‹ Après la Mort de l'EmpereurChapitre 3 sur 30 · Waller Ilenry, Evenls of a military life, I8i · texte numérisé non relu

Waller Ilenry, Evenls of a military life, I8i

24 AlM!i:S LA MORT DE L EMPRREUR

sunnagc armé d'une lunette, l'Empereur, assis sur un banc près de sa maison... Une inquiétude vint à tout le monde : peut-être le maître allait-il regarder comme une insulte personnelle la correction infligée au valet? Xous jugions mal Napoléon. Je sus le lendemain par OMéara qu'il avait applaudi aux coups de fouet et qu'ayant mandé ArchambauU en sa présence, il l'avait réprimandé vertement et cinglé à son tour d'un certain nombre de !"... bête ! »

Pauvres incidents! L'office s'en amusera pendant deux jours. Puis, de nouveau, on y redeviendra taciturne et bougon. L'ennui est le dieu maussade de l'endroit. On n'a point d'arme contre lui. Celte fièvre coloniale qui tient les maîtres n'épargne point les serviteurs. Il y a à l'olTice des querelles, de fâcheuses liistoires avec les domestiques anglais et les éclios en arrivent jusqu'à l'Empereur. Déjà il a fallu se séparer du Corse Santini dont l'humeur noire, lappi'tit de vengeance devenaient redoutables pour le gouverneur, et par contre-coup pour le captif lui-même. Plus tard, l'Elbois Gentilini, qui ne peut plus rien supporter de la vie de Longwood, implore avec des larmes qu'on le laisse partir. On lui accorde enfin son congé et il emporte, tant de l'argent (jui lui était dû que des gratifica-

lions qu'on lui a données, 32.000 francs en lettres (le change payables à Rome \

Si encore l'on pouvait vivre entre sa misère et son devoir une vie normale, se constituer un foyer où l'on serait deux à se défendre contre cette neurasthénie mortelle qui envahit tout. Le mariage, tel est le rêve de tous ces gens qui tiennent leur céhbat en ces lieux pour un autre fléau -. Mais le rêve est fort incommode à réaliser. Il faut naturellement l'agrément de l'Empereur, peu facile sur ce chapitre. Il est, en effet, très délicat d'introduire de nouvelles figures à Longwood, d'y augmenter le personnel par la création de ménages. Et puis l'Empereur a des ambitions pour ses serviteurs. Il refusera toujours à son premier valet de chambre, qu'il dirige vers d'autres destinées, l'autorisation d'épouser une jolie fille de l'île dont Marchand a eu un fils.

On souffre et parfois l'on pleure des larmes cruelles dans les mansardes de Longwood ! . .

Sans doute, M. Frédéric Masson se propose-t-il de poursuivre la série de ses éludes sur la desti-

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