‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 80 sur 90 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

I>ES SIGNES REPRÉSENTATIFS DO LANGAGE EMPRUNTÉS AUX MOUYEHENTS DU CORPS HUMAIN.

La représentation de la pensée ou son analyse, commaoiquée par Tbomme à ses semblables, n'a pas seulement la parole pour interprète , elle peut se faire jour et pénétrer dans l'intelligence par tous les moyens puisés à la source des couvent ioas. Parmi les procédés qui sont à notre disposition , celui des mouvements de quelque partie du corps humain est assurément un des plus féconds en manifestations. Il peut , en effet , non seulement avoir sa signification propre et indépendante des sons, mais emprunter à ceux-^i tout le matériel déjà analysé par l'écriture. Ce double avantage se remarque chez le sourd et muet : il figure ses idées d'une manière intelligible, même lorsqu'il n'a pas reçu l'instruction spéciale qui le rend plus propre à la vie sociale; il est vrai que sa manière doit être étadiée pour être comprise , et qu'elle ne présente que des idées générales sans analyse et sans développements ; mais celles-ci sont cependant suffisantes pour lui procurer la satisfaction de ses besoins les plus pressants.

Les langues parlées, offrant un répertoire considérable d'idées acquises à la société , et leur reproduction par l'écriture formant une immense collection où le sourd et muet peut trouver un aliment pour sa pensée, il est tout naturel que l'éducateur, déjà initié luimême au système des signes écrits , ait tourné de ce côté sa préférence. Ce sont donc les lettres , les syllabes et les mots d'un idiome qui sont transmis par l'intermédiaire des signes, et le sourd et muet est condamné à n'être compris que par ceux qui parient la langue qu'il lit et analyse par les gestes.

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