‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 62 sur 75 · XLVIII. — Douceur, Patience, Bonté · texte numérisé non relu

XLVIII. — Douceur, Patience, Bonté

Si Porgueil est le père d'une foule de vices, la charité donne naissance à bien des vertus. La patience, la douceur, la réserve dans les propos, dérivent d^elle. Il est facile à Phomme charitable d'être patient et doux, de pardonner les offenses qui lui sont faites. La miséricorde est compagne de la bonté. Une âme élevée ne peut connaître la haine ni pratiquer la vengeance. Elle plane audessus des basses rancunes, elle voit les choses de haut. Comprenant que les torts des hommes ne sont que le résultat de leur ignorance, elle n'en conçoit ni fiel ni ressentiment. Elle sait que pardonner, oublier les torts du prochain, c'est anéantir tout germe d'inimitié, c'est effacer toute cause de discorde dans l'avenir, aussi bien sur la terre que dans la vie de l'espace.

La charité, la mansuétude, le pardon des injures, nous rendent invulnérables, insensibles aux bassesses et aux perfidies. Elles provoquent notre détachement progressif des vanités terrestres et nous habituent à porter nos regards vers les choses que la déception ne peut atteindre.

Pardonner est le devoir de l'âme qui aspire aux cieux élevés. Que de fois n'avons-nous pas eu besoin nous-mêmes de ce pardon? Combien ne l'avons -nous pas demandé? Pardonnons, afin qu'il nous soit pardonné! Nous ne pourrions obtenir pour nous ce que nous refusons aux autres. Si nous voulons nous venger, que ce soit

par de bonnes actions. Le bien fait à qui nous offense, désarme notre ennemi. Sa baine se change en étonnement et son étonnement en admiration. En réveillant sa conscience endormie, cette leçott peut produire en lui une impression profonde. Par ce moyen, peut-être auronsnous, en l'éclairant, arraché une âme à la perversité.

Le seul mal que Ton doive signaler et combattre, c'est celui qui rejaillit sur la société. Quand il se présente sous la forme de l'hypocrisie, de la duplicité, du mensonge, nous devons le démasquer, car d'autres personnes pourraient en souffrir; mais il est beau de garder le silence sur ce qui atteint nos seuls intérêts ou notre amourpropre .

La vengeance, sous toutes ses formes, le duel, la guerre, sont des vestiges de la sauvagerie primitive, l'héritage d'un monde barbare et arriéré. Celui qui a entrevu l'enchaînement grandiose des lois supérieures, de ce principe de justice dont les effets se répercutent à travers les temps, celui-là peut-il songer à se venger?

Se venger, c'est faire deux fautes, deux crimes d'un seul; c'est se rendre aussi coupable que l'offenseur lui-même. Quand l'outrage ou l'injustice nous frappent, imposons silence à notre dignité blessée, songeons à ceux que, dans le passé obscur, nous avons nous-mêmes offensés,

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