‹ Apres l'amourChapitre 48 sur 67 · LA DERNIÈRE PAGE · texte numérisé non relu

LA DERNIÈRE PAGE

C'est en vain que j|e cherche une date, une année... I /ombre annonce déjà la fin de la journée.

Ma mémoire est semblable à ces rayons tremblants Dont la lune en décembre éclaire les toits blancs 1

Je vois pourtant la chambre et sa tenture verte, Le feu brûlant dans Tâtre et la fenêtre ouverte; Les sombres escaliers, le corridor profond, Les chaînes de Navarre empreintes au plafond.

Le souvenir remonte et mon cœur se réveille Comme un flot assoupi. Si je prétais l'oreille,

Le passé renaîtrait, et j'entendrais, je crois, Jusqu'au bruit de ses pas, jusqu'au son de sa voixi

Maïs pourquoi donc toujours me rappeler ces choses, Pendant les nuits d'hiver çifeuilie-t-on les roses? Non, pétales flétris, mais encor parfumés, On se baisse en ttemblant sur les femllets fermés I

Calices desséchés, pauvres fleurs, je vous aime! De notre court printemps le destin fut le même;

Les rayons, les oiseaux ne vous virent qu'un jour, Je n'ai pas vu depuis le soleil ni l'amour.

Dormez donc sur mon cœur, je n'ai plus rien à dire; Au revers de la page on ne doit rien écrire. Que loin de moi celui qui peut la déchirer La relise en secret s*il peut encor pleurer 1

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