‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 19 sur 75 · TÉMOIGNAGES SCIENTIFIQUES · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGES SCIENTIFIQUES

ces phénomènes étaient réels et ne pouvaient, être attribués qu'à l'action des Esprits.

Le mouvement se propagea à tel point que, dès 1852, une pétition signée de quinze mille noms fut adressée au Congrès, à Washington, afin d'obtenir la proclamation officielle de la réalité des phénomènes.

Un savant célèbre, Robert Hare, professeur à l'université de Pensylvanie, prit ouvertement parti pour les spirites, en publiant un ouvrage qui fit sensation. Cette œuvre avait pour titre : Expérimental investigations of the spirit 7nanifestation, et établissait scientifiquement l'intervention des Esprits.

Aujourd'hui le Modem Spiritualism compte plusieurs millions d'adeptes aux États-Unis. Ils sont représentés par une presse considérable, dont le principal organe est le Banner of ligth, de Boston.

Mais c'est en Angleterre que les manifestations spirites ont été soumises à l'analyse la plus méthodique. Nombre de savants anglais ont étudié les phénomènes de la table avec une persévérante et minutieuse attention, et c'est d'eux que nous viennent les attestations les plus formelles.

En 1869, la Société dialectique de Londres —

un des groupes scientifiques les plus autorisés

— nomme une commission de trente-trois mem-

bres, savants, lettrés, pasteurs, magistrats,

parmi lesquels sir John Lubbock, de la Société royale (Institut ang-lais), Henri Lewes, habile physiologiste, Huxley, Wallace, Crookes, etc., pour examiner et « anéantir à jamais » ces phénomènes spirites qui, disait l'exposé, <» ne sont qu 'œuvre d'imagination ».

Après dix-huit mois d'expériences et d'études, la commission reconnut, dans son rapport, la réalité des phénomènes et conclut en faveur du spiritisme.

Dans l'énumération des faits observés, le rapport n'indiquait pas seulement les mouvements de table et les coups frappés, il mentionnait aussi des « apparitions de mains et de formes n'appartenant à aucun être humain, semblant vivantes par leur action et leur mobilité. Ces mains étaient quelquefois touchées et saisies par les assistants^ convaincus qu'elles n'étaient point le résultat d'une i7npos^ ture ou d'une illusion. »

L'un des trente trois, A. Russel-Wallace, collaborateur de Darwin, et devenu, après la mort de ce dernier, le plus éminent représentant de Tévolutionnisme, poursuivit ses investigations et en consigna les résultats dans un ouvrage qui eut un grand retentissement de l'autre côté du détroit. Parlant des phénomènes, il s'exprime en ces termes :

« Lorsque je me livrai à ces recherches, j'étais

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foncièrement matérialiste. 11 n'y avait dans mon esprit aucune place pour la représentation d'uue existence spirituelle. Les faits nôanmoias sont des choses opiniâtres ; ils me vainquirent et m'obligèrent à les accepter longtemps avant de pouvoir admettre leur explication spirituelle. Celle-ci vint par degrés, sous l'influence constante da faits successifs, qui ne pouvaient être écartés ni expliqués d'aucune autre manière. ■»

Parmi les savants anglais dont le témoignage public peut être invoqué en faveur de la manifestation des Esprits, on peut citer Oxon, professeur k la faculté d'Oxford, qui publia sur ces matières un livre intitulé Psychography, où il est surtout question des phénomènes de l'écriture directe ; Warley, ingénieur en chef des télégraphes, inventeur du condensateur électrique ; Sergeant Cox, jurisconsulte ; A. de Morgan, président de la Société mathématique de Londres ; le professeur de physique Tyndall, etc.

Au-dessus de tous ces noms, justement estimés, il en est nn autre, le plus grand et plus illustre, qui vient s'ajouter à. la liste des partisans et des défenseurs du spiriti&me. C'est celui de William Crookes, de la Société royale, l'Académie des sciences de l'Angleterre.

Il n'est pas une science qui ne doive une découverte ou un progrès h cet esprit sagace. Les travaux de Crookes surl'oretrargent,sonappli-

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cation du sodinm au procédé d'amalgamation, sont utilisés dans tous les placera d'Amérique et d'Australie. A l'aide de l'héliomètre de Tobservatoire de Grreenwich, il a pu, le premier, photographier les corps célestes, et ses reproductions de la Lune sont célèbres. Ses études sur les phénomènes de la lumière polarisée, sur la spectroscopie, ne sont pas moins connues. Crookes a aussi trouvé le thallium. Mais tous ces travaux sont surpassés par sa magnifique découverte du quatrième état de la matière, découverte qui lui assure une place au panthéon de l'Angleterre, aux côtés de Newton et d'Herschell, et une autre plus durable encore dans la mémoire des hommes.

W. Crookes s'est livré pendant dix ans à Pétude des manifestations spirites, construisant pour les contrôler scientifiquement des instruments d'une précision et d'une délicatesse inouies. Assisté d'un médium remarquable, Mlle Florence Cook, et d'autres savants aussi rigoureusement méthodiques que lui-même, il opérait dans son propre laboratoire, entouré d'appareils électriques qui eussent rendu impossible ou mortelle toute tentative de supercherie.

Dans son ouvrage : Recherches sur le Speritualisme^ Crookes analyse les divers genres de phénomènes observés : mouvements de corps pesants, exécution d'airs de musique sans con-

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