DENTISTE (ART DU
cas où l'on se sert de pièces artificielles. On peut y fixer soit des dents minérales, soit des dents naturelles, auxquelles il sert de base, il remplace très-avantageusement l'hippopotame qui a l'inconvénient de s'altérer plus ou moins promptement, suivant l'acidité de la salive et des autres liquides de la bouche. Il est supérieur à l'or comme légèreté et comme ajustement. Lorsque l'articulation de la mâchoire est très-élevée, on peut, avec l'aide du caoutchouc, mettre tout autour du dentier, des dents simples très -légères. Avec une large base, on peut plus facilement faire tenir une pièce du haut par succion, comme on dit très-improprement — le mot adaptation serait plus régulier — enfin, il est des cas où un métal quelconque ne peut être supporté. Autrefois on mettait dans l'épaisseur même de la pièce soit un treillage de platine, soit un simple fil d'or, pour donner de la solidité à la pièce.— Pour façonner des appareils à redressement, il est encore très-utile.
Le caoutchouc souple est aussi employé fréquemment — en lamelles de 1/2 mill. à 2 mil!., pour écarter les dents afin de faciliter leur obturation, — en tubes, pour servir de tuyaux de conduite pour la soudure au gaz, — pour garnir le panneton d'une clé afin d'éviter les plaies que la pression peut produire, — en anneaux, pour fixer à un appareil et ramener une dent inclinée, pour entourer un anneau d'or d'une pièce qui agace la dent qu'il entame, — enfin en rondelles plus ou moins épaisses pour fermer hermétiquement la machine à vulcaniser.
L'union du caoutchouc souple et dur rend de grands services dans les pièces du bas principalement. Lorsque deux dents sont penchées en sens inverse, le vide qui résulte de chaque côté peut être facilement comblé par l'adaptation du caoutchouc souple sur les côtés au caoutchouc dur, et faire comme un voile ou un rideau qui revient à sa place, une fois la pièce posée.
Passons à ces obturateurs en caoutchouc souple que fait M. le docteur Gariel depuis quinze ans, petit chef-d'œuvre pour la simplicité et la commodité , dont l'application fait disparaître immédiatement le nasonnement de la voix. (Voir le mot Obturateur.)
Pour les divisions congéniales en A où il faut rompre en quelques mois une mauvaise habitude, datant quelquefois de vingt ans ou plus, l'appareil doit être solidement fixé aux grosses molaires et être de caoutchouc dur dans sa partie antérieure et se continuer en caoutchouc souple, afin de s'appuyer sans douleur sur les parties molles, et suivre les divers mouvements que lui impriment la langue et les parties voisines. Cet appareil commence en général aux dernières petites molaires et se continue le plus bas possible jusqu'à l'extrémité des piliers, afin de bien intercepter les liquides qui pourraient s'échapper par-dessous et le rendre imparfait. Il y a des