‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 3 sur 75 · II. — L'Inde · texte numérisé non relu

II. — L'Inde

Nous avons dit que la doctrine secrète se retrouvait au fond de toutes les grandes religions et dans les livres sacrés de tous les peuples. D'oii ^ient-elle ? Quelle est sa source ? Quels hommes, les premiers, Vont conçue, puis transcrite? Les plus anciennes Ecritures sont celles qui resplendissent dans les cieux (1). Ces mondes stellaires qui, à travers les nuits silencieuses, laissent tomber leurs tranquilles clartés, constituent les Écritures éternelles et divines dont parle Dupuis. Les hommes les ont sans doute longtemps consultées avant d'écrire, mais les premiers livres dans lesquels se trouve consignée la grande doctrine sont les Védas. C'est le moule oii s'est formée la religion primitive de Tlnde, religion toute patriarcale, simple et pure comme l'existence de l'homme dépourvu de passions, vivant d'une vie sereine et forte, au contact de la nature splendide de l'Orient.

Les hymmes védiques égalent en grandeur, en élévation morale, tout ce que le sentiment poétique a engendré de plus beau dans la suite des temps. Ils célèbrent Agni, le feu, symbole de l'Éternel Masculin ou Esprit créateur ; Sôma, la liqueur du sacrifice, symbole de l'Éternel Féminin, Ame du Monde, substance éthérée. Dans

(1) Les signes du Zodiaque.

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inr union parfaite, ces deux principes essentiels e l'Univers constitaent l'Être Buprême, Zyaus u Dieu.

L'Être suprême s'immole lui-même et se divise o«r produire la vie universelle. Ainsi le monde t les êtres, issus de Dieu, retournent à Dieu par ne évolution constante. De là. la théorie de la tnte et de la réasceiision des âmes, que l'on rerouve en Egypte et en Grèce.

Le sacrifice dn feu résume tout le culte védîae. Au lever du jour, le chef de la famille, à lafois ère et prêtre, allumait la flamme sacrée sur autel de terre, et, avec elle, montait, joyeuse, ers le ciel bleu, la prière, l'invocation de tous à L force unique et vivante que recouvre le voile ■ansparent de la Nature.

Pendant que s'accomplit le sacrifice, disent ts Védas, les Asouras ou Esprits supérieurs et is Pitris, âmes des ancêtres, entourent les assisints et s'associent à leurs prières. Ainsi la :oyance aux Esprits remonte aux premiers âges a monde.

Les Védas affirmaient l'immortalité de l'âme ;la réincarnation :

«Il est une partie immortelle de l'homme, c'est elle, 6 Agnî, qu'il faut échauffer do les rayons, enflammer de tes feux. » — D'oii est née l'âme ? Les unes viennent vers nous et s'en retournent ; les autres s'en retournent et reviennent. »

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