ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES
lumière et leur fournit une base de certitude ; il donne satisfaction au second en procédant d'après les méthodes scientifiques, en montrant dans le périsprit, corps fluidique semi-matériel, la cause de nombreux phénomènes physiqu-.s et biologiques. Il fait plus ; il apporte à la science la synthèse philosophique et la conception morale dont celle-ci était dépourvue et sans lesquelles elle restait sans action sur la vie sociale.
La science, ou plutôt les sciences, s'appliquent surtout à l'étude partielle et fragmentaire de la nature. Les progrès de la physique, de la chimie, de la zoologie, sont immenses, les travaux réalisés, dignes d'admiration -, mais ces travaux manquent de lien, de cohésion, d'unité. Ne connaissant qu'un côté de la vie, le côté extérieur, le plus grossier, et voulant sur ces insuffisantes données régler le jeu des lois universelles, la science actuelle, sèche et froicîe classification des faits matériels, aboutit à une théorie
purement mécanique du monde, inconciliable avec ridée de justice, puisque, dans ses conséquences logiques, elle arrive à cette conclusion que, dans la nature, la force est le seul droit.
C'est pourquoi la science est restée impuissante à exercer une influence salutaire et moralisatrice. Privée jusqu'ici de toute vue d'ensemble, de ses travaux accumulés, elle n'avait pu
sel dont ils sont les substances fondamentales, les termes composants. Ils font de l'homme une réduction de l'Univers, un microcosme renfermant les mêmes puissances et soumis aux mêmes lois. Aussi peat-on croire que la connaissance parfaite de notre être nous conduirait, par analogie, à la compréhension des lois supérieures de l'univers; mais la fonnaissance absolue de l'homme échappe encore aux plus avancés.
L'âme, dégagée du corps matériel et revêtue de son enveloppe subtile, constitue l'Esprit, être fluidique, de forme humaine, affranchi des sujétions terrestres, invisible et impalpable dans son état normal. L'Esprit n'est qu'un homme désincarné, et chacun de nous redevient esprit à son heure. Tour à tour, la mort nous rend k ta vie de l'espace, puis la naissance nous ramène en ce monde matériel pour recommencer le combat de l'existence, la lutte nécessaire à notre avancement. Le corps peut être comparé à l'armure dont le chevalier se revêt avant la bataille et qu'il dépose lorsque celle-ci prend fin.
L'immortalité étant établie expérimentalement par les manifestations spirites, il reste à déterminer dans quelles conditions se poursuit la vie de l'Esprit après la mort et quelle situa-
tion lui échoit dans l'espace. C'est ce que nous exposerons dans cette partie de notre ouvrage, en nous inspirant des travaux antérieurs et des Innombrables communications d'Esprits qui, sur tous les points du monde, nous ont initiés aux joies ou aux peines de leur existence d'outretombe.
Cet exposé ne sera donc pas le résultat d'une théorie de l'imagination, la conséquence d'hypo thèses plus ou moins plausibles, mais bien le fruit des instructions données par les Esprits. Grâce à eux, la vie future, jusqu'ici pleine d'incertitude et d'obscurité pour l'homme, s'éclaire, se déploie comme un immense tableau. Elle devient une réalité, et tous nous pouvons voir, par l'exemple de ceux qui nous y ont précédés, les situations respectives que nous préparent nos faiblesses ou nos mérites.
La portée de cette révélation est considérable . Elle imprime à nos actes une impulsion nouvelle. Dans les situations diverses faites aux Esprits suivant leur valeur, nous voyons l'application de la loi de justice. Celle-ci n'est plus contestable. Par de secrets ressorts, par une disposition simple et sublime des choses , elle règle tout dans l'Univers ; cette certitude, en satisfaisant notre jugement, nous rend plus supportables les maux de la vie et fortifie notre foi en l'avenir.