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LAIT DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE

Il est un fait indiscutable c’est que le lait des établissements hospitaliers doit offrir le maximum de garantie à tous points de vue. Le lait de l’Assistance à Paris est loin de satisfaire à toutes les exigences hygiéniques ainsi que l’a montré M. Martel au Congrès de Bruxelles (1903). Une commission de contrôle est nommée pour traiter les adjudications ; ladite commission très exigeante sur les qualités chimiques du lait, se préoccupe nullement de l’état sanitaire des fermes productrices. Le système actuel, plein de défectuosités, demanderait une réglementation sérieuse car ce sont des malades qui sont en jeu et des malades pauvres ce qui plus est. L’Assistance publique ne cherche qu’une chose acheter son lait le moins cher possible; elle s’alimentera, dans ces conditions, toujours au ramassage.

M. Vincey,en 1906,a préconisé un système nouveau qui doit être pris en considération : il consisterait à utiliser les domaines administratifs, notamment les champs d'épandage de Gennevilliers. De la sorte l’administration étant propriétaire de la production, pourrait exercer un contrôle efficace.

Done

L’écueil est, il nous semble, sur le terrain économique ; le jour où l’Assistance publique pourra se fournir elle-même, le lait lui coûtera beaucoup plus cher. Le lait municipal, fourni par des vacheries municipales, reviendrait probablement à 1 franc le litre. Encore un

beau projet à abandonner.

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