CHAPITRE m
APPUCATION DE LA LANGUE UNIVERSELLE A LA NOMENCLATURE DES RDES d'une VILLE ET A CELLE DES ROUTES D'UN PAYS.
II est des progrès que la théorie du langage est appelée à favc^riser, qui» s'ils ne sont pas aussi importants que ceux dont les lettres et les sciences éprouveront les avantages, sont pourtant de quelque intérêt pour la société. Au nombre de ces améliorations de détail nous plaçons la nomenclature des voies de communication, soit |)oar leâ routes d*un grand pays, soit pour les rues d'une grande ville.
Quel que soit l'état actuel de cette nomenclature, il est nécessaire que le voyageur connaisse parraitement le pays ou la ville qu'il parcourt, pour ne pas s'égarer dans le dédale des chemins ou des rues qui se croisent à l'infini devant lui. Les efforts tentés dans quelques contrées et dans quelques villes pour mettre un fil conducteur entre les mains du voyageur étranger, sont encore trop pen efficaces pour qu'on puisse s'arrêter à un système rationnel fondé sur les idées pratiques émises jusqu'ici.
Quand les Français descendirent à Gallipoli, au printemps de 4854, pour porter secours aux Turcs contre la Russie, ils ne reconnurent plus dans cette ville, comme dans toutes celles de France, ces moyens de communication distribués avec méthode et soigneusement indiqués au coin des carrefours par des noms peu significatiiii le plus souvent, mais au moins particuliers pour chaque rue. Les embarras qui en résultaient pour eux les déterminèrent à recourir au mode de dénomination qui leur était familier. Voici ce qu'oe lisait à cette époque dans le Moniteur de l'Armée :
« Afin de se reconnaître au milieu des méandres de ces noma breuses petites rues dont Gallipoli est entrecoupé, les soldats les a ont toutes baptisées de noms significatifs et empruntés soit à