‹ Après la Mort de l'EmpereurChapitre 17 sur 30 · Arch. nat.,F · texte numérisé non relu

Arch. nat.,F

Richelieu, informé de celte arrestation, en avertit le comte Decazes ' et lui demande ce que doit faire le consul de France à Milan si Santini est relâché. Cette lettre parvenue à destination est ainsi annotée : « Examiner si son ouvrage d'opuscule publié à Londres) n'est pas susceptible de le faire traduire devant les tribunaux. »

Le 17 juin le comte Decazes répond au duc de Richelieu :

«... Si Santini est renvoyé devant le consul français, M. Gaillard ne pourrait-il pas lui refuser son visa pour quelque destination que ce fût, en abandonnant cet intrig-ant à la discrétion des Cours dont il se proposait de traverser les États. Repoussé dès lors sur tous les points, Santini serait sans doute obligé par le gouvernement autricliien luimême de refluer jusque sur l'Angleterre : et l'on aurait ainsi prévenu le danger qui peut résulter de sa libre circulation en Italie, ou, du moins, aucun agent français n'y aurait donné aide et facilité. Si, par un concours de circonstances qu'il est difficile de prévoir, Santini se présentait en Corse, son pays natal, il y encourrait l'application de la loi du 12 février 1817; avec d'autant plus de raison qu'il

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