‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 5 sur 75 · L*INDE · texte numérisé non relu

L*INDE

« Les maux dont nous affligeons notre prochain nous poursuivent ainsi que notre ombre suit notre corps. — Les œuvres inspirées par Tamour de nos semblables sont celles qui pèseront le plus dans la balance céleste. — Si tu fréquentes les bons, tes exemples seront inutiles ; ne crains pas dé vivre parmi les méchants pour les ramener au bien. — L'homme vertueux est semblable à l'arbre gigantesque dont l'ombrage bienfaisant donne aux plantes qui l'entourent la fraîcheur et la vie. »

Son lang-age s'élevait au sublime lorsqu'il parlait d^abnégation et de sacrifice :

« L'honAète homme doit tomber sous les coups des méchants comme l'arbre santal qui, lorsqu'on l'abat, parfume la hache qui l'a frappé. »

Lorsque des sophistes lui demandaient de leur expliquer la nature de Dieu, il répondait :

« L'infini et l'espace peuvent seuls comprendre l'infini. Dieu seul peut comprendre Dieu. »

Il disait encore :

« Rien de ce qui Est ne peut périr, car tout ce qui Est est contenu en Dieu. Aussi les sages ne pleurent ni les vivants ni les morts. Car jamais je n'ai cessé d'être, ni toi, ni aucun homme, et jamais nous ne cesserons d'être, nous tous, au delà de la vie présente (1). »

(1) Mahabarata, trad. H. Fauche.

tu snjet de la communication avec les Ests:

Longtemps avant qu'elles se dépouillent de leur eloppe mortelle, les âmes qui n'ont pratiqué que lien acquièrent la faculté de converser avec les es qui les ont précédées dans la vie spirituelle arga) (1). »

!'est ce que les brahmes affirment encore de

; jours par la doctrine des Pitris,

'els sont les principaux points de l'enseigne-

at de Krishna, que l'on retrouve dans les livres

rés conservés au fond des sanctuaires du sud

rindoustan .

'lus tard, Bouddha ne fit que vulg-ariser ce

me enseignement, ens'efforçant de rendre aux

litions religieuses leur caractère de haute et

e morale, altéré par les abus d'une théocratie

îe de richesses et de domination.

.a doctrine de Bouddha semble différer de celle

Krishna, surtout en ce qui concerne la théorie

Nirvana que l'on a longtemps considérée ime celle de l'anéantissement. Un examen j attentif des textes bouddhiques permet d'éta-

que le Nirvana n'est, en réalité, que la conte par l'âme de la perfection et du bonheur nel, l'affranchissement définitif des transmitions et des renaissances terrestres.

) Baffhavadt/iia.

l'inde 33

Dans le prinicipe, l'organisation sociale de l'Inde fut calquée parles brahmes sur leurs conceptions religieuses. Ils divisèrent la société en trois classes, d'après le système ternaire. Mais, peu à peu, cette organisation dégénéra en privilèges sacerdotaux et aristocratiques. L'hérédité imposa ses bornes étroites et rigides aux aspirations de tous. La femme, libre et honorée aux temps védiques, devint esclave, et, de ses fils, ne sut faire que des esclaves comme elle. La société se figea dans un moule implacable, et la décadence de rinde en fut la conséquence inévitable. Pétrifiée dans ses castes et dans ses dogmes, elle s'est endormie de ce sommeil léthargique, image de la mort, que le tumulte des invasions étrangères n'a même pas troublé. Se ré veillera- t-elle jamais ? L'avenir, seul, pourra le dire.

Les brahmes, après avoir établi l'ordre et organisé la société, ont perdu l'Inde par excès de compression. De même, ils ont ôté toute autorité morale à la doctrine de Krishna en l'enveloppant de formes grossières et matérielles. Si l'on ne considère que le côté extérieur et vulgaire du Brahmanisme, ses prescriptions puériles, son cérémonial pompeux, ses rites compliqués, les fables et les images dont il est si prodigue, on est porté à ne voir en lui qu'un amas de superstitions. Mais ce serait une faute de le juger seulement d'après ses apparences extérieures. Dans

le Brahmanisme, comme dans toutes les religions antiques, il faut faire deux parts. L'une est celle du culte et de l'enseignement vulgaire, remplis de fictions qui captivent le peuple et aident à le conduire dans les voies de la servitude. A cet ordre d'idées se rattache le dogme de la métempsycose ou renaissance des âmes coupables dans les corps d'animaux, d'insectes ou de plantes, épouvantail destiné à terroriser les faibles, système habile qu'a imité le Catholicisme dans sa conception des mythes de Satan, de l'enfer et des supplices éternels.

Autre chose est l'enseignement secret, la grande tradition ésotérique, qui fournit sur l'âme, sur ses destinées et sur la cause universelle, les spéculations les plus élevées et les plus pures. Pour les recueillir, il faut pénétrer le mystère des pagodes, fouiller les manuscrits qu'elles renferment, interroger les brahmes savants.

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