juillet
vingt mille francs d'économies, qui, d'après leur contrat, devaient appartenir au survivant s'il n'y avait pas d'enfant. L'Empereur prit Joséphine comme lingère, et lui conserva les gages que M™* de Montholon lui donnait. ^Mais la jeune femme, qui était une couturière habile, se faisait d'autres ressources : « Joséphine, écrit malicieusement Montholon à sa femme le 2S juillet, Joséphine a vendu pour 1.300 à l.oOO francs toutes les robes que tu lui as données ; elle les refait et ajuste pour M"^ Bertrand ; aussi est-elle fort à la mode à Longwood. » Et, dans une autre lettre qui prouve que Joséphine partageait son service entre la lingerie de l'Empereur et celle de Montholon ^ : « Elle (Joséphine) vient régulièrement veiller à mon linge, et donne tous les jours son coup d'œil chez moi. Si lu revenais, tu trouverais chaque chose à la place où tu l'as laissée, même un pied de bonnet sur la fenêtre, et un soulier bleu sur la table. »
Noverraz et Joséphine se disaient les gens les plus heureux du monde ' et s'accommodaient parfaitement désormais de la vie de Sainte-Hélène. C'était en somme un ménage de très braves gens. La petite histoire n'a point retenu le souvenir de leurs