIVIL. 413

S ni.

Tenue des re^stres de Pétat el?ll on du registre dit de flUAtlon.

Tenir les registres de Vétat civil de manière que, sans augmenter le personnel occupé à cet emploi et sans prolonger sensiblement (I) le temps qui y est consacré, on puisse d'un coup d'œil saisir toutes les parentés d'une même famille, et trouver avec précision toutes les alliances contractées par ses différents membres.

Tel esl le problème que nous allons attaquer et pour la solution duquel celle des deux problèmes précédents va nous servir merveilleusement.

Nous ne connaissons aucune modification utile à faire à la rédaction des procès-verbaux de ces actes, telle qu'elle a lieu en France: tout a été sagement prévu dans les instructions qui concernent cette rédaction. Il est vrai qu'on omet fréquemment la date et le lieu de naissance des père et mère, et que cette lacune a dû bien souvent arrêter les recherches généalogiques; mais notre procédé devant remédier à cet inconvénient, il est probable que, si notre système était adopté , on ne tomberait plus dans cet oubli. Quant aux actes relatifs aux personnes qui sont étrangères à la localité où le fait civil est consigné, nous donnerons la marche à suivre pour que le but auquel nous tendons ne soit pas intercepté.

Trois actes civils doivent surtout être recueillis par les munici* palités : ce sont ceux qui constatent la naissance, le mariage et la mort. Ils sont, en effet, le fondement de la société : par le premier, un nouveau membre prend son rang au milieu des citoyens ; par le second, il se met en mesure de contribuer régulièrement à l'augmentation du chiffre de la population; par le troisième, il disparaît

(1) L'enregisiremont de chaque acte ne demandera pas même une minute da temps de remployé.

tiiU REGISTRES

de la scènft des vivants, et n*y figure plus que par la trace de son passage ou la descendance dont il est la souche:

La société conserve encore quelques autres faits civils, et principalement ceux qui concernent la transmission de la propriété; elle s'est occupée plus sérieusement peut-être de recueillir tous les faits de cette nature, parce que Tabsence des documents peut entraîner des désordres de tous les instants ; mais les trois actes que nous venons de signaler n'ont pas une moindrç importance , puisqu'ils sont le principe de l'existence sociale et de tous ses développements. Ils suffisent, au reste, pour nous faire atteindre le but auquel nous tendons, c'est-à-dire pour suivre dans sa marche le mouvement de la population et pour consigner avec précision les relations de parenté que ce mouvement élablit entre les individus.

Nous demandons d'abord, outre le registre où sont contenues les minutes des actes de l'état civil, un nouveau registre où seront relevés successivement et succinctement les trois faits civils à mesure qu'ils se produiront. Nous offrons plus loin le modèle des tableaux qu'il présente, mais, pour mieux en faire connaître les parties, nous allons les étudier séparément.

Chaque individu n'a droit qu'à une ligne sur ce registre, et cette ligne doit fournir toutes les données nécessaires aux trois faits civils qui le concernent.

Naissance.

La naissance doit être connue et définie au moyen du ïieu où elle est constatée, de la parenté, de la filiation et de la date.

L'indication du lieu ne devrait pas figurer dans la ligne que nous destinons à l'individu : elle est suffisamment annoncée par le registre municipal lui-même ; cependant, comme l'acte de naissance peut être dressé dans un lieu autre que celui dans lequel le nouveau né doit figurer pour la parenté à laquelle il est attaché, nous conservons une colonne pour le lieu de la naissance. Cette colonne restera vide toutes les fois que la naissance aura été régolièrement établie dans le lieu même où l'on tient le registre.

DE l'état aviL.

La parenté^ figurée par le nom de familley étant portée au haut de la page, ne doit pas être représentée de nouveau dans la Hgne descriptive de la vie civile.

La filiation est marquée par le procédé du § II ; le nom de la souche, qui sert de point de départ, est au haut de la page, et, pour chacune des lignes de cette page, on reproduit la filiation du père avec la nouvelle lettre qui définit le rang de géniture. Si le nomade filiation du père est ide et que le nouveau né soit son quatrième fils, la filiation de celui-ci sera idev.

La date sera représentée par le nom civil de Tindividu, § I ; ce nom, dont l'utilité est évidente, conservé désormais fidèlement par chacun des membres de la société, contrôlé à la fois sur les deux registres civils, constitue un des progrès notables de celte théorie.

Les premiers mots des lignes que le greffier enregistrera seront donc du genre de ceux-ci :

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