DENTITION (ANNEAUX POUR LA). — DOIGTIERS
malades tellement sujets aux nausées, qu'on doit faire trois ou quatre appareils en augmentant la longueur à mesure que vient l'habitude; il est cependant des cas où la première application réussit immédiatement. La difficulté à prononcer certaines lettres somme le d, le t, l's, le z et le c, est généralement vaincue en une quinzaine de jours. Le k est souvent un écueil.
Le caoutchouc durci, dans lequel on a incorporé du vermillon pour lui communiquer une couleur rose, présente la plus parfaite innocuité, même lorsqu'il séjourne depuis un long temps dans la bouche. Le sel de mercure a perdu ses propriétés toxiques soit par la chaleur, soit par son mélange avec une masse dure incorruptible.. — Lejault, chir. dentiste.
Dentition (anneaux pour la).
Évolution dentaire.
Ces anneaux sont entièrement en caoutchouc vulcanisé. Ils ont 4 centimètres de diamètre et sont constitués par un cylindre plein de 5 millimètres d'épaisseur.
Leurs avantages sur les anneaux à dentition rigides (or, argent, buis, etc.) sont les suivants : 1! Çï31Jft 1° ^s ne sulnssent aucune décomposition sous l'influence de la salive ; 2° Ils sont très-doux en même temps que suffi- ■'galantp samment résistants; les gencives en se rappro-
chant, peuvent leur faire perdre 2 à 3 millimètres dans le sens de leur épaisseur, sans être douloureusement affectées ;
3° Parfaitement élastiques, ils peuvent prendre une forme plus ou moins allongée, et s'adapter à la bouche des plus petits enfants.
Dîphthêrite.
Pyxide. — Poires à injection. (Voir ces mots.)
Ces instruments ont une force de projection qui permet d'atteindre les plaques diphthéritiques jusques sur les parois du pharynx.
Doigtiers.
Engelures, Crevasses, Plaies des doigts.
Les doigtiers en caoutchouc vulcanisé ont la forme des doigtiers ordinaires.
DOTHINENTERIE. — DRAINAGE. 99
Ils se mettraient aussi facilement qu'un doigtier de peau ou un gant, s'ils devaient être appliqués sur une partie saine ; mais comme dans les cas auxquels ils sont destinés, les doigts sont le siège de
douleurs plus ou moins vives, qui s'exaspéreraient par le frottement, il est bon de savoir par quel procédé on peut faciliter leur application. Ce procédé consiste à retourner complètement le doigtier en dehors en commençant à le rouler par son extrémité libre, ainsi que cela est figuré sur le dessin ci-joint. On présente alors le doigtier ainsi retourné sur l'extrémité du doigt, et une légère pression suffit pour le dérouler sur le doigt, sans manifestation d'aucune douleur.
Les doigtiers ont de nombreuses applications; ils garantissent, les engelures ou les crevasses contre l'impression du froid et contre le choc des agents extérieurs, ils favorisent la réunion des plaies ; enfin, ils protègent efficacement les doigts contre les piqûres anatomiques, contre les corrosions résultant des manœuvres photographiques, etc.
Dothinenterie.
Voir le mot Fièvre typhoïde.
Drainage.
Extrait du Traité de la suppuration, de M. le docteur Chassaignac. — Le principe du drainage chirurgical, c'est d'établir un écoulement continu des liquides au dehors, ou en d'autres termes, d'opérer une sorte de dessèchement des foyers purulents. Il conduit à se servir de tubes en caoutchouc vulcanisé (mèches creuses de M. le docteur Gariel) d'un diamètre variable, mais qui est moyennement celui d'une plume de corbeau, percés de distance en distance de petits trous semblables aux yeux d'une sonde. Ces tubes sont placés en travers des abcès, des foyers ou dépôts purulents, de manière que les liquides, pénétrant par les trous pratiqués le long de leurs parois, en parcourent aisément toute la longueur et viennent sourdre continuellement au dehors par les deux orifices ou par celui de ces orifices qui est placé clans la position la plus déclive ; l'introduction de ces tubes se fait à la manière de celle des sétons. Supposez qu'on veuille en introduire un dans un foyer purulent non encore ouvert : on pratique à l'une des extrémités de ce foyer une petite incision à la peau dans laquelle on introduit un stylet muni d'un fil, lequel entraîne à son tour le tube de caoutchouc. Le stylet
arrivé à l'autre extrémité du foyer, dont il soulève la peau, on pratique sur ce point une seconde incision, qui donne issue au stylet, et en le retirant on se trouve ainsi avoir fait traverser toute l'étendue du foyer par le tube, qui y est maintenu à demeure.
Le fait capital, essentiel et propre du drainage, c'est celui-ci : traverser et maintenir traversées des épaisseurs plus ou moins considérables du corps de l'homme par des tubes qui ne produisent et n'entretiennent aucune inflammation.
Pour réaliser cette combinaison, il fallait donc trouver le moyen d'établir dans l'économie des canaux artificiels, souples et inoffensifs pour les tissus vivants, canaux faisant fonction d'éliminer d'une manière continue les produits morbides nuisibles à l'organisation.