‹ Après la Mort de l'EmpereurChapitre 18 sur 30 · Lettre du 11 juin 1817, Arch. nat · texte numérisé non relu

Lettre du 11 juin 1817, Arch. nat

est encore incertain si l'on pourrait le faire poursuivre légalement comme auteur d'un écrit publié en pays étranger, et dont la matière même, mise en discussion devant les tribunaux de la Corse, ne serait pas sans inconvénient. »

Bien que les rapports de Londres, de INIunich et de Milan s'accordent à représenter Santini comme un homme sans moyens et sans lumières, bien qu'ils nient le danger pouvant résulter « des missions écrites ou verbales d'un homme qui a quitté Sainte-Hélène depuis si longtemps (il n'3^ a pourtant que quelques mois), qui n'y retournera jamais et qui se trouve placé par ses indiscrétions mêmes sous la surveillance de tous les gouvernements », le comte Decazes n'en témoigne pas moins au duc de Richelieu \ à la date du 8 août 1817, l'intérêt qu'il mettrait à ce qu'il voulût bien lui communiquer « les renseignements ultérieurs qu'il recevrait sur ce personnage » .

La sévérité de la police autrichienne fait d'ailleurs bientôt cesser les inquiétudes du gouvernement de [jOuis XVllI. Cinq jours après son incarcération à Milan, Santini est conduit en poste à Mantoue, et enfermé dans la* citadelle de la ville. Mais le Corse

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