‹ Approvisionnement en lait de la ville de ParisChapitre 7 sur 25 · ST DER · texte numérisé non relu

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lités où elles sont installées, quoique très rapprochées

de Paris (Courbevoie, Asnières, Levallois, etc.)

Comme les nourrisseries, ces vacheries ont à souffrir de la concurrence des laits de ramassage ; pour les mêmes raisons d'ailleurs, leur nombre, en général, a certainement bäissé de un huitième depuis dix

ans.

La production de banlieue (Seine) est soumise au contrôle de la préfecture de police, mais, hélas! toute la production suburbaine n'est pas dans ce cas. Il est à remarquer, en effet, que ces vacheries de Seine-et-Oise apportent également leur lait à Paris, ces dernières, en fait de contrôle, sont dans le cas des fermes de ramassage, c'est-à-dire qu’il n'existe pas.

L'installation des vacheries de banlieue est diflicile à apprécier, parce que trop variable selon les endroits et les propriétaires.

A cette même question peut se rattacher celle des « Fermes Modèles »; cette appellation n’a pas une portée générique et il est difficile de juger en gros de leur valeur. Les exploitants auraient surtout comme idéal le perfectionnement des vaches laitières et de leur produit. Comme les fermes de banlieue, elles livrent leur lait aussitôt après la traite, tel qu'il est récolté. Les vaches sélectionnées sont des animaux de choix indemnes de tuberculose, logées dans des étables modèles, elles sont soumises à un régime intensif. Le personne! spécialisé dans celte partie, ayant en main des procédés et un

matériel perfectionnés, se livre à la traite et au trans- {il

= O5 port du lait d’après les données de l'hygiène la plus sévère.

Le lait peut être vendu directement au consommateur; dans certains cas, il y a un intermédiaire. Ce lait de qualité supérieure est livré dans des bouteilles d’un type spécial à fermeture inviolable.

Le nombre de ces exploitations est limité ; s’il existait un contrôle suffisant et si leur conduite était toujours conforme au but qu’elles se proposent, elles seraient peut-être les plus intéressantes, car elles uniraient les qualités des fermes de province à celles des vacheries urbaines et suburbaines. Ce système, en apparence parfait, présente un gros inconvénient sur le terrain économique.

Il est hors de doute que ce lait, soigneusement produit, coûte cher au fermier; au prix où il le vend, il n’est accessible qu’à un petit nombre de bourses.

Des installations analogues existent d’ailleurs en province ; ainsi aux portes de Reims, il existe une ferme modèle comportant cent quatorze vaches, pouvant livrer à domicile 1.200 litres de lait par jour au prix minime de 0 fr. 30 le litre. Hélas ! les conditions ne sont plus

les mêmes en ce qui nous intéresse.

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