‹ Après la Mort de l'EmpereurChapitre 25 sur 30 · Paris, ce 8 may · texte numérisé non relu

Paris, ce 8 may

Mademoiselle,

Par la lettre que vous m"avez fait l'honneur de m'écrire, vous me faitte des reproches de ma négligence, aux quel je ne peut m'escuser par au cunmottif vut que rien ne ma empêché décrire, jesperre qu'ne personne aussi bonne et aussi aimable que vous aile mettra en oubli ma fautte — inssi que Malle Adélaïde, M^'i^je suis très sensible de l'interoit que vous prenez à mon égard mais je puis vous a sure que ni moi ni mes camarades nous avons ut le plus petitte desagrément de nôtre Maitre. Tout contraire, il nous acable de bien fait, je vous prie de ne pas faire attention aux bavardages des roïalistes ce ne sont que des libels qui ny a rien de si faut, tranquilisé vous les choses vont on ne peut mieux pour mon Maître.

M""», jesperre que dans quelque jours, j'orai le plaisir de

puis vous a sure que ni moi, ni mes camarade nous avont ut le plus pelitle désao-rément de nôtre Maitre. Tout contraire, il nous acable de bien fait, je vous prie de ne pas faire attention aux bavardage des roialistes ce ne sont que des libels qui ny arien de si faut. Tranquilisé vous les choses vont on ne peut pas mieux pour mon Maître. »

Le commissaire faute de mieux emporta l'épître et la transmit à la direction de la police. Le résultat n'en fut autre sans doute que de faire surveiller pendant quelque temps la correspondance amoureuse de la demoiselle Pasdeloup et, probablement aussi, les lettres du médecin Judelle ; mais il est vraisemblable que la simple fille ne reçut plus jamais des nouvelles du chasseur impérial et qu'elle cessa tout à fait, au bout de peu de mois, de préoccuper la police de M. le comte Decazes.

vous voir car je me disposse d'aller faire un petit voyage à Versailles.

Comme je présume que ce sera M»"» Adélaïde qui fera lecture de ma iellre je mettrai isi un petit mot pour lui témoygner mes amitiés je vous dirai que sa mafait de la paine lorsque j'ai apprit que vous étiez séparé de voire bien aimé, je vous engage à ne pas prendre de chagrin car la chose est fasile à réparé.

En alendant que j'aie le plaisir de vous voir je vous embrase du plus profond de mon cœur M»''» Marie insi que M«"' Adélaïde et je suis pour la vie votre dévoué ami

NOVERKAZ.

Cependant, à Sainle-Hélène, après avoir pendant deux mois campé aux Briars, le captif organisait sa vie d'exil dans les tristes bâtiments de Longwood aménagés à la hâte. Les serviteurs logent dans d'étroites mansardes ménagées audessus du rez-de-chaussée, sous la pente même du toit, éclairées par des châssis à tabatière et auxquelles on accède par une espèce d'échelle de vaisseau fort rapide. Lorsque, en 1858, le gouvernement de Xapoléon 111 entreprit de faire rétablir dans son état primitif la maison de Longwood, il fut possible, en consultant les entailles pratiquées dans ces réduits, les traces de clous et les restes de papier collé sur le bois que présentaient encore les chevrons elles autres pièces de la charpente, de reconstituer l'ancienne distribution et de rendre là comme ailleurs « à chaque chose sa place primitive ^ ».

Marchand est un peu moins mal loti que les autres serviteurs dont plusieurs par la suite, les ménages notamment, seront plus commodément installés au rez-de-chaussée dans les constructions ajoutées aux premiers bâtiments. Un jour, lors de Finstallation du début, Napoléon a la fantaisie d'aller visiter le logis de son premier valet de

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