RÉSUMÉ GÉNÉRAL
La moelle épiuière est couducteur du principe nerveux.
Il n’y a pas dans la moelle d’effet croisé.
’ Il m'a paru ntile, pour mieux faire saisir la sitoation actoelie de la science à l’égard do sjslème nerveux, de résumer d’une manière snccincte nos connaissances sur ce snjet:
Ses cordons antérieurs sont chargés exclusivement de la fonction motrice, et ses cordons postérieurs de la fonction sensitive.
Ses fibres sensibles ont une action centripète; ses fibres motrices ont une action centrifuge.
Les affections de la moelle déterminent des sensations dans les parties extérieures, comme si celles-ci en étaient le siège.
Dans les cas de complète insensibibté pour les irritations du dehors, les lésions de la moelle peuvent provoquer des sensations subjectives rapportées aux parties extérieures.
La moelle épinière est une source de force motrice comme les autres organes centraux.
Elle est susceptible de réfléchir sur les nerfs moteurs les irritations sensitives de ses nerfs sensibles. Toute excitation vive du pouvoir moteur par un nerf de sentiment ne stimule d’abord que la portion de moelle qui donne origine au nerf moteur.
Dàns le cas de production de ces sortes de mouvements, dits réflexes, il peut ne pas y avoir de sensation produite ; il peut aussi y avoir sensation perçue, mais jamais par la moelle.
Il est très-douteux que la propriété réflective de la moelle puisse avoir lieu suivant une direction rétrograde.
La moelle exerce une influence motrice continuelle sur certains muscles; elle paraît être la cause de la tonicité des muscles auxquels elle se distribue.
Les mouvements réflexes sont plus facilement produits, quand on agit sur les extrémités sensibles périphériques.
Les parties de la moelle ont une grande aptitude à se communiquer réciproquement leurs états.
Une vive irritation se généralise par des décharges continuelles vers tous les muscles.
Les convulsions provoquées par des poisons narcotiques ont leur cause dans la moelle et non dans les nerfs.
La mo'elle épinière est la cause de l’énergie des mouvements ; elle est surtout la cause de la puissance et de la tension sexuelles.
Elle n’est que le conducteur de la force nerveuse nécessaire aux mouvements respiratoires.
La moelle fournit au grand sympathique une grande partie de la force de celui-ci.
La moelle influence la circulation d’une manière médiate, en agissant non-seulement sur le centre circulatoire, le cœur, mais encore sur les organes qui reçoivent des nerfs de l’endroit de la moelle qui éprouve une lésion quelconque.
Les sécrétions et la nutrition reçoivent une influence manifeste de la moelle.
Il est douteux qu’il y ait une insertion particulière des nerfs respirateurs à la moelle épinière.
Il est encore douteux que la substance grise de la moelle, quand on l’irrite, ne montre pas de sensibilité, et ne produit pas de mouvements.
Le bulbe rachidien est l’organe premier moteur du mécanisme respiratoire,
La partie antérieure est destinée aux mouvements, la partie postérieure au sentiment.
Le bulbe du reste a les mêmes fonctions et propriétés que la moelle épinière.
L’effet paraît être dans le bulbe tantôt direct et tantôt croisé.
La protubérance annulaire conduit, comme la moelle, le principe nerveux, et est d’une grande sensibilité aux irritants.
Elle est foyer de force motrice et centre de perception ; néanmoins l’élaboration dans le cerveau peut seule donner une forme distincte à la sensation.
La section de la protubérance d’un côté seulement détermine un mouvement de tournoiement du côté opposé à la lésion; ce résultat paraît être dû à la paralysie qui en résulte.
Les tubercules quadrijumeaux paraissent être à la fonction visuelle ce que la moelle est à la sensibilité ; ils font pour ainsi dire partie intégrante de l’appareil. Ont-ils d’autres fonctions ? On l’ignore.
On ne sait rien de positif sur les fonctions spéciales des couches optiques et des corps striés; leur section d’un côté produit le mouvement de manège. Ils sont l’intermédiaire entre le cerveau et la moelle, pour conduire les impressions et l’incitation au mouvement.
Les usages des corps calleux de la corne d’Ammon, de la glande pinéale, etc., sont inconnus.
XXXUI.
Le cerveau (lobes cérébraux) est le siège des facultés supérieures de l’âme ; c’est le lieu où les sensations sont transformées en idées, où l’activité de l’àme s’applique spécialement et volontairement, tantôt à telle et tantôt à telle autre impression sensorielle, que ces impressions soient présentes ou qu’elles soient passées.
Chaque hémisphère a dans son organisation une force suffisante pour suppléer l’antre dans l’exercice de l’intelligence.
On peut raisonnablement admettre, sans démonstration rigoureuse, que la puissance de l’intelligence est en proportion directe de l’étendue des surfaces cérébrales, qui elle-même dépend du nombre et de la profondeur des circonvolutions : elle est peut être aussi en proportion directe avec l’épaisseur de la substance grise.
Les lobes cérébraux ne sont pas sensibles à l’irritation immédiate.
Il ne résulte de leur irritation galvanique, mécanique, chimique, aucune convulsion.
L’ablation des hémisphères cérébraux n’empêche pas la perception de la plupart des sensations ; mais cette perception n’est pas complètement élaborée, et ne produit pas son effet. Les lobes cérébraux sont nécessaires au développement et à l’élaboration définitive de l’impression sentie.
chez l’homme, l’influence des lobes cérébraux sur les mouvements volontaires est énorme, tandis qu’on la voit décroître, en descendant l’échelle animale.
11 n’est pas possible de placer dans la substance grise ou dans la substance blanche exclusivement, l’influence sur les mouvements volontaires.
L’incitation volontaire a un effet croisé.
Il est impossible dans l’état actuel de la science de diviser le siège des séries de mouvement que l’homme peut exécuter volontairement.
XLffl.
La localisation des facultés intellectuelles ne peut être démontrée ni par des faits pathologiques, ni par des expériences, ni par l’anatomie comparée.
Le cervelet est insensible aux irritations immédiates.
Son irritation ne produit pas de secousses convulsives.
Les paralysies qui résultent de sa lésion sont croisées.
Il est très-probable que c’est l’organe de coordination des mouvements.
La tendance au recul dans ses lésions est un fait exceptionnel.
On ne peut pas prouver qu’il est proposé exclusivement à la sensibilité, ni qu’il est l’organe de l’amour physique.
La destruction du cervelet ne nuit souvent ni aux fonctions intellectuelles, ni aux fonctions sensorielles.
Les organes' protecteurs de l’axe cérébral réunissent les conditions les plus favorables pour le but à atteindre.