IMPROVISATION
APRÈS AVOIR tCOVTà DES VERS DE LAUARTINE
En vain la nuit s'avance, une longue insomnie A mon œil fatigué semble un jour de soleil.
Et d'accords expirants la lointaine harmonie, ^omme un dernier parfum, lutte avec le sommeil. Je vous écoute encor, )e reste là muette; Un étrange frisson fait trembler tout mon cœur; Et je me dis bien bas : La lyre du poète A-t-elle fait vibrer ce souffle créateur ?
Car le frémissement de votre voix, madame, Comme un sublime écho des cieux, des grandes mers. Semblait, en ébranlant les fibres de mon âme, En arracher aussi la perle et les éclairs.
Et vers vous s'élançait mon cœur de jeune fille, Lorsque vous me parliez, avec des mots si doux, De ces liens sacrés, souvenirs de famille, De cette affection qui naquit avant nous I De cette affection, éternel héritage.
Unissant tour ù tour les pùrcs, les enfants, Comme on voit une étoile éclore avec chaque âge, Et les Heurs d'amandier avec chaque printemps.