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POIDS ET MESURES

£d continuant cette analyse au moyen du tableau des genres d'idées compris dans la quatrième classe de la huitième division (1), on formerait un tableau identique pour les genres d'idées compris dans la deuxième classe (g) de la dixième division (»). Les deux lettres (au plus trois) qui suivront le radical 8g annonceront donc le pays où la monnaie prend sa source et a son cours régulier : 8geb, monnaie de Russie ; tfged, monnaie de Prusse; 8gev, monnaie d'Autriche ; 8gep, monnaie de France, etc. ; 8gug, monnaie de Chine; bgod, monnaie de Tartarie ; 8gyv, monnaie du Mexique, etc.

Cette nouvelle analyse obtenue, il reste à fixer la matière dont la pièce est formée et sa valeur approximative. Notre solution dans Thypothèse où tous les peuples tomberaient d'accord sur ua système monétaire universel sera maintenant applicable.

En effet, derrière la dernière lettre qui caractérise le lieu où sont émises les monnaies, il suffit de placer la voyelle qui suivait le radical 8g; cette finale, ainsi qu'il a été reconnu plus haut, détermine suffisamment et la matière dont la pièce est faite et sa valeur appromative.

Ici se présente un embarras ; nous avons donné la solution du premier problème dans deux cas distincts : celui où il y aurait une différence constatée entre le système adopté et la numération décimale f et celui où la numération décimale servirait de base. Le dernier cas a paru nous offrir quelques avantages ; mais il ne faut pas perdre de vue l'hypothèse sur laquelle nous nous fondions, c'est-àdire l'universalité de l'adoption du système. Or, nous sommes encore bien loin d'atteindre ce but, et l'on peut prévoir que d'ici à fort longtemps l'irrégularité qui subsiste se maintiendra. Aussi, quoique la France soit déterminée à copier le système décimal, nous ne croyons pas utile d'interrompre pour elle la régularité que présente la première solution pour la nomenclature des monnaies de tous les pays, et nous proposons d'en faire une application générale.

Les monnaies d'un pays quelconque seront donc déterminées de

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la même manière : \^ par le radical, qui exprime la monnaie ; 2* par la partie radicale qui désigne le pays où elle a cours ; 3«» par Ii partie radicale qui désigne la matière et sa valeur approximative. On trouvera donc pour les pays cités ci-dessus :

Russie : 8gebe 4a plus forte monnaie d'or; bgebi, 8gebo, etc.

Prusse : 8gede — — ; 8gedi, 8gedo, etc.

Autriche : 8geve — — ; 8gevi, «gevo, etc.

France : »gepe — — ; 8gepi, bgepo, etc.

Chine : bgoge — — ; «gogi, «gogo, etc.

Tarlarie : «gode — — ; î5godi, ëgodo.etc

Mexique : 8gyve — — ; «gyvi, 8gy vo, etc.

Les monnaies françaises qui sont reçues encore aujourd'hui, et que nous avons indiquées dans le cas de la première solution, seront définies de la même manière, mais avec celle différence que l'iotroduction de la partie radicale ep après «g indiquera le lieu où elles ont cours ; elles seront désignées ainsi :

8gepe 1

pièce

de hO fr.

en or.

bgepi

20 fr.

8gepob

40 fr.

8gepog

5fr.

8gepu

5fr.

en argent.

«gepa

2fr.

bgepsb

Ifr.

8gep«g

0 fr. 50

bgeped

0 fr. 20

8gepy

Ofr. 10

en cuivre

8gep»

0 fr. 05

«gep8b

2 liards

8gep8g

1 liard

8gep8d

0 fr. 04

Un tableau semblable pourrait être dressé pour les moDoaies de tout autre peuple ; de sorte qu'à l'inspection d'un mot de ce genre,

POIDS ET MESURES. ft69

8godtfdy D0U8 reconnaîtrions qu'il s'agit d'une monnaie en cuivre de cinquième valeur, c'est-à-dire voisine de notre centime, et qui a cours dans la Tartarie. Assurément ce mot serait autrement significatif que le mot Tartare qu'il remplacerait, et, fixé dans l'esprit, il y laisserait autre chose que des sons et des articulations, puisqu'il résumerait cette analyse : (8) objet artificiel de nécessité secondaire (g) usité pour servir d'échange dans le commerce (o) en Asie (d) chez les Tartares ; (8) pièce en cuivre qui vient après les deux plus fortes composées de ce métal, (d ou 3) et qui en a encore deux autres plus fortes qu'elle (4).

Poids et ■•sures.

Ce que nous avons dit sur l'usage universel de la même monnaie s'applique aux poids et aux mesures. Ici aussi on est d'accord sur la manière d'énumérer les diverses unités de poids et de mesures ; mais ici aussi les espèces d'unités sont différentes, et leurs subdivisions irrégulières et divergentes.

Mais ici surtout, et avec plus de raison encore que pour les monnaies, nous pourrions réclamer en faveur d'un système qui, fondé sur la base même de la numération, soumettrait les poids et les mesures à la division décimale. Le beau système établi en France sous le nom de système métrique est appelé, sans aucun doute, à remplacer toutes ces mesures arbitraires qui n'offrent aucune régularité ni pour le choix des unités, ni pour celui des multiples ou des subdivisions.

Comme notre théorie répond à toutes les époques de transition,

(1) Nous avons supposé dans les exemples précédents, comme dans ce dernier, que la naUon était déterminée par diux lettres, une ToyeUe et une consonne ; mais dans notre application à la géographie, certains peuples qui occupent une place moins considérable sur la carte du globe sont désignés par trois lettres : yrejo, HoUande. Dans ce cas, Sgejo serait la monnaie de Hollande ; tfgejog la plus forte monnaie d*or, etc. Le remplacement des voyelles par les consonnes correspondantes et réciproquement ne présente aucune difficulté, puisque ceUes-ci, comme celles-là, sont les termes correspondants de séries Identiques,

UIQ MONNAIES,

aussi bien qifà rétablissement définitif des idées universellement reçues, elle doit se prêtera la régularité du système français comme à Tirrégularité de tous les autres systèmes.

Tout poids ou toute mesure qui sert, d'après une convention, à fixer les idées sur les poids ou les mesures des corps, est évidemment un objet artificiel de nécessité secondaire ; le premier caractère de la définition de cet objet est donc 8, comme celui qui désignait la monnaie. L'idée générale de mesure donnant lieu à ane classe spéciale dans cette division 8, et cette classe, eu égard à son importance, prenant rang immédiatement après la monnaie, le radical bd définit tout objet qui sert de mesure.

Nous pourrions, comme précédemment, en supposant que les mêmes mesures fussent généralement adoptées, parvenir à la nomenclature que nous proposons ; mais l'analogie avec la marche que nous avons suivie pour les monnaies étant complète, il sera plus simple de procéder directement à notre définition.

Chaque peuple pouvant avoir sa nomenclature de poids et de mesures, c'est-à-dire une unité qui lui soit propre pour chaque mesure, des multiples et des subdivisions qui appartiennent spécialement à son système, il devient utile de déterminer le nom du peuple chez lequel l'objet est en usage. Ce que nous avons établi pour les monnaies se reproduira donc pour les mesures, et nous traçons aussi le tableau suivant :

»da mesure proprement dite.

8de — d'Europe.

bdi — des îles d'Europe.

8do — d'Asie.

»du — des îles d'Asie.

8da — d'Afrique.

8dt — des îles d'Afrique.

8dy — d'Amérique.

8d<a — des îles d'Amérique.

8d» — d'Océanie.

La même analogie nous conduit à distinguer, comme plus haut,

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